1. La formation de kiné : trois ans de cours et de stages

La formation de kiné : trois ans de cours et de stages

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À 20 ans, Noémie est étudiante en deuxième année d’école de masso-kinésithérapie à Toulouse. Dynamique, altruiste, sportive et engagée, elle nous fait part de son choix de formation, du contenu de ses études entre cours et stages, de ses projets… Un esprit sain dans un corps sain.

Devenir masseur-kinésithérapeute nécessite 3 années de formation en IFMK (institut de formation en masso-kinésithérapie).
La première année se compose pour moitié de cours pratiques et pour moitié de cours théoriques. "En TD, nous sommes divisés en groupe de 15-20 élèves. Nous étudions dans de grandes salles avec des tables de massage. On y apprend les techniques de kinésithérapie (bilan articulaire, massages, bilan neuromusculaire, etc.) sur sujets sains", explique Noémie.
La théorie se compose de cours de psychologie, de sociologie, d’anatomie ("nous insistons sur le système nerveux, les muscles, les os, les tendons…"), de biomécanique, de physiologie, de techniques kiné… L’emploi du temps hebdomadaire (environ 25 heures) est assez léger. Mais il faut ajouter les stages d’observation : soit 5 fois deux jours où les étudiants sont envoyés à l’hôpital ou dans un cabinet libéral.
noemie etudes kine

Au contact des patients


Aujourd’hui, Noémie est en deuxième année. Sa formation mêle à égalité cours (centrés à présent sur les pathologies) et stages à l’hôpital, en cabinet ou en centre sportif. "On alterne toutes les 6 semaines. En stage, on voit si on a bien appris les techniques de kinésithérapie et on est en contact avec les patients. C’est enrichissant. Je préfère la traumatologie et l’orthopédie aux pathologies neuronales, très lourdes. Pour être kiné, il faut être solide et laisser ses problèmes de côté pour pouvoir être à fond avec ses patients. Notre but : redonner vie à des personnes qui ont de bien plus graves problèmes que nous".
En troisième année, le programme est sensiblement le même avec, en plus, des cours sur la gestion d’un cabinet, la sécurité sociale, etc. Tout ce qu’il faut savoir pour s’installer en libéral.

On accélère le rythme


Ces deux dernières sont plus intensives que le début du cursus. "On a 30 heures de cours par semaine. Ce n’est pas très volumineux, mais il ne s’agit pas d'apprendre par cœur. Il faut bien comprendre pour savoir de quoi on parle en stage". Les étudiants doivent également travailler sur un mémoire (sur un cas clinique, la critique d’une technique ou un sujet de recherche) en parallèle. "Pour ma part, j’ai choisi d’étudier l’effet réel du massage", indique Noémie.