Dossier : Je veux faire un métier pour voyager

Comment devenir interprète ou traducteur ?

Métro-boulot-dodo, très peu pour vous ! Si vous n’avez pas envie de passer quarante ans dans un bureau franco-français, de très nombreux métiers peuvent vous permettre de vous envoler régulièrement hors de nos frontières. Mais attention : pour être missionné à l’autre bout du monde, il faut souvent un haut niveau d’études ou de l’expérience.

Le BTS commerce international reste la première voie d’accès pour travailler dans le secteur. Il se prépare dans plus de 200 établissements. Un tiers des effectifs sont des bacheliers STG (sciences et techniques de gestion), mais ceux issus d’un bac économique et social, voire d’un bac littéraire ont aussi une chance d’y accéder.

 

 La « Rolls » de l’interprète reste l’interprète de conférence placé au service des institutions internationales ou du ministère des Affaires étrangères. De l’autre, le traducteur. Celui-ci retranscrit des documents économiques, scientifiques, juridiques, techniques, etc. dans une autre langue, notamment pour le compte d’entreprises.

2 écoles « phares »


Moins d’une dizaine d’écoles privées ou publiques rattachées à des universités mènent à ces deux métiers. Les deux plus réputées restent l’ESIT (Ecole supérieure d’interprètes et de traducteurs) et l’ISIT (Institut supérieur d’interprétation et de traduction). La première, publique, dépend de l’université Paris 3. Elle recrute sur examen des titulaires d’un bac + 2 minimum (la grande majorité des étudiants ont davantage) en filière traduction ou d’un bac + 3 en filière interprétariat. La seconde, privée, dépend de l’Institut catholique de Paris. Elle possède une section traduction ouverte aux bacheliers (minimum) sur concours ainsi qu’une section interprétariat destinée aux bac + 4.

Et 5 établissements spécialisés


En marge de ces deux écoles, cinq établissements forment des interprètes et des traducteurs.
· L’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales) ou « Langues O » propose un premier cycle en deux ou trois ans après le bac, sanctionné par un diplôme unilingue de langue et civilisation orientales, puis plusieurs filières à bac + 5.
· L’ESTRI (Ecole supérieure de traduction et relations internationales) de l’Université catholique de Lyon (donc privée) délivre un diplôme de traducteur en quatre ans après le bac.
· L’ITI-RI (Institut de traducteurs, d’interprètes et des relations internationales) de l’université Strasbourg 2 permet notamment d’obtenir des masters en traduction ou interprétation.
· L’ESTICE (Ecole supérieure de traducteurs interprètes et de cadres de commerce extérieur) de l’Université catholique de Lille, privée, propose un cursus de quatre ans après le bac.
· Enfin, l’IPLV (Institut de perfectionnement en langues vivantes) de l’Université catholique de l’Ouest à Angers possède un master pro dans le domaine de la traduction, accessible après une licence, et un diplôme d’université en un an dans le domaine de l’interprétation de conférence, ouvert aux bac + 5.


Et pourquoi pas un master à la fac ?


Les étudiants qui souhaitent suivre un cursus purement universitaire (attention toutefois à la pratique) ont encore plus de choix. En effet, dans le domaine de l’interprétariat et de la traduction, on recense une trentaine de masters professionnels spécialisés (par exemple, le master industries de la langue et traduction spécialisée de Paris 7, le master métiers de la traduction de Bordeaux 3 ou d’Aix-Marseille 1). Pour y parvenir, il faudra souvent passer par les filières LEA (spécialité traduction) ou LLCE (langues, littératures et civilisations étrangères).

2 autres métiers qui font voyager


Dans les domaines des langues, lettres et sciences humaines, il n’y a pas que les traducteurs et les interprètes qui voyagent… Ainsi, les journalistes sont également amenés à se déplacer pour couvrir un événement ou une région. Et il existe 1001 voies pour se former aux métiers du journalisme… La plus convoitée reste celles des 12 écoles reconnues par la profession, dont le CFJ (Centre de formation des journalistes), l’ESJ (Ecole supérieure de journalisme) de Lille ou le CUEJ (Centre universitaire d’enseignement du journalisme) à Strasbourg, particulièrement tourné vers l’Europe. Dans la plupart des cas, le recrutement s’effectue sur concours après un bac + 2. Autre exemple de professionnels voyageurs : les chercheurs (archéologue, ethnologue, sociologue… ). Pour comprendre, beaucoup doivent en effet se rendre sur le terrain. Titulaire d’un doctorat (bac + 5 suivi d’une thèse réalisée en trois ans minimum), ils exercent le plus souvent à l’université ou dans des centres publics ou privés.

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