DOSSIER : EGALITÉ DES CHANCES : CES FILIÈRES QUI FONT DES MIRACLES
- « Une école d’ingénieurs, pourquoi pas moi ? »
- « Je pensais que l’IEP, ce n’était pas pour moi »
- « Le bac pro, bien mieux qu’un BEP »
- « Une école d’informatique après mon bac STI »
- « Grâce au tutorat en fac, on comprend ce que les profs attendent »
- « Passer du BEP à la prépa TSI, il faut le faire ! »
- Taux de boursiers dans les grandes écoles de commerce : l’autre palmarès
- Hervé Hamon, écrivain : « On sait mieux hisser les élèves d’origine modeste vers les filières courtes »
- Stéphane Beaud, sociologue : « Ce qui pose problème à l’université, c’est la difficulté à franchir le premier cycle »
Il existe en France des filières où l’ascenseur social fonctionne encore, où il est possible à un jeune d’origine modeste de progresser. Ces formations, inscrites dans le paysage éducatif depuis longtemps, concernent des milliers d’élèves chaque année. Et leur mérite est tout aussi appréciable que les dispositifs d’égalité des chances créés par Sciences po Paris, Henri-IV ou l’ESSEC. Reportage dans ces filières cachées de la diversité.
Hervé Hamon, écrivain : « On sait mieux hisser les élèves d’origine modeste vers les filières courtes »
Hervé Hamon était membre du Haut conseil de l’évaluation de l’école jusqu’en 2005.Pour trouver des filières où l’ascenseur social fonctionne encore, il faut regarder du côté de l’enseignement professionnel, qui a considérablement changé depuis 25 ans. Ces filières ont longtemps été des parkings à chômeurs, comme je l’avais constaté dans mon livre à l’époque (1). Aujourd’hui, elles ont de l’argent et dispensent des formations réellement qualifiantes, qui attirent les élèves modestes… Surtout les garçons, car les filles s’autocensurent encore beaucoup.
Le constat est le même pour les STS [sections de techniciens supérieurs] et les IUT [instituts universitaires de technologie] : on sait mieux hisser qu’autrefois les élèves d’origine modeste vers ces filières courtes, de qualité. Mais elles restent trop peu nombreuses en France, et sont surtout connues trop tard par les élèves."
(1) "Tant qu’il y aura des profs" (Seuil, 1984) et "Tant qu’il y aura des élèves", (Seuil, 2004). Dernier ouvrage paru : "Toute la mer va vers la ville" (Stock, 2009).











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