1. Parcoursup : l’année de césure, mode d’emploi
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Parcoursup : l’année de césure, mode d’emploi

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Faites-vous partie des bacheliers tentés par une coupure avant d'attaquer vos études supérieures ? // © plainpicture/Blend Images/Peathegee Inc
Faites-vous partie des bacheliers tentés par une coupure avant d'attaquer vos études supérieures ? // © plainpicture/Blend Images/Peathegee Inc

Une fois votre bac en poche, l’idée d’enchaîner avec d’autres études vous effraie ? L’année de césure vous permet de faire une pause dans votre parcours, tout en garantissant votre statut d’étudiant. À ne pas confondre avec une année sabbatique ! Le point sur cinq idées reçues pour vous éclairer sur les démarches à suivre.

Si les écoles de commerce et d'ingénieurs ont intégré depuis longtemps la possibilité (parfois l'obligation) de faire une année de césure, les modalités, qui s'appliquent aussi aux formations universitaires, ont été inscrites dans une circulaire de 2015.

À partir de 2018, la demande est simplifiée pour les bacheliers, grâce à la nouvelle plateforme d'admission postbac. Pour cela, il faut en faire la demande via votre dossier, avant la date limite d’ajout des vœux, via l’onglet “Année de césure” dédié.

 // © Ministère de l'Enseignement supérieur
// © Ministère de l'Enseignement supérieur

Bon à savoir : votre demande ne sera prise en compte qu’au moment de l’inscription administrative dans l’établissement. Si vous avez changé d’avis entre-temps, aucun problème : il suffira de l’indiquer à ce moment-là.

“L’année de césure dure un an”

FAUX. La durée d'une césure peut être soit de six mois, soit de un an. La période débute en même temps qu’un semestre universitaire (septembre ou janvier). Attention, tous les établissements n’acceptent pas des départs en janvier, il faut vérifier les modalités auprès de la formation où vous serez inscrit.

“Une demande de césure est toujours acceptée”

FAUX. Lorsque vous recevez une proposition d’admission dans la formation, cela ne signifie pas que votre demande de césure est acceptée. Cette dernière sera accordée ou non par le chef d’établissement après votre inscription administrative, en fonction de la clarté de votre projet et du nombre de places disponibles. Vous pourrez être convoqué à un entretien qui permettra à la formation de juger de la pertinence de votre projet avant de vous donner une réponse.

“Pendant la césure, on n’a pas de lien avec la formation d’origine”

FAUX. Même s'il s'agit d'une suspension de scolarité, l’année de césure est encadrée. Vous devrez signer une convention avec la formation où vous êtes inscrit. Ce document garantira votre statut d’étudiant pendant la césure, et votre droit à réintégration à l’issue de cette période (“droit de retour”). Y figureront aussi les modalités de suivi de votre expérience (un rapport, une soutenance orale, un blog…), afin que celle-ci soit pleinement intégrée à votre parcours de licence.

“La bourse est automatiquement maintenue”

FAUX. Le chef d’établissement peut décider du maintien du droit à la bourse pendant l’année de césure. S'agissant des frais de scolarité, tout dépend de l'établissement. Certains décident de les faire payer, d'autres pas. Renseignez-vous ! Si vous avez besoin d'une convention de stage, il vous sera utile d'avoir le statut d'étudiant. Tout dépend donc de votre projet.

“On ne peut faire qu’une année de césure”

FAUX. Vous avez le droit à une année de césure par cycle, au maximum (une postbac ou en cours de cycle licence, et une autre en cours de master).

Une fois ces éléments en tête, reste la principale question : que faire durant les six ou douze mois accordés ? Stage, études à l'étranger, service civique ou création de start-up… à vous de décider !