Dossier : Etudier en Bretagne

La Bretagne… une contrée qui sent bon les vacances… Pourtant, cette région agricole par excellence tient également le haut du pavé dans l’agroalimentaire, la construction navale et l'automobile, autour des deux pôles universitaires que sont Brest et Rennes.

Des formations tournées vers la mer, des cursus ouverts à l’international, des grandes écoles de commerce, d’ingénieurs ou artistiques… Cette région ne manque pas d’atouts. De quoi répondre à l’appel de l’Ouest.

Les filières au top en Bretagne

Etudier en Bretagne

L’ENS Cachan Bretagne : l’antenne de l’excellence
Ouverte depuis plus de 15 ans, l’antenne de Bretagne de l’ENS Cachan (École normale supérieure), située sur le campus de Ker Lann, à Bruz au sud de Rennes, offre une vraie diversité de formations à travers cinq départements : sciences du sport et éducation physique ; mathématiques ; informatique et télécommunications ; mécatronique ; économie, gestion et droit.

Accessible sur concours après une classe préparatoire, cette ENS propose aussi un concours d’entrée au niveau M1. Les normaliens suivent une formation de quatre ans au total, qui les destine aux métiers de la recherche et de l’enseignement supérieur. Les cours sont également ouverts à des élèves non normaliens, recrutés sur dossier, et recevant le même diplôme que leurs camarades fonctionnaires stagiaires qui sont, eux, rémunérés.

L’Institut universitaire européen de la mer : le rendez-vous des passionnés
Rattaché à l’université de Bretagne occidentale, à Brest, l’IUEM (Institut universitaire européen de la mer) est l’une des seules structures universitaires de France à proposer des formations autour des problématiques de la mer et des littoraux.

Son atout : une démarche pluridisciplinaire et transversale, notamment au sein de son master sciences de la mer et du littoral, qui, grâce à six mentions spécialisées, prépare les futurs professionnels à la nécessaire interaction entre sciences de la nature (écologues, géochimistes, biologistes et géologues) et sciences de la société (géographes, juristes, économistes). Nombreuses et variées, les perspectives professionnelles touchent ainsi à la fois le tourisme littoral et l’aménagement du territoire.

La licence de breton, pour faire le plein de culture celtique
La licence de breton et celtique de l’université Rennes 2 vise à consolider la pratique écrite et orale de ces langues et à acquérir une solide connaissance de ces cultures. Et, contrairement aux idées reçues, l’insertion professionnelle est au rendez-vous dans le tourisme, la recherche, la documentation ou le journalisme régional, entre autres.

Mais, avec plus de 1.200 élèves scolarisés chaque année dans des écoles bilingues bretonnes, de la maternelle au lycée, l’enseignement, après la poursuite d’un master, reste le principal débouché.

L’école du TNB, pour faire de la comédie un métier
À Rennes, l’École supérieure d'art dramatique du théâtre national de Bretagne prépare en trois ans au diplôme national supérieur professionnel de comédien. La sélection à l’entrée est rude : 15 élèves sont admis, sur un millier de dossiers.

À la fin de la formation, l’école reste en contact pendant six ans avec ses étudiants en les aidant à trouver des rôles. L’élève est donc pris "pour neuf ans", souligne le metteur en scène Stanislas Nordey, responsable pédagogique de l’école : "Ce suivi permet un vrai relais avec le monde du travail, relais qui manque souvent aux jeunes comédiens aujourd’hui."

Télécom Bretagne : une forte dimension internationale
Près de 31% des diplômés de Télécom Bretagne sont étrangers, ce qui place cette école parmi les écoles d'ingénieurs les plus internationales.

Les 70 partenariats académiques du groupe permettent de nombreux échanges d’étudiants partout dans le monde. Ainsi, chaque année, 150 élèves partent à l’étranger, la plupart du temps pour un semestre d’études, mais aussi pour des doubles diplômes et des stages en entreprise.

Une prépa TB au lycée agricole Théodore-Monod
Depuis la rentrée 2009, le lycée agricole Théodore-Monod a ouvert au Rheu, près de Rennes, une classe préparatoire TB (technologie-biologie) destinée aux écoles d’ingénieurs agronomes et aux écoles nationales vétérinaires.

Jusqu’à présent, il n’existait que quatre classes de ce type au niveau national. Cette prépa accueille des élèves titulaires d’un bac STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) ou STL (sciences et technologies de laboratoire) spécialité biochimie-génie biologique.

Les écoles de Coëtquidan : des officiers au top
Le campus de Saint-Cyr Coëtquidan regroupe l’ESM (école spéciale militaire) de Saint-Cyr, l’EMIA (École militaire interarmes) et l’EAM (École d'administration militaire), née de la fusion en août 2010 de l’École militaire du corps technique et administratif et de l’École militaire supérieure d’administration et de management de Montpellier.

Ces écoles forment la majeure partie des officiers d’active de l’armée de terre, ainsi que de nombreux officiers étrangers. Si ces carrières vous attirent, ces formations dispensées par un corps professoral de haut niveau répondront à vos attentes.

L’École européenne supérieure d’art de Bretagne : quatre écoles d’art en une
Les écoles d’art de Brest, Lorient, Quimper et Rennes se sont regroupées au sein d’un grand pôle breton, pour gagner en force et en visibilité. L’École européenne supérieure d’art de Bretagne, qui rassemble mille étudiants, propose ainsi désormais l’ensemble des spécialités.

Avec le dépôt d’un seul dossier, les candidats peuvent s’inscrire à l’examen d’entrée de toutes les écoles. Il leur suffit de cocher les sites auprès desquels ils souhaitent postuler (deux minimum). L’examen est ouvert aux bacheliers et aux élèves de terminale. Pour les candidats non bacheliers, des dérogations sont envisageables sur la base de leur expérience personnelle.

À partir de 2012, le DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique), qui était délivré jusqu’à présent par les écoles d’art de Bretagne, bénéficiera du grade de master.

L’IUT de Lannion pour sa formation reconnue en journalisme
Parmi les 13 formations en journalisme reconnues par la profession, seules deux recrutent dès le bac, dont l’IUT (institut universitaire de technologie) de Lannion, qui délivre un DUT (diplôme universitaire de technologie) en deux ans. Les autres formations décernent un diplôme à bac + 5 et recrutent pour la plupart à partir de bac + 3.

Attention, la sélection de l’IUT de Lannion est drastique, avec seulement 2 % d’admis au concours d’entrée en 2010-2011. Parmi les rares élus, une majorité de bacheliers, issus, dans l’ordre, des filières ES, L et S. Ces étudiants ont la possibilité de poursuivre leurs études, au sein de l’IUT, en postulant à la licence professionnelle en journalisme

L’ESC Rennes School of Business pour son cap sur l’international
En plus d’être reconnue pour la qualité de sa formation, la grande école de commerce ESC Rennes bénéficie d’une véritable « double nationalité » franco-britannique.

La majorité des enseignants sont étrangers, les étudiants partent tous en séjour d’études d’au moins six mois hors de l’Hexagone et suivent l’ensemble des cours de troisième année en anglais, ce qui leur permet d’être bilingues à la sortie de l’école. L’étude d’une deuxième langue est obligatoire et celle d’une troisième langue possible. Difficile de faire mieux au plan de l’internationalisation.



Mercredi 23 Avril 2008

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