DOSSIER : ETUDIER EN RHÔNE-ALPES

Première région économique française après l’Ile-de-France, la région Rhône-Alpes arrive en deuxième position pour le nombre d'étudiants, avec 230 800. Elle accueille 9 universités et de nombreuses grandes écoles et instituts. Ajoutez à cela la diversité et l’excellence des formations proposées : pour les étudiants son attractivité est certaine.

Les filières au top en Rhône-Alpes

L’ENSATT, l'école des métiers du théâtre de Lyon
Unique en son genre, l’ENSATT (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre) de Lyon forme à tous les métiers du théâtre : art dramatique, direction, écriture, mise en scène, lumière, son, costumes, décor… Plus connu sous le nom de "Rue Blanche" – surnom dévolu du temps où il était situé à Paris – l’établissement accueille sur concours environ 150 étudiants.

"Cette présence, sous un même toit, de l’ensemble des métiers de la scène permet la mise en œuvre de laboratoires dramatiques, de travaux fictifs et d’ateliers-spectacles confiés à des metteurs en scène professionnels qui viennent diriger une équipe de création", affirme Thierry Pariente, son directeur.


L’IEP de Grenoble, ses 18 spécialités, ses doubles diplômes
L’IEP (institut d’études politiques) de Grenoble – 1.800 étudiants – ne figure pas dans la liste des six instituts qui recrutent via un concours commun en 1ère année. L’établissement possède ses propres épreuves écrites (langue étrangère + histoire et actualité). Après 3 ans d’études pluridisciplinaires, les élèves ont le choix entre 18 spécialités, des carrières publiques à la direction de projets culturels. Depuis la rentrée 2010, l’IEP propose un double diplôme en journalisme économique avec l’ESC (École supérieure de commerce) Grenoble.

Et si vous voulez plutôt conjuguer scien­ces sociales et sciences, sachez que l’institut s’est allié avec le groupe d’écoles d’ingénieurs Grenoble INP pour offrir un master hybride sciences, techniques et démocratie.


Des chevaux professeurs à l’EM Grenoble
Depuis la rentrée 2010, le Master of Science in Management Consulting de GGSB (Grenoble Graduate School of Business) compte des chevaux parmi ses enseignants !

Tout cela est très sérieux : lors d’une journée d’intégration, une quinzaine d’étudiants sont invités à observer les techniques de communication équines afin d’en tirer profit pour leur futur métier de consultant. Rendez-vous sur YouTube pour en avoir le cœur net.


Écully : un double diplôme en hôtellerie-restauration
L’Institut Paul-Bocuse et l’IAE (institut d’administration des entreprises) de l’université Lyon 3 sont partenaires depuis plus de 10 ans. Très appréciés, le Bachelor’s Degree de l’Institut Paul-Bocuse et la licence professionnelle délivrée par l’IAE-université Lyon 3 constituent un double diplôme en trois ans (niveau II) accessible aux bacheliers. Coût de la 1ère année : 12.350 €.


Isère : devenez ingénieur en micro et nanotechnologies
L’Isère est le département où sont déposés le plus de brevets en électronique, électricité et instrumentation. Si vous êtes vous-même adepte de physique, d’électronique, de micro et de nanotechnologies, optez pour le master européen Nanotech de Grenoble INP.

La formation associe trois établissements européens de formation d’ingénieurs : l’Institut national polytechnique de Grenoble (France), l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) et le Politecnico di Torino (Italie). Ce master nécessite des connaissances en physique, chimie, biologie et sciences fondamentales.


EM Lyon et Centrale Lyon : une alliance d’exception
Voisines depuis plus de 30 ans, l’École de management de Lyon et Centrale Lyon ont décidé de nouer un partenariat qui va bien plus loin qu’un traditionnel double diplôme entre écoles de commerce et écoles d’ingénieurs. Baptisée Yin Yang, cette alliance prévoit des échanges de professeurs et d’étudiants et la constitution de groupes mixtes d’étudiants autour de projets d’entreprise.

Autre chantier : l’ouverture à la rentrée 2012 de l’école Idea, une formation d’un nouveau genre axée sur le management et les nouvelles technologies, avec des enseignements en art, ­design et sciences sociales.


Grenoble : un plan B après une PAES ratée
Dès 2006-2007, la faculté de médecine de Grenoble avait innové en proposant des cours multimédia, interactifs, téléchargeables et podcastables aux élèves de 1ère année. En 2009, l’université Joseph-Fourier avait anticipé la mise en place de la PAES (première année des études de santé), entrée officiellement en vigueur à la rentrée 2010. Cette année, elle prend les devants pour les réorientations.

Un nouveau parcours biotechnologies-santé vient ainsi d’être créé au sein de la mention de licence biologie. La L2 est accessible de plein droit pour les étudiants de PAES qui ont obtenu une note supérieure ou égale à 10/20 au concours. Objectif : former les élèves "à l’interdisciplinarité indispensable à la compréhension, l’utilisation et, surtout, la création d’outils et de techniques innovantes dans le domaine de la santé".


À Oyonnax, le plastique, c’est fantastique
L’INSA (Institut national des sciences appliquées) de Lyon a repris en 2004 l’École supérieure de la plasturgie d’Oyonnax. L’établissement propose depuis une filière en trois ans génie mécanique procédés plasturgie, en formation initiale ou sous statut d’apprenti après bac + 2.

L’objectif est de former des ingénieurs généralistes concepteurs dans ce domaine. La 1ère année se déroule à Lyon et les deux dernières à côté d’Oyonnax, au cœur de la ­Plastics Vallée.


Chambéry : des masters "spécial montagne"
Qui dit Alpes dit formations liées à la montagne. L’université de Savoie propose justement des masters très ciblés. En sciences humaines et sociales, citons la mention culture et sociétés – histoire et sociétés montagnardes. Un master recherche accessible après une licence histoire, lettres ou sciences humaines.

En sciences appliquées à la montagne, il existe trois masters tournés vers l’ingénierie, l’environnement, l’aménagement du territoire. Il s’agit des masters développement durable et territoires, équipement, protection et gestion des milieux de montagne et géosciences appliquées à l’ingénierie de l’aménagement.


Saint-Étienne : un guide de compétences pour les licences
À Saint-Étienne, l’université Jean-Monnet a mis en place un arsenal de mesures pour faire réussir ses étudiants de licence. Parmi elles, un guide de compétences destiné à améliorer la lisibilité des diplômes pour les étudiants et les employeurs et à valoriser les filières généralistes de l’université.

Mis au point par la plate-forme d’insertion professionnelle de l’université, en collaboration avec le MEDEF, l’APEC (Association pour l’emploi des cadres) et les responsables de formation, ce document a tellement plu à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, qu’elle a décidé de s’en inspirer pour mettre au point une nouvelle licence qui conjugue niveau académique et insertion professionnelle.


La bourse de mobilité Explo'ra sup
La Région Rhône-Alpes propose des aides financières qui permettent aux jeunes d’acquérir une expérience à l’étranger dans le cadre de leur cursus universitaire dont la bourse Explo’ra sup, d’un montant de 95 € par semaine. Cette bourse s’adresse aux étudiants et apprentis du supérieur inscrits en Rhône-Alpes.

L’étudiant doit, au moment où il effectue sa mobilité, avoir validé un cursus universitaire durant une année complète dans un établissement d’enseignement supérieur rhônalpin. La candidature est à déposer auprès du service des relations internationales de votre établissement ou à l’administration générale de ce dernier.


L'ITECH Lyon mise sur le cuir
L’ITECH Lyon prépare au diplôme d’ingénieur cuir. Une formation « unique au monde » où la pratique, l’observation, le toucher, le sens de l’esthétique sont requis. D’une durée de trois ans, la formation compte une année de tronc commun puis deux ans de spécialité dans la majeure cuir pour le statut étudiant. Des stages obligatoires complètent la formation. Un cursus également accessible par la voie de l'apprentissage.

Une fois diplômés, ces ingénieurs peuvent travailler dans les grandes firmes de produits chimiques, dans les tanneries et mégisseries, chez les utilisateurs comme les maroquiniers ou les fabricants de chaussures.


ENS Lyon : la voie de l'excellence
Depuis le 1er janvier 2010, les deux ENS (Écoles normales supérieures) lyonnaises ne font plus qu’une. Une fusion qui permet de faire émerger des programmes pluridisciplinaires, alliant sciences humaines et sociales et sciences exactes. L’étudiant est incité à inclure dans sa formation disciplinaire des modules d’enseignement d’autres départements. Il se construit ainsi un parcours unique.

Formation d’excellence de la licence au doctorat, l’ENS est accessible sur concours, après deux années de classes préparatoires ou sur dossier pour certains masters. Des cursus hautement sélectifs pour des carrières essentiellement tournées vers l’enseignement et la recherche.


Sciences po Lyon :
l'international comme atout
L'IEP (institut d’études politiques) de Lyon mise sur l’international : des réseaux inter-universitaires d’échanges d’étudiants et d’enseignants-chercheurs se sont développés au fil du temps. 160 universités étrangères sont aujourd’hui liées à l’établissement par convention. Un atout dont les étudiants peuvent profiter dans le cadre de leur séjour obligatoire à l’étranger.

Sciences po Lyon accueille également près de 180 étudiants étrangers chaque année. Une ouverture qui permet aux étudiants français, tout en restant à Lyon, de découvrir d’autres cultures et de perfectionner leur langue étrangère, et de connaître différents parcours universitaires que le leur.


Médecin-ingénieur :
double compétence à l'honneur aux Mines de Saint-Étienne
Médecin ou ingénieur ? L’École des mines de Saint-Étienne propose un double diplôme médecin-ingénieur avec la faculté de médecine de Saint-Étienne, sur le modèle de son double diplôme pharmacien-ingénieur lancé il y a une quinzaine d’années. Une filière exigeante réservée à des étudiants motivés. Seuls trois ou quatre étudiants sont acceptés chaque année sur une douzaine de candidatures.

Ces étudiants en sont à leur quatrième année de médecine et entrent directement en deuxième année à l’École des mines. Deux ans plus tard, une fois leur formation d’ingénieur terminée, les étudiants retournent finir leurs études de médecine à l’université. Des profils recherchés dans l’industrie qui incitent l’école à étendre le partenariat à toutes les facultés de médecine de France à la rentrée 2012.


Fonction publique : préparer
le concours à l'université de Saint-Étienne
L’université Jean-Monnet de Saint-Étienne propose une licence d’administration publique qui permet de tenter les concours administratifs. Une préparation souvent proposée par les instituts d’études politiques ou des prépas privées. Les élèves sont encadrés et orientés par des professeurs durant les cours magistraux et les conférences de méthodes. L’approfondissement des connaissances juridiques, la culture générale et la préparation des épreuves spécifiques sont au programme.

La majorité des étudiants ayant suivi cette formation se présentent aux divers concours administratifs. En cas d’échec, ils peuvent s’inscrire en master de droit, mention droit public... et n’auront ainsi pas perdu leur temps.


Institut de science financière et d'assurance : un avenir d'actuaire
Plus ancien organisme français habilité à délivrer un diplôme d’actuaire, l’ISFA (institut de science financière et d’assurances) de Lyon, rattaché à l’université Claude-Bernard, propose une formation en trois ans après les classes préparatoires scientifiques pour obtenir un master. Le cursus comprend des mathématiques, des statistiques et de l’informatique à haute dose associées à du droit et de l’économie.

À la clé : un poste d’actuaire, dont la mission est d’évaluer l’impact financier du risque à l’aide d’outils mathématiques et statistiques, dans une compagnie d’assurances ou une banque. Un métier très recherché depuis la crise économique.


Lyon, la capitale étudiante du Sud
Dans la cinquième édition de notre palmarès des villes étudiantes, Lyon est classée n°1 pour les études parmi les métropoles. À 19 ans, Nathan, étudiant en L2 de droit à l’université Lyon 3 a toujours vécu à Lyon et il y étudie aujourd’hui "alors qu’il aurait pu aller ailleurs".

Mais il aime cette ville. "La métropole compte trois universités complémentaires et de nombreuses écoles publiques et privées, dont l’une des trois ENS [Écoles normales supérieures] de France. Elle rivalise avec Paris, même si on est en dessous en nombre d’étudiants, indique-t-il. C’est une ville verte, ouverte sur sa région, qui se forge une réputation à l’international. Seul problème : le logement social étudiant, insuffisant, avec ses 6.000 places pour 40.000 demandes."


Grenoble, ville de têtes : 7,3 % des étudiants en troisième cycle
Dans l’unité urbaine de Grenoble, la part d’étudiants de troisième cycle dans les universités s’élève à 7,3 %, selon l’Atlas régional du ministère de l’Éducation nationale (édition 2011). Énorme ! Par comparaison, celle de l’Île-de-France s’établit à 6,5 %.

Grenoble est notamment réputée pour être un important pôle de recherche scientifique. Et ce sera encore mieux demain. La Presqu’île scientifique, quartier situé au nord-ouest de la ville, fait l’objet depuis 2011 d’un nouveau programme de développement urbain.


Paramédical : deux BTS rares à Valence
En France, les BTS (brevets de technicien supérieur) podo-orthésiste et prothésiste-orthésiste se comptent sur les doigts de la main. Si vous êtes intéressé par le métier d’agent technique prothésiste et orthésiste, le spécialiste de l’appareillage orthopédique, vous n’avez pas beaucoup d’autres choix que de venir à Valence (26).

Les formations se déroulent en trois ans dans un lycée privé : l’Institut supérieur technologique Montplaisir. Vous apprendrez à concevoir, réaliser et adapter des appareils pour des patients handicapés.


Apprenez à faire votre beurre à l’ENILV
Fromage, beurre, jambon, saucisson… À l’ENILV (École nationale des industries du lait et des viandes), ou « École des métiers du vivant », les étudiants peuvent se former après le bac à l’analyse, au contrôle, à la fabrication et à la gestion de la fabrication de produits alimentaires, laitiers, carnés, etc. Grâce à deux BTSA (brevets de technicien supérieur agricole).

Le troisième BTSA, Anabiotec, est davantage tourné vers les métiers de laboratoire. L’ENILV, publique, est située en Haute-Savoie. Elle propose également des cursus post-troisième (CAP, bac pro, bac) et postbac + 2 (licences pro), en formation initiale ou en apprentissage.


Sportif de haut niveau et étudiant
On peut être sportif de haut niveau et étudiant. Le groupe ESC Chambéry-Savoie possède un centre d’études spécialisé pour ce type de profil. Quelque 250 élèves y sont inscrits pour suivre l’une des formations sport ou ski-études : BTS management des unités commerciales, DUT techniques de commercialisation, licence pro commercialisation de produits et services sportifs, bachelor EGC, master en ingénierie des entreprises du sport et des loisirs.

Un BEES (brevet d’État d’éducateur sportif) premier degré ski alpin complète l’offre de formation commerce. Grand avantage : les étudiants bénéficient d’horaires aménagés pour s’entraîner tout en préparant leur diplôme. Réservé aux sportifs de niveau régional, national ou international ou aux professionnels du sport.


Grenoble : les transports, c’est son fort !
Grenoble est classée n° 1 sur le thème des transports dans l’édition 2011-2012 du palmarès des villes étudiantes de l’Etudiant. La ville propose en effet une « tarification solidaire » en fonction des revenus de ses habitants et continue de développer son tramway.

Au programme : le prolongement de la ligne B, qui reliera deux campus à partir de fin 2013, et une cinquième ligne, la E, prévue pour 2014.


Et si vous vous spécialisiez dans l’animation 3D ?
Annecy accueille chaque année le Festival international du film d’animation. Rien d’étonnant à ce que la ville abrite également l’antenne régionale des Gobelins, l’école de l’image, installée à Paris. À la rentrée 2010, l'établissement annecien a ouvert une formation « animateur 3D ».

Il s’agit en réalité d’une spécialisation. D’une durée de neuf mois, celle-ci est ouverte à des jeunes diplômés (au moins bac + 2) et des professionnels de la 3D. Au programme : l’acting (le jeu d’acteur), le mouvement, les techniques de 3D, l’animation de personnages humains, animaux, toons…




Pages réalisées par Virginie Bertereau, Daisy Le Corre et Sylvie Lecherbonnier

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