DOSSIER : LE PALMARÈS 2011-2012 DES VILLES OÙ IL FAIT BON ÉTUDIER
- Le classement général des villes où il fait bon étudier
- Palmarès des villes étudiantes : 10 raisons de bouger pour ses études
- N° 2 des grandes villes étudiantes : Rennes, la turbulente
- Côté culture : Paris, 1e des métropoles, au carrefour des cultures
- Côté logement, Poitiers, 1e des villes moyennes : coup de cœur assuré
- Côté sorties, Lille, 1e des métropoles : la chaleureuse ville du Nord
- Côté études, Lyon, 1e des métropoles : la capitale étudiante du Sud
- Côté rayonnement international, Montpellier, 1e des grandes villes : on vient de loin pour Montpellier
- Côté environnement : La Rochelle, 1e au classement général
Où devriez-vous habiter pour faire vos études ? Pour découvrir quel endroit répondra le mieux à vos besoins (formation, logement, emploi, sorties…), voici, pour la 5e année consécutive, notre palmarès des villes étudiantes. En 2011, deux villes de départements d'outre-mer font leur entrée.
N° 2 des grandes villes étudiantes : Rennes, la turbulente
Rennes, capitale de la Bretagne. Et fière de l’être. Ici, des irréductibles Gaulois protègent une culture bien particulière. Une culture celtique (tout est traduit en breton), maritime (comptez trois quarts d’heure de route pour voir la mer), mythique (la forêt de Brocéliande n’est pas loin non plus) et festive. Ici, un habitant sur quatre est étudiant. Cette jeune population, non ghettoïsée, est dispersée entre les campus du centre-ville, de Villejean, de Beaulieu, de la Harpe, de l’Agrocampus et de Ker Lann.

À partir du mercredi soir, elle anime les rues avec ses regroupements spontanés, ses concerts, ses festivals – Quartiers d’été, Transmusicales, Tam-Tam (1)… Elle profite aussi de multiples bons plans : une soirée opéra à 4 €, un aller-retour à Saint-Malo en train pour 5 €, une galette-saucisse à 1 €. "Le samedi, les maraîchers du marché de la place des Lices donnent volontiers leurs invendus aux étudiants. À Rennes, on s’entraide", déclare Thibault Rabiller, chargé de communication du CRIJ (centre régional information jeunesse) Bretagne. Depuis septembre 2011, le centre organise un mardi par mois "le Grand Bazar" : un troc d’objets divers. Finalement, seul le logement peut revenir cher (comptez 450 € pour un studio de 30 m²).
Revers de la médaille : l’appropriation de la ville par les étudiants a posé, dans le passé, de sérieux problèmes de cohabitation avec le reste de la population, lassée d’entendre du tam-tam sur les poubelles en pleine nuit. "Depuis deux-trois ans, cela va mieux. On a enfoui les poubelles, les grosses fêtes se délocalisent vers les parcs périphériques, on a mis en place les soirées Dazibao, dans le cadre du dispositif Nuit des 4 jeudis", explique Gwen Hamdi, le directeur adjoint du CRIJ. Inspirées d’un modèle espagnol, ces soirées gratuites sont organisées par les étudiants eux-mêmes.
Chaque jeudi soir, à tour de rôle, des lieux de la ville (piscines, théâtres, salles) sont investis pour des activités diverses : concerts, sports, jeux… Une alternative à la fête dans la rue. Pour rentrer, pas de soucis. Des bus de nuit prennent le relais du métro (une ligne) qui s’arrête à 0 h 45. Les plus sportifs peuvent louer un VéloStar, en libre service. "Aujourd’hui, la ville a conscience que la vie étudiante est nécessaire à son développement, assure Gwen Hamdi. Elle a accepté cela."
(1) Le festival Tam-Tam est le "festival de bienvenue" des nouveaux Rennais. Il se tient du 29 septembre au 1er octobre 2011 sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. Au programme : infos, animations, cadeaux...

À partir du mercredi soir, elle anime les rues avec ses regroupements spontanés, ses concerts, ses festivals – Quartiers d’été, Transmusicales, Tam-Tam (1)… Elle profite aussi de multiples bons plans : une soirée opéra à 4 €, un aller-retour à Saint-Malo en train pour 5 €, une galette-saucisse à 1 €. "Le samedi, les maraîchers du marché de la place des Lices donnent volontiers leurs invendus aux étudiants. À Rennes, on s’entraide", déclare Thibault Rabiller, chargé de communication du CRIJ (centre régional information jeunesse) Bretagne. Depuis septembre 2011, le centre organise un mardi par mois "le Grand Bazar" : un troc d’objets divers. Finalement, seul le logement peut revenir cher (comptez 450 € pour un studio de 30 m²).
Revers de la médaille : l’appropriation de la ville par les étudiants a posé, dans le passé, de sérieux problèmes de cohabitation avec le reste de la population, lassée d’entendre du tam-tam sur les poubelles en pleine nuit. "Depuis deux-trois ans, cela va mieux. On a enfoui les poubelles, les grosses fêtes se délocalisent vers les parcs périphériques, on a mis en place les soirées Dazibao, dans le cadre du dispositif Nuit des 4 jeudis", explique Gwen Hamdi, le directeur adjoint du CRIJ. Inspirées d’un modèle espagnol, ces soirées gratuites sont organisées par les étudiants eux-mêmes. Chaque jeudi soir, à tour de rôle, des lieux de la ville (piscines, théâtres, salles) sont investis pour des activités diverses : concerts, sports, jeux… Une alternative à la fête dans la rue. Pour rentrer, pas de soucis. Des bus de nuit prennent le relais du métro (une ligne) qui s’arrête à 0 h 45. Les plus sportifs peuvent louer un VéloStar, en libre service. "Aujourd’hui, la ville a conscience que la vie étudiante est nécessaire à son développement, assure Gwen Hamdi. Elle a accepté cela."
(1) Le festival Tam-Tam est le "festival de bienvenue" des nouveaux Rennais. Il se tient du 29 septembre au 1er octobre 2011 sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. Au programme : infos, animations, cadeaux...
Texte et photo : Virginie Bertereau












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