DOSSIER : LE PALMARÈS 2011-2012 DES VILLES OÙ IL FAIT BON ÉTUDIER

Où devriez-vous habiter pour faire vos études ? Pour découvrir quel endroit répondra le mieux à vos besoins (formation, logement, emploi, sorties…), voici, pour la 5e année consécutive, notre palmarès des villes étudiantes. En 2011, deux villes de départements d'outre-mer font leur entrée.

Palmarès des villes étudiantes : 10 raisons de bouger pour ses études

Pour leur formation, pour une vie moins chère, par amour, ils ont migré de Paris à Rennes, de Nice à Lille ou de Grenoble à Montpellier. Au travers des témoignages de "déracinés", tour d’horizon des 10 bonnes raisons de changer de ville quand on étudie.

Pourquoi les étudiants viennent-ils étudier dans une ville qui n’est pas celle dont ils sont originaires ? Est-ce pour l’offre de formation, l’environnement, l’ambiance, les perspectives d’emploi ? Un peu de tout cela, surtout dans les villes classées aux premiers rangs de notre palmarès, comme Toulouse (31), qui reprend la tête dans notre nouvelle édition, talonnée par Grenoble (38), sa grande "rivale", et Aix-Marseille (13), qui continue de progresser pour se placer en troisième position.

Mais toutes les villes du classement affichent certains atouts qui attirent les étudiants. Inventaire des principaux motifs qui poussent ces derniers à bouger.

Pour un domaine, un sujet d’études précis
Une spécialisation peut parfois amener des étudiants à réaliser un grand écart géographique. C’est le cas d’Emmanuelle, étudiante en première année à Skema Business School. "Je suis originaire de Marseille. À la rentrée 2010, j’ai déménagé à Sofia-Antipolis (06) quand j’ai intégré mon école de commerce. À la rentrée 2011, je vais de nouveau déménager, mais cette fois-ci à Lille (59), pour effectuer une spécialisation en droit des affaires. Je n’ai pas le choix mais cela en vaut la peine, raconte l’étudiante. Je vais découvrir une ville complètement différente, le “Grand Nord”."

Pour cause de réussite aux concours
Le cas classique. Chaque année, environ 40.000 étudiants sortent diplômés des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs, pour ne citer qu’elles. Une grande école qu’ils ont souvent choisie hors de leur région. "Après avoir passé les concours des écoles d’ingénieurs, j’ai été admis aux Mines de Saint-Étienne (42). J’ai préféré cette école à une autre, moins prestigieuse, en région parisienne", témoigne Bruno, ingénieur diplômé.
Pour réussir le concours de la première année de médecine, les étudiants mettent aussi en place des stratégies géographiques. "Je suis lycéenne à Toulouse. J’hésite à aller étudier à Amiens (80) ou Limoges (87), sachant que ces facultés affichent un numerus clausus plus important", avoue Kamélia, en terminale S.

Par amour
L’amour donne parfois des ailes dit le proverbe. Bien utile pour voyager ! Emmanuelle, étudiante à Skema, raconte l’histoire de Lili, une de ses connaissances, qui a pris la route en sens inverse par rapport à elle. "Lili habitait Lille. Elle est venue en vacances à Marseille juste après le bac. Elle est tombée amoureuse de l’un de mes amis. Elle a alors décidé de tout lâcher pour s’inscrire à la fac d’Aix." Un pari risqué sur l’avenir… Dans le cas présent, pas de tragédie shakespearienne. "Ils sont toujours ensemble. Cela fait trois ans."

Pour l’environnement
Profiter du bouillonnement de la ville, c’est bien. Pouvoir en sortir en peu de temps pour se mettre au vert, c’est encore mieux. Beaucoup d’étudiants choisissent Grenoble, par exemple, pour sa situation proche de la Suisse, de l’Italie et surtout de la montagne. Ils peuvent facilement aller skier à Saint-Pierre-de-Chartreuse (38) ou Chamrousse (38), ou faire de la planche à voile au lac du Monteynard.
De son côté, Chems, étudiant tunisien, a choisi Nice (06). "Je ne suis qu’à une heure de vol de Tunis. Le climat est identique. Je suis au bord de la mer et je retrouve l’authenticité de la Tunisie dans les paysages montagneux de l’arrière-pays."

Pour prendre son indépendance
Envie de liberté ? Partir étudier dans une autre ville est une bonne manière de couper le cordon. C’est l’une des raisons qui a poussé Mary, étudiante en M1 (première année de master) enseignement, à quitter la banlieue parisienne pour Rennes (35). "Je voulais prendre mon envol vis-à-vis de mes parents, sans toutefois mettre trop d'éloignement entre eux et moi", confie-t-elle. L’étudiante n’a pas choisi sa destination au hasard…

Pour retrouver ses racines, ses origines
Mary a en effet migré dans une région où elle avait des attaches. "Je voulais partir en Bretagne pour me rapprocher de ma famille paternelle de Lorient (56) et du Conquet (29). D’autre part, ma grand-mère maternelle habite Pornic (44). Rennes est sur la route", indique-t-elle.

Pour l’ambiance !
Montpellier (34), Rennes, La Rochelle (17) : le tiercé gagnant du palmarès des villes 2011 en "sorties". Si les étudiants se déplacent avant tout pour les formations, bon nombre d’entre eux décident d’allier l’utile à l’agréable en optant pour une ville "qui bouge". "À Montpellier, on peut tomber sur des spectacles de rue spontanés, entrer dans un théâtre, manger dans des petits restos, passer d’un bar à tapas à un bar à vins…", assure Julie, diplômée de l’ESC (École supérieure de commerce) Montpellier originaire de Grenoble.

Pour une vie moins chère
Certaines villes sont très agréables à vivre mais obligent à avoir un train de vie difficilement compatible avec un budget étudiant. Ainsi, Fabien, en doctorat de sociologie, a quitté la région parisienne pour étudier à Caen (14), "la vie étant moins chère en province". La cité normande affiche la meilleure proportion de logements du CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) pour sa population étudiante (près de 16 %).
D’autres décident de partir pour avoir droit à une bourse plus élevée. L’éloignement du domicile familial fait en effet partie des trois critères sociaux pris en compte dans le calcul. S’éloigner de plus de 250 km "rapporte" 2 points, contre 1 point pour une distance comprise entre 30 et 249 km (et 0 point à moins de 30 km).

Pour l’offre culturelle
Les expos, les monuments, les cinémas, les festivals… certains étudiants ne pourraient pas s’en passer. Sur ce thème, Paris arrive en tête. Mais la capitale n’a pas le monopole de l’offre culturelle. "À Rennes, il existe plein d’associations, plein de choses à faire. C’est une ville tremplin. Elle permet de s’investir et de s’accomplir dans de nombreuses activités bénévoles", raconte Priscille, étudiante en lettres. Lycéenne à Lorient, puis étudiante en école de théâtre à Paris, elle est venue trouver à Rennes "des horizons culturels plus grands".

Pour trouver ensuite du travail
Enfin, certains étudiants, prévoyants, partent étudier dans une ville avec leur insertion professionnelle en ligne de mire. "Je suis originaire de Niort (79), mais j’ai effectué ma prépa à Nantes (44). Au moment de choisir mon école, j’ai préféré changer de ville par curiosité et pour étendre mon réseau. C’est important, surtout dans le milieu ingénieur. Rester à Nantes, cela serait revenu à m’enfermer", raconte Aurel, étudiant en 3e année à Polytech’Lille.

Le classement des villes étudiantes par thème
Découvrez aussi nos palmarès dans chacun des 12 thèmes retenus pour établir notre palmarès, avec à chaque fois le classement général et les 3 classements par taille de villes.

Le palmarès des villes étudiantes : côté culture
Le palmarès des villes étudiantes : côté logement
Le palmarès des villes étudiantes : côté sorties
Le palmarès des villes étudiantes : côté rayonnement international
Le palmarès des villes étudiantes : côté environnement
Le palmarès des villes étudiantes : côté offre de formation
Le palmarès des villes étudiantes : côté sports
Le palmarès des villes étudiantes : côté transports
Le palmarès des villes étudiantes : côté emploi

> 10 raisons de bouger pour poursuivre ses études

> Et découvrez notre reportage sur Rennes, 2e des grandes villes

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Témoignage : 10 étudiants ont quitté leur région pour poursuivre leurs études à Paris

Virginie Bertereau

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