Où devriez-vous habiter pour faire vos études ? Pour découvrir quel endroit répondra le mieux à vos besoins (formation, logement, emploi, sorties…), voici, pour la 6e année consécutive, notre palmarès des villes étudiantes. Avec, grande nouveauté, la possibilité de faire votre propre classement grâce à notre infographie interactive.
Le cas classique. Chaque année, environ 40.000 étudiants sortent diplômés des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs, pour ne citer qu’elles. Une grande école qu’ils ont souvent choisie hors de leur région. “Après avoir passé les concours d’entrée des écoles d’ingénieurs, j’ai été admis aux
Mines de Saint-Étienne (42). J’ai préféré cette école à une autre, moins prestigieuse, en région parisienne”, témoigne Bruno, ingénieur diplômé.
Pour réussir le concours de la première année de médecine, les étudiants mettent aussi en place des stratégies géographiques. “Je suis lycéenne à Toulouse. J’hésite à aller étudier à Amiens (80) ou Limoges (87), sachant que ces facultés affichent un numerus clausus plus important”, avoue Kamélia, en terminale S.
L’amour donne parfois des ailes, dit le proverbe. Bien utile pour voyager. Emmanuelle, l’étudiante de Skema, raconte l’histoire de Lili, une de ses connaissances, qui a fait la route en sens inverse par rapport à elle. “Lili habitait Lille. Elle est venue en vacances à Marseille, juste après avoir réussi son bac. Elle est tombée amoureuse de l’un de mes amis, et a alors décidé de tout lâcher pour s’inscrire à la fac d’Aix-en-Provence.”
Un pari risqué sur l’avenir… Dans le cas présent, pas de tragédie shakespearienne. “Ils sont toujours ensemble, et cela fait maintenant 3 ans.”
Profiter du bouillonnement de la ville, c’est bien. Pouvoir en sortir en peu de temps pour se mettre au vert, c’est encore mieux. Beaucoup d’étudiants choisissent Grenoble, par exemple, pour sa situation proche de la Suisse, de l’Italie et surtout de la montagne. Ils peuvent facilement aller skier à Saint-Pierre-de-Chartreuse ou à Chamrousse ou bien faire de la planche à voile au lac du Monteynard.
De son côté, Chems, étudiant tunisien, a choisi Nice (06). “Je ne suis qu’à une heure de vol de Tunis. Le climat est identique. Je suis au bord de la mer et je retrouve l’authenticité de la Tunisie dans les paysages montagneux de l’arrière-pays.”
| 5. Pour prendre son indépendance |
Envie de liberté ? Partir étudier dans une autre ville est une bonne manière de couper le cordon. C’est l’une des raisons qui a poussé Mary, étudiante en M1 enseignement, à quitter la banlieue parisienne pour Rennes (35). “Je voulais prendre mon envol vis-à-vis de mes parents, sans toutefois mettre trop d’éloignement entre eux et moi”, confie-t-elle.
| 6. Pour retrouver ses racines |
Mary n’a pas choisi sa destination au hasard… “Je voulais partir en Bretagne pour me rapprocher de ma famille paternelle de Lorient (56) et du Conquet (29). Par ailleurs, ma grand-mère maternelle habite Pornic (44). Rennes est sur la route”, indique-t-elle.
Montpellier, La Rochelle (17), Clermont-Ferrand (63) : le tiercé gagnant du
palmarès des villes 2012 en “sorties”. Si les étudiants se déplacent avant tout pour les formations, bon nombre d’entre eux décident d’allier l’utile à l’agréable en optant pour une ville “qui bouge”.
“À Montpellier, on peut tomber sur des spectacles de rue spontanés, entrer dans un théâtre, manger dans des petits restos, passer d’un bar à tapas à un bar à vins…”, assure Julie, diplômée de l’
ESC Montpellier originaire de Grenoble.
| 8. Pour une vie moins chère |
Certaines villes sont très agréables à vivre mais obligent à avoir un train de vie difficilement compatible avec un budget étudiant. Ainsi, Fabien, en doctorat de sociologie, a quitté la région parisienne pour Caen (14), “la vie étant moins chère en province”. La cité normande affiche l’une des meilleures proportions de logements du CNOUS (Centre national des œuvres universitaires et scolaires) pour sa population étudiante (près de 14 %).
D’autres décident de partir pour avoir droit à une bourse plus élevée. L’éloignement du domicile familial fait en effet partie des trois critères sociaux pris en compte dans le calcul. S’éloigner de 250 km et plus “rapporte” deux points contre un point pour une distance entre 30 et 249 km (et 0 point à moins de 30 km).
| 9. Pour l’offre culturelle |
Les expos, les monuments, les cinémas, les festivals… certains étudiants ne pourraient pas s’en passer. Sur ce thème, Paris arrive en tête, mais n’a pas le monopole de l’offre culturelle.
“
À Rennes (35), il existe plein d’associations. C’est une ville tremplin. Elle permet de s’investir et de s’accomplir dans beaucoup d’activités bénévoles”, raconte Priscille, étudiante en lettres. Lycéenne à Lorient (56), puis étudiante dans une école de théâtre parisienne, elle est venue trouver à Rennes “des horizons culturels plus grands”.
| 10. Pour trouver ensuite du travail |
Des étudiants, prévoyants, changent de ville avec leur insertion professionnelle en ligne de mire. “Je suis originaire de Niort (79) mais j’ai suivi ma prépa à Nantes (44). Au moment de choisir mon école, j’ai préféré déménager par curiosité et pour étendre mon réseau. C’est important, surtout dans le milieu des ingénieurs. Rester à Nantes, cela serait revenu à m’enfermer”, raconte Aurel, en troisième année à Polytech’Lille.
Virginie Bertereau
Septembre 2012