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DOSSIER : 3ES CYCLES ET MASTERS : SOYEZ STRATÉGIQUE !

On le sait, poursuivre ses études jusqu’à bac +5 permet d’obtenir une meilleure reconnaissance sur le marché de l’emploi. Mais, gare à la précipitation ! Tous les troisièmes cycles n’ont pas la même vocation. Des masters nés avec la réforme LMD aux mastères spécialisés, en passant par les DU et autres MBA… le choix est vaste.

Quel master ou troisième cycle choisir ?

Des masters nés avec la réforme LMD aux mastères spécialisés, en passant par les DU ou les MBA… le choix est vaste. Quelles sont leurs spécificités ? Revue de détail.



Le master recherche

Ce diplôme de niveau bac + 5 a pour vocation de préparer les étudiants à la recherche et, à terme, à la poursuite des études en doctorat. Si, en pratique, un étudiant sur deux ne continue pas en thèse, mieux vaut pourtant avoir un goût certain pour la recherche pour se lancer. Destinée à compléter les connaissances de l’étudiant dans son domaine d’études et à évaluer son aptitude à la recherche, cette formation exige en effet une part considérable de travail personnel, en particulier pour la rédaction du mémoire. Réparti en cours théoriques, cours de méthode et d’initiation à la recherche et séminaires du laboratoire de recherche, l’enseignement comprend 160 heures de cours maximum. Vous y apprendrez à établir une problématique, à collecter des données, à synthétiser des résultats, à les présenter et à les défendre devant d’autres chercheurs.

Travail majeur de l’année, le mémoire
occupe souvent le deuxième trimestre. Il peut constituer un préalable à la thèse. A noter : avec le LMD, des passerelles entre les filières ont été instaurées pour favoriser la mixité et la pluridisciplinarité des parcours. Dans certaines universités, les étudiants de « master recherche » (ex-DEA) peuvent ainsi intégrer dans leur parcours un stage en entreprise, habituellement plus caractéristique du « master professionnel » (ex-DESS).

Conditions d’accès. Elle sont variables selon les masters et les universités. Le plus souvent la sélection s’opère à l’issue d’une première année de master (M1), et non pas après la licence Mais les étudiants ayant satisfait à la première année de master accèdent généralement à la seconde année, après une sélection, sur dossier et entretien.
Débouchés. Enseignement supérieur et recherche : tels sont les débouchés principaux, à plus forte raison pour ceux qui décident de poursuivre en doctorat. Ceux qui optent pour la vie active à bac + 5 connaissent le plus souvent une insertion plus difficile et plus lente que leurs collègues de master professionnel. . Un conseil : se renseigner précisément auprès des anciens concernant les débouchés et le taux d’emploi à la sortie.
Coût. 226 euros en formation initiale.

Le master professionnel

"Master professionnel" : une dénomination qui parle d’elle-même ! Opter pour cette filière, c’est faire le choix d’un enseignement professionnalisé et tourné vers l’entreprise. Une formation appréciée sur le marché du travail, à choisir selon votre profil et votre ambition. Moyen de professionnaliser et de compléter vos acquis dans votre domaine d’études, ce cursus est le plus souvent l’occasion d’une spécialisation pointue, susceptible d’enrichir votre profil professionnel. Et pour ceux d’entre vous qui disposent d’une formation initiale solide et spécialisée, il demeure une voie privilégiée pour acquérir une double compétence et multiplier ainsi ses chances d’insertion sur le marché du travail..

Théorique et pratique, le contenu de ces masters privilégient toutefois les enseignements professionnels, souvent dispensés par des intervenants issus du monde du travail. De même que le mémoire en master recherche, le stage en entreprise est enfin l’élément phare du cursus en master pro. Bien choisi, il est un atout de choix pour une bonne insertion et permet de confronter son ambition aux réalités du monde professionnel. Avec un peu de chance, il peut même donner lieu à un premier emploi à la sortie !

Conditions d’accès. Elle sont variables selon les masters et les universités. Le plus souvent la sélection s’opère à l’issue d’une première année de master (M1), et non pas après la licence. Toutefois, les étudiants ayant satisfait à la première année de master accèdent généralement à la seconde année, dans la limite des effectifs disponibles. Or, c’est l’une des filières les plus prisées de l’université. Pour espérer y accéder, mieux vaut afficher un projet professionnel correspondant au diplômé visé.
Débouchés. Les conditions d’insertion sont plutôt bonnes, mais elles demeurent plus favorables pour ceux des filières scientifiques que pour les diplômés de sciences humaines ou de lettres.
Coût. 226 euros par an.

Le mastère spécialisé (MS)

Obtenir un haut degré de spécialisation, une double compétence ou encore adapter ses qualifications aux exigences des entreprises…Autant de bonnes raisons d’opter pour le mastère spécialisé. Créé par la CGE (Conférence des grandes écoles), ce label, conçu pour coller au plus près aux besoins des entreprises, propose plus de 400 spécialisations, créées et supprimées au gré des évolutions du monde professionnel.

Plus de 110 écoles d'ingénieurs ou de commerce délivrent des mastères ! Associées à la conception des programmes, les entreprises interviennent également durant la formation. En outre, une mission en entreprise d’au moins six mois permet aux étudiants de toucher du doigt la réalité du métier. Une formule à envisager pour les titulaires de bac+5 trop généralistes ou peu reconnus.
Sélection. Les diplômés bac+5 d’écoles d’ingénieurs, d’écoles de commerce ou de l’université sont les candidats idéaux. Mais les bac + 4 dotés d’une expérience professionnelle d’au moins trois ans ont aussi leurs chances. Peu motivés s’abstenir : examen du dossier, batterie de tests et entretien… le niveau de sélection, élevé, augmente en outre avec la réputation de l’école !
Débouchés. Il s’agit d’un label et non pas un diplôme (à ne pas confondre avec les masters universitaires). Formations complémentaires à bac+5, les MS sont cependant bien identifiés par les entreprises.
Coût. Généralement entre 6.000 et 14.000 euros par an.

Le MBA (Master of Business Administration)

Cursus privilégié des ingénieurs désireux de se former au management et de cadres supérieurs en quête de fonctions de direction ou de responsabilités internationales, le MBA est un diplôme connu aux quatre coins du monde. Plus adapté aux jeunes cadres expérimentés, il est aussi accessible aux étudiants justifiant d’un niveau bac + 4 ou bac + 5. Au programme de cette formation : stratégie du management, comptabilité, finance, ressources humaines, marketing ou encore contrôle de gestion.

Mais attention, le MBA n'est pas un titre protégé. N’importe qui peut en créer un, et il existe des formations de ce type qui n’ont rien à voir avec un MBA américain ou un bon MBA européen. Trois systèmes d’accréditation internationaux se sont créés pour délivrer des labels de qualité : l’AACSB, l’AMBA  et l’EFMD, baptisée EQUIS.
Sélection. Elle varie selon la notoriété de l’école et s’effectue généralement sure dossier, test et entretien.
Coût. De 5.000 à plus de 50.000 euros pour le MBA de l’INSEAD. Mais bien plus encore pour les meilleurs MBA anglo-saxons.


Le diplôme d’université (DU)

Propre à l’université qui le crée, le DU est peu connu des étudiants et des recruteurs. Art, droit, économie, gestion, commerce, maths ou lettres… ce cursus couvre de nombreux champs disciplinaires, pour un niveau de qualité hétérogène. A savoir : le titre de DU est utilisé indifféremment pour dénommer des formations de premier, second ou troisième cycle. Si sa qualité est reconnue sur le marché du travail, il peut obtenir une homologation destinée à attester d’un certain niveau de qualification. Il est parfois délivré en même temps qu'un diplôme d'Etat.
Coût. Variable selon les universités

Les masters d’écoles

Certificats d’écoles accessibles à bac+ 4 pour la plupart, ils sont créés librement par les établissements et affichent une qualité très inégale. Ils ont généralement pour vocation la spécialisation ou l’acquisition d’une double compétence, dans des domaines aussi variés que l’audit, le marketing, les relations publiques ou l’environnement.
Sélection. Moins sélectifs, ils représentent une alternative aux autres troisièmes cycles. Attention cependant à bien se renseigner sur la notoriété de l’école et la qualité des débouchés ! Avec le LMD, l’intitulé de ce cursus devrait changer. Sauf à recevoir une habilitation de l’Etat, plus aucune école française ne devrait théoriquement, de sa propre initiative, intituler ses formations « masters » afin d’éviter la confusion avec les masters habilités LMD.
Coût. Variable selon les écoles, 5.000 euros en moyenne.


Un master en apprentissage

Vous rêvez de mettre le pied dans l’entreprise sans renoncer à l’obtention d’un troisième cycle ? La formule de l’apprentissage est faite pour vous. Longtemps à la traîne en la matière, l’enseignement supérieur s’est mis à la page et propose aujourd’hui plus de 200 masters professionnels en alternance dans des disciplines variées : finance, gestion, sciences humaines, commerce, technologie industrielle ou encore informatique.

Les plus de la formule : l’obtention d’une haute qualification alliée à une solide expérience professionnelle fera de vous un candidat particulièrement crédible sur le marché de l’emploi. En outre, vous toucherez un salaire et votre formation sera financée par l’Etat et l’entreprise.

Mais préparez-vous à un rythme intensif :
entre périodes en entreprise et sessions de formation, ce cursus demande une forte motivation et une bonne gestion du stress !


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