Agriculture - agroalimentaire

Que ce soit dans les exploitations agricoles ou les usines, les métiers de l'agroalimentaire sont nombreux à tous les niveaux d'études, et les débouchés importants.

Description

Agriculture, agroalimentaire

Si vous souhaitez vous orienter vers l’agriculture ou l’agroalimentaire, vous n’aurez que l’embarras du choix. Ces secteurs sont accessibles du CAP (certificat d’aptitude professionnelle) au bac+5 (master ou diplôme d'ingénieur). L'enseignement public relève du ministère en charge de l'Agricuture et représente la deuxième composante éducative de France.

Les diplômes ont la même valeur que ceux délivrés par l'Éducation nationale. L'enseignement peut s'effectuer par voie scolaire ou en apprentissage mais associe le plus généralement cours, enseignements professionnels et stages. On peut s'y former à l'agriculture et à l'élevage, et également aux métiers de l'eau, à la gestion forestière ou à l'aménagement paysager.

19 spécialités de BTSA : des débouchés variés

Le BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) se prépare en deux années principalement au sein de lycées agricoles.

C'est le diplôme phare du secteur : plus de 11.000 étudiants. Il se décline en 19 options réparties en 6 secteurs professionnels : production, transformation, aménagement, services, commerce, agroéquipement.

Certaines filières sont très sélectives mais vous avez toutes vos chances dans les BTSA technico-commerciaux que réclament les industriels. La formation comprend des mo­dules communs à tous les BTSA et d'autres, spécifiques à chaque option. S'y ajoutent de douze à seize semaines de stages.

Les débouchés sont variés : responsable d'une exploitation agricole, viticulteur, paysagiste... Désormais, plus d'un diplômé sur deux poursuit ses études en licence professionnelle ou en école d'ingénieurs.

Si la scolarité est gratuite dans les établissements publics, les frais de scolarité peuvent atteindre 5.000 € dans les établissements privés. Autre formule possible : préparer un BTSA en apprentissage, ce qui permet de suivre des études rémunérées.

Lire aussi : la liste des BTS en fiches

La prépa agro-véto : pour accéder aux grandes écoles

Au programme de la prépa : sept à huit heures par semaine de biologie-géologie, sept à huit heures de mathématiques, quatre heures de physique et trois heures de chimie, mais aussi deux heures de français et de langues. Un rythme soutenu que viennent étoffer les TIPE (travaux d’initiative personnelle encadrés), qui correspondent à des travaux d’initiation à la recherche.

Lire aussi : le palmarès 2017 des prépas scientifiques : quelle CPGE pour vous ?

La prépa TB : une opportunité pour les titulaires d'un bac techno

Les classes préparatoires TB (technologie et biologie) sont une dizaine. Elles sont réservées aux titulaires d’un bac STL (sciences et technologies de laboratoire) ou d’un bac STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant).

Si le poids des mathématiques et de la physique-chimie n’est pas négligeable, vous étudierez surtout la biologie et les biotechnologies. Les préparationnaires peuvent, au bout des deux ans, tenter trois concours d’entrée dans les écoles vétérinaires et les écoles d’agronomie.

Les écoles d’ingénieurs agro postbac : pour éviter la prépa

La prépa agro-véto, appelée aussi BCPST (biologie, chimie, physique, sciences de la Terre), permet d'accéder à une école d'ingénieurs, à une école vétérinaire ou à une ENS (école normale supérieure) après la réussite à un concours.

Une cinquantaine de lycées proposent des prépas agro-véto. La sélection se fait sur dossier pendant la terminale via le portail Admission postbac. Le niveau scolaire dans les matières scientifiques est déterminant.

Les quatre écoles de la FESIA (Fédération des écoles supérieures d’ingénieurs en agriculture) recrutent avant tout des bacheliers scientifiques et technologiques, et les forment pendant cinq ans au métier d’ingénieur agronome : les ESA d’Angers et de Purpan à Toulouse, l’ISA à Lille et l’ISARA à Lyon.

Elles sélectionnent sur dossier et sur entretien. De nombreux stages ponctuent les cinq années d’études. Autre école : LaSalle Beauvais, qui offre des débouchés similaires.
Dans ces établissements privés, les frais de scolarité tournent autour de 5.000 € par an. Il existe également quelques écoles publiques qui délivrent un cursus postbac, telles que Agrocampus Ouest, Agrosup Dijon, ISTOM, Polytech Lille et Polytech Paris-UPMC.

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Les écoles d’ingénieurs sur prépa  : des débouchés

Les écoles du ministère de l’Agriculture se sont regroupées pour donner naissance à de grands établissements qui dispensent un enseignement agricole, agronomique ou agroalimentaire : AgroParisTech, Agrocampus Ouest, Montpellier Supagro, Agrosup Dijon…

Autres regroupements : des écoles d’ingénieurs avec des écoles vétérinaires. C’est le cas de VetAgroSup à Lyon et Clermont-Ferrand, et d'Oniris à Nantes. Aux côtés de ces écoles, on trouve aussi Bordeaux Sciences Agro et l’ENSAT (à Toulouse).

Pour accéder à ces établissements, il faut réussir les concours de la banque de concours communs agro-véto, réservés aux élèves issus d’une prépa BCPST ou d’une prépa TB (attention, toutes les écoles n’admettent pas des TB).

Ces écoles qui recrutent sur prépa sont ouvertes aux admissions parallèles (après un BTSA, un DUT ou une licence).

À noter : certaines écoles proposent de suivre une partie du cursus ingénieur sous contrat d'apprentissage, notamment AgroParisTech, l'ENSAIA Nancy ou l'ENSAT Toulouse.

Yann, 22 ans, en stage dans une ferme industrielle en Irlande

Ce qu’il voulait faire. Pas d'idée précise. “Je n’avais pas d’idée de métier. Les sciences et la santé en général m’intéressaient. Après mon bac STL, j’ai choisi un DUT [diplôme universitaire de technologie] génie biologique, à l’IUT [institut universitaire de technologie] de Quimper (29). Durant cette formation, j’ai décidé de me tourner vers la production.”
Ce qu’il fait aujourd’hui. Responsable d’atelier. “Je suis en Irlande, en stage dans une ferme industrielle de vaches laitières. J’ai suivi une licence professionnelle management de la production en industries agroalimentaires en alternance à l’IUT et dans l'entreprise Bretagne Viandes. J’ai ensuite signé plusieurs CDD dans cette entreprise en tant que responsable d’atelier. Je voulais intégrer l’école d’ingénieurs en agroalimentaire de Quimper, mais mon dossier a été refusé. Je souhaite la redemander à la rentrée prochaine et j’espère réussir cette fois !”

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