Agriculture - agroalimentaire : les formations.

Agriculture - agroalimentaire

 

Des champs de blé aux barquettes de plats congelés, les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire offrent des débouchés de la fourche à la fourchette.

Si vous souhaitez vous orienter vers l’agriculture ou l’agronomie, vous n’aurez que l’embarras du choix. L’enseignement agricole propose une offre foisonnante du CAP (certificat d’aptitude professionnelle) au bac+5, dispensée soit par des lycées ou des écoles des ministères de l’Agriculture ou de l’Enseignement supérieur, soit par des établissements privés.

Qui dit formations agricoles ne dit pas forcément les deux pieds dans la boue. L’industrie agro­alimentaire recrute à tout niveau. Mais si c’est le retour à la terre qui vous intéresse, optez pour un BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) suivi, pourquoi pas, par une licence professionnelle.



16 spécialités de BTSA : des débouchés variés

Le brevet de technicien supérieur agricole (BTSA) se prépare en deux années principalement au sein de lycées agricoles. C’est le diplôme phare du secteur : plus de 18 000 étudiants auxquels s’ajoutent plus de 5 000 apprentis.

Il se décline en seize options réparties en cinq secteurs professionnels : production, transformation, technico-commercial, aménagement, services.
Le plus sélectif : le BTSA gestion et protection de la nature. Vous avez en revanche toutes vos chances dans les BTSA technico-commerciaux que réclament les industriels. La formation comprend des mo­dules communs à tous les BTSA et d’autres spécifiques à chaque option. S’y ajoutent de douze à seize semaines de stages.

Les débouchés sont variés : responsable d’une exploitation agricole, viticulteur, paysagiste...
Désormais, plus d’un diplômé sur deux poursuit ses études en licence professionnelle ou en école d’ingénieurs. Si la scolarité est gratuite dans les établissements publics, les frais de scolarité peuvent atteindre plus de 2 000 € (internat compris) dans les établissements privés.
Autre formule possible : préparer un BTSA en apprentissage, ce qui permet de suivre des études rémunérées.


La prépa agro-véto, pour accéder aux grandes écoles

La prépa agro-véto, appelée aussi BCPST (biologie, chimie, physique, sciences de la Terre), permet d’accéder à une école d’ingénieurs, à une école vétérinaire ou à une ENS (école normale supérieure) après la réussite à un concours.
Une soixantaine de lycées proposent des prépas agro-véto. La sélection se fait sur dossier pendant la terminale via le portail Admission Postbac.

Le niveau scolaire dans les matières scientifiques s’avère déterminant. Au programme de la prépa : entre sept et huit heures par semaine de biologie-géologie, autant de mathématiques et de physique, mais aussi deux heures de français, de langues et de géographie.
Un rythme soutenu que viennent étoffer les TIPE (travaux d’intérêt personnels encadrés), qui correspondent à des travaux d’initiation à la recherche.


La prépa TB, une opportunité pour les bacs techno

Les classes préparatoires TB (technologie et biologie) sont au nombre de 13.
Elles sont réservées aux titulaires d’un bac STL (sciences et technologies de laboratoire) option biotechnologies ou d’un bac STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant).

Si le poids des mathématiques et de la physique-chimie n’est pas négligeable, vous étudierez surtout la biologie. Les préparationnaires peuvent au bout des deux ans tenter deux concours d’entrée dans les écoles vétérinaires et les écoles d’agronomie.


Les écoles d’ingénieurs agro postbac : pour éviter la prépa

Les quatre écoles de la FESIA (Fédération des écoles supérieures d’ingénieurs en agriculture) recrutent avant tout des bacheliers scientifiques et les forment en cinq ans au métier d’ingénieur agronome : l’ESA d’Angers, l’EI-Purpan à Toulouse, l’ISA de Lille et l’ISARA de Lyon.
Elles sélectionnent sur dossier, épreuves écrites et entretien. Entre douze et dix-huit mois de stages ponctuent les cinq années d’études.

Autre école : LaSalle Beauvais, qui offre des débouchés similaires. Dans ces écoles privées, les frais de scolarité tournent autour de 4 500 € par an.
Quelques écoles publiques délivrent aussi un cursus postbac tel que la formation d’ingénieur en agroalimentaire à l’Agrocampus Ouest.


Les écoles d'ingénieurs sur prépa : des débouchés dans plusieurs secteurs

Les écoles du ministère de l’Agriculture se sont massivement regroupées pour donner naissance à de grands établissements (AgroParisTech, Agrocampus Ouest, Montpellier Supagro, Agrosup Dijon…) qui proposent toute la palette d’études d’ingénieurs agronomiques, agroalimentaires ou spécialisées dans les eaux et forêts.

Autres regroupements : des écoles d’ingénieurs avec des écoles vétérinaires. C’est le cas dans le Rhône avec VetAgroSup et à Nantes avec Oniris.
Aux côtés de ces écoles, on trouve aussi l’ENITAB à Bordeaux, l’ENSIA à Massy, l’ENSAT à Toulouse et VetAgroSup Clermont.

Pour accéder à ces différents établissements, il faut réussir les concours de la banque agro, réservés aux élèves issus d’une prépa BCPST-Véto ou d’une prépa TB (attention toutes les écoles n’admettent pas des TB).
D’autres écoles d’ingénieurs, implantées sur des campus universitaires, sont accessibles aux étudiants sortant d’une prépa BCPST-Véto : celles du groupe Archimède qui recrutent via le concours Arch bio. Il s’agit de l’ENSTBB Bordeaux, l’ESBS Strasbourg, l’ESIX Normandie Caen/ Cherbourg, l’ESMISAB Brest, l’ISBS Créteil et l’ISIFC Besançon.

À noter : toutes ces écoles qui recrutent sur prépa sont aussi largement ouvertes aux admissions parallèles (après un BTSA, un DUT ou une licence).

Sylvie Lecherbonnier

 
Jenny, 25 ans, technicienne hygiène alimentaire

Ce qu’elle voulait faire après son bac STL. “Je voulais être préparatrice en pharmacie. Finalement, j’ai choisi le DUT génie biologique spécialité agroalimentaire [devenue option industries alimentaires et biologiques] à Dijon. Puis j’ai fait un an d’apprentissage en gestion de la qualité. Mon employeur, le Laboratoire départemental de la Côte-d’Or [laboratoire d’analyses public géré par le Conseil général], m’a ensuite gardée.”
Ce qu’elle fait aujourd’hui. “Je suis auditrice et formatrice dans l’hygiène alimentaire pour ce labo. Je réalise des audits dans les cuisines collectives. J’y fais aussi des prélèvements alimentaires, ainsi que chez les industriels ou les artisans. Je conseille les clients sur l’hygiène alimentaire, je forme les personnels.
 
Propos recueillis par Virginie Bertereau

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