Armée - Police : les formations.
- Fiche secteur
Armée - Police
| Armée |
Restrictions budgétaires obligent, les budgets et les effectifs des 3 armées (terre, air, marine nationale) vont baisser dans les prochaines années : 54.000 suppressions de postes sont prévues sur 7 ans. Les 3 armes seront concernées : armée de l’air (– 24%), armée de terre (– 17%) et marine (– 11%).
Quoi qu’il en soit, du fait d’un taux de rotation très important (les carrières sont beaucoup plus courtes dans l’armée qu’ailleurs), les besoins en personnel restent importants. Les recrutements concerneront en premier lieu l’armée de terre, loin devant l’armée de l’air, la marine et la gendarmerie.
Que l’on intègre l’armée sans le bac (militaire de rang), entre bac et bac+2 (sous-officier), ou au-delà (officier), que l’on soit logisticien, maître-chien, secrétaire ou parachutiste, on est avant tout soldat avec les risques que cela comporte, notamment en Afghanistan. Mieux vaut le savoir avant de s’engager...
Quels que soient sa spécialité et son grade, le militaire doit intégrer quelques contraintes : discipline, respect de la hiérarchie, mobilité géographique, salaire moins élevé que dans le civil...
Enfin, il n’est pas obligatoire de signer pour la vie. Les carrières militaires sont modulables sur une base de contrats renouvelables avec un engagement minimal de 4 ou 5 ans le plus souvent.
Armée - police : les formations de sous-officiers| Bacs conseillés : L, ES, S, technologiques Niveau d’entrée : de niveau bac (sauf gendarmerie) à bac+2 Sélectivité : moyenne Coût de la formation : formation rémunérée (à partir de 1.100 € net mensuels) Insertion professionnelle : facile |
Dans l’armée de terre, les sous-officiers sont recrutés parmi les titulaires d’un baccalauréat, âgés de plus de 18 ans et de moins de 25 ans, sur dossier, suivi de tests médicaux, physiques et psychotechniques. Ils sont formés en 8 mois à l’ENSOA (école nationale des sous-officiers d’active) à Saint-Maixent (79). Ensuite, les jeunes recrues choisissent une spécialité (infanterie, blindés, renseignement...) et se dirigent vers une école d’application pour 12 à 15 mois.
Dans l’armée de l’air, les sous-officiers sont sélectionnés sur dossier puis sur tests et visite médicale parmi les jeunes de plus de 17 ans et de moins de 24 ans de niveau bac ou bac+2. Ils intègrent l’École de formation de l’armée de l’air de Rochefort (17) pendant 4 mois, puis l’une des écoles spécialisées pendant 4 à 26 mois, selon les spécialités (mécanicien avionique, électronicien sol, contrôleur de la défense aérienne...).
Dans la marine, l’École de maistrance de Brest (29) recrute chaque année, sur tests, dossiers et entretiens, des sous-officiers de niveau bac ou bac+2. La formation initiale dure 18 semaines, suivie d’enseignement dans la spécialité choisie (fusilier, manœuvrier, détecteur, etc.) de 4 à 12 mois.
Dans la gendarmerie, aucun diplôme n’est nécessaire pour se présenter à l’une des 4 écoles de sous-officiers (ESOG). La formation se déroule sur un an, dont 2 mois de stage en unité (gendarmerie départementale, mobile, Garde républicaine...).
Armée - police : les formations d’officiers| Bacs conseillés : L, ES, S Niveau d’entrée/sortie : bac+2/bac+5 Sélectivité : élevée Coût de la formation : formation rémunérée (à partir de 1.300 € net par mois) Insertion professionnelle : facile |
Dans l’armée de terre, la voie la plus directe consiste à passer par l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, qui recrute sur concours des élèves de moins de 22 ans, issus de classes préparatoires en sciences, lettres ou sciences économiques et sociales, ainsi que des titulaires d’une licence de moins de 24 ans. Les bac+5 de moins de 25 ans sont admis sur titre après une sélection sur dossier, épreuves sportives et entretiens. La formation dure 3 ans, suivie d’une année en école d’application dans la spécialité choisie.
Dans l’armée de l’air, pour devenir officier, il faut réussir le concours de l’École de l’air de Salon-de-Provence (13), ouvert aux élèves de moins de 22 ans issus d’une classe préparatoire scientifique. La formation dure 3 ans.
Dans la marine, il faut réussir le concours de l’Ecole navale de Lanvéoc-Poulmic près de Brest (29), accessible aux jeunes de moins de 22 ans issus des classes préparatoires scientifiques. Les bac+4 de moins de 24 ans et les bac+5 âgés de 22 à 28 ans sont recrutés sur titres. La formation s’étend sur 4 ans.
Dans la gendarmerie, les officiers sont formés à l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) de Melun (77) pendant 2 ans. Ils sont recrutés sur concours ouvert aux moins de 26 ans titulaires d’un diplôme bac+4.
| Police |
Vous avez demandé la police… Accrochez-vous ! Car à tous les échelons – le corps de maîtrise et d’application (gardiens de la paix et enquêteurs), celui de commandement et d’encadrement (officiers et inspecteurs) et celui de conception et de direction (commissaires), les vocations sont nombreuses pour un nombre de postes assez réduits. Ainsi, en 2010, les 2 concours de gardien de la paix (l’un pour un recrutement national et l’autre pour la seule région Ile de France) ont attiré 4.294 et 6.641candidats pour respectivement 48 et 387 postes, soit des taux de sélection de 6% à… 1% ! De même, pour devenir lieutenant et commissaire de police (avec respectivement 1.339 et 459 candidats présents) la sélection est particulièrement rude : 2,5% d’admis parmi les lieutenants et 4,3% d’admis chez les commissaires. L’année 2009 a même été marquée par un événement exceptionnel : le concours de recrutement de gardien de la paix a été supprimé pour être reporté à l’année prochaine.
Par ailleurs, les candidats ont tendance, comme pour tous les concours de la fonction publique, à être surdiplômés par rapport au niveau d’études officiellement exigé. Une fois admis en école, c’est votre classement de sortie qui détermine votre affectation : en commissariat, dans la police judiciaire (affaires criminelles, affaires économiques et financières), aux services des renseignements généraux, à la police des frontières...
Armée - police : le concours de gardien de la paix| Bacs conseillés : L, ES, S, STG Niveau d’entrée : bac Sélectivité : moyenne Coût de la formation : formation rémunérée (1.100 € net par mois) Insertion professionnelle : facile |
Pour devenir gardien de la paix, vous avez le choix entre 2 concours, l’un pour une affectation nationale, l’autre en Ile de France. Les 2 comportent des épreuves de culture générale, de langue, de sport et un entretien de motivation.
Autres exigences : une bonne santé, une acuité visuelle correcte et une taille minimale de 1,68 m pour les hommes, de 1,60 m pour les femmes. La formation dure un an sous forme de stage pratique et théorique dans l’une des 11 écoles nationales de police. Le gardien de la paix s’engage pour 4 ans. Il est affecté à des missions de sécurité publique et de police judiciaire, le plus souvent en commissariat. Il peut aussi opter pour son rattachement au corps des CRS ou choisir une spécialité : maître-chien, motard, etc.
Armée - police : le concours de lieutenant de police| Bacs conseillés : L, ES, S Niveau d’entrée : bac+3 Sélectivité : moyenne Coût de la formation : formation rémunérée (1.400 € net par mois) Insertion professionnelle : facile |
Au programme : dissertation de culture générale, note de synthèse, droit pénal, droit civil et commercial, épreuve de langue et épreuve sportive. Les conditions physiques sont les mêmes que pour le gardien de la paix. En 2010, 33 postes étaient ouverts pour 1.339 candidats présents. Une fois admis, le futur lieutenant s’engage pour 5 ans et suit une formation de 18 mois à l’ENSOP (école nationale supérieure des officiers de police) de Cannes-Écluses (77).
Il est ensuite affecté dans un commissariat ou dans une unité spécialisée (brigade criminelle, financière, des stupéfiants, Direction du renseignement intérieur, etc.). En uniforme et plus souvent en civil, il est sous le commandement d’un commissaire.
Armée - police : le concours de commissaire de police| Bacs conseillés : L, ES, S Niveau d’entrée : bac+5 Sélectivité : élevée Coût de la formation : formation rémunérée (1.700 € par mois) Insertion professionnelle : facile |
Le concours externe (catégorie A) de commissaire de police est ouvert aux candidats titulaires d’un bac+5, de nationalité française, âgés de 35 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours. Un master en droit ou un diplôme de l’IEP (institut d'études politiques) est conseillé pour assurer ses chances à un concours qui comprend notamment une dissertation de culture générale, une note de synthèse et du droit administratif et pénal. Des tests de préadmissibilité visent à évaluer la robustesse physique et l’acuité visuelle des candidats. En 2010, il y avait 20 postes pour 459 candidats présentés.
Attention, vous n’avez pas droit à plus de 3 tentatives ! Les lauréats suivent ensuite une formation de 2 ans comprenant de nombreux stages, à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (69).
Les missions d’un commissaire de police, auquel la loi confère des attributions de magistrat, sont étroitement liées à son affectation, en commissariat ou en services spécialisés (brigade criminelle, financière, des mœurs, des stupéfiants...).
| En savoir plus > Dossier : découvrez les métiers de la Marine > Armée, défense, sécurité : toutes les fiches bac pro > Portrait de pro : Guillaume Mauger, commissaire de police
> Le guide des métiers de l’armée> La police scientifique, comme dans "Les Experts" ? > Tests : Etes-vous fait pour devenir pilote de ligne ? Etes-vous fait pour être policier ? > Sur Internet : l’armée de terre, l’armée de l’air, la marine, et la gendarmerie, le site du ministère de l’Intérieur et le site consacré aux carrières dans la police nationale
> À lire : "Les Métiers de l’armée, de la police et de la sécurité", éditions l’Etudiant |
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