Arts plastiques

Un bon coup de crayon ne suffit pas à faire de vous un artiste accompli. Vous devez approfondir différentes techniques et posséder aussi une bonne culture générale.

Arts plastiques

Envie de peindre ou de ­dessiner ? De devenir sculpteur, céramiste, graveur ? Parmi les écoles des beaux-arts dédiées aux arts plastiques, on distingue l'ENSBA (École nationale supérieure des beaux-arts) à Paris et une quarantaine d'écoles supérieures d'art sous tutelle du ministère national de la Culture et de la Communication.

Le concours d'entrée : un accès difficile

L'entrée se fait sur concours. Il est fortement conseillé d'avoir une bonne maîtrise du dessin et d'être particulièrement sérieux, car ces études exigent beaucoup d'autonomie. Il est également dans votre intérêt de parfaire votre culture dans le domaine de l'art : fréquentez les musées et lisez des livres d'art !

Si, après votre baccalauréat, vous échouez aux concours d'entrée, vous pouvez tout à fait suivre une préparation l'année suivante. Si la plupart sont ­privées (atelier de Sèvres, Prép'Art...), il en existe des publiques. L'ENSBA et l'EPSAA (École professionnelle supérieure d'arts graphiques et d'architecture de la Ville de Paris), l'ESADMM (École supérieure d'art et design de Marseille-Méditerranée) ou l'École d'art du Beauvaisis, entre autres, sont des établissements publics qui proposent des préparations annuelles.

L'APPEA (Association nationale des classes préparatoires pu­bliques aux écoles supérieures d'art) répertorie plus d'une quinzaine de classes prépas. L'admission se fait hors APB, sur dossier, entretien et parfois test de dessin.

L'École des beaux-arts de Paris : pour développer son projet personnel

L'ENSBA est l'une des écoles d'art les plus prestigieuses. Elle offre l'avantage d'être à la fois ouverte sur l'art contemporain et de disposer d'une immense collection d'œuvres, certaines datant du XVIIe siècle.

Les étudiants suivent des cours d'histoire de l'art, de théorie, et des cours en atelier chez un artiste. Outre les cours de dessin, ils reçoivent des enseignements en peinture, en modelage, en forge...

Les étudiants en art ne deviennent évidemment pas tous des artistes et beaucoup se tournent vers ­l'illustration, l'édition, la publicité, le multimédia, la photographie, voire la bande dessinée (le dessinateur Joann Sfar est un ancien élève). L'objectif de l'école est d'aider les jeunes à développer leur projet personnel. Un diplôme de premier cycle clôture les trois premières années. Ensuite, deux années supplémentaires mènent au DNSAP (diplôme national supérieur d'arts plastiques).

Le concours d'entrée en première année est ouvert aux bacheliers, qui doivent présenter un dossier de créations personnelles, passer un test (dessin, culture générale et analyse) et se soumettre à un entretien.

Lire aussi : bien choisir son école d'art 

Les écoles des beaux-arts en région : des débouchés variés

On compte une quarantaine d'écoles implantées sur près de 50 sites. Elles délivrent les mêmes diplômes : le DNA (diplôme national d'art), en trois ans après le bac, suivi du DNSEP (diplôme national supérieur d'expression plastique), en deux ans après un bac+3, qui confère le grade de master et comporte trois options : art, communication, design.

Certaines écoles ajoutent même une coloration au cursus : image animée à l'ESAD (École ­supérieure d'art et de design d'Amiens Métropole), design textile à l'HEAR (Haute École des arts du Rhin de Mulhouse), conservation-restauration des œuvres sculptées à l'ESBA (École supérieure des beaux-arts de Tours).

La sélection diffère selon les écoles (toutes ne figurent pas sur APB). Mais, en général, les candidats passent une épreuve de dessin, une autre de culture générale, ainsi qu'un entretien de présentation d'une sélection de leurs travaux.

Et les débouchés ? Ceux qui ne deviennent pas artistes à part entière (sculpteur, peintre...) peuvent se tourner vers les métiers de la création : illustration, publicité…

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