Cinéma et audiovisuel

Un bon carnet d’adresses est indispensable pour débuter dans le cinéma ou l’audiovisuel. Les études sont le moyen de s’en constituer un, tout en perfectionnant sa pratique.

Cinéma et audiovisuel

Monter un budget, réaliser un casting, un décor, des costumes, capter le son, mettre en images, effectuer un montage ou encore diffuser le produit audiovisuel ou cinématographique final… il existe de nombreux métiers dans le cinéma.

BTS métiers de l’audiovisuel : cinq options au choix

Une quarantaine d'établissements préparent en deux ans au BTS (brevet de technicien supérieur) métiers de l'audiovisuel, qui se décline en cinq options : gestion de la production, métiers de l'image, métiers du montage et de la postproduction, métiers du son, techniques d'ingénierie et exploitation des équipements.

Excepté l'option gestion de production, qui accueille surtout des bacheliers ES et des titulaires de bac pro, les autres options recrutent des bacheliers S. Près de la moitié des inscrits entrent dans l'option techniques d'ingénierie et exploitation des équipements.

Certains établissements proposent des mises à niveau pour entrer en BTS : un cursus d'approfondissement des ma­tières scientifiques pour les bacheliers L ; et un cursus plus axé sur la dimension artistique pour les bacheliers scientifiques et technologiques.

Lire aussi : la liste des BTS en fiches

Écoles privées : en deux ou trois ans

Une cinquantaine d'écoles privées forment aux métiers de l'audiovisuel. Parmi celles-ci, l'ESRA (École supérieure de réalisation audiovisuelle), 3iS (Institut international de l'image et du son) à Élancourt (78), le CLCF (Conservatoire libre du cinéma français) à Paris, l'EICAR à La Plaine-Saint-Denis (93), l'ESEC (École supérieure d'études cinématographiques) à Paris, le CIFACOM à Montreuil (93), entre autres, font partie des plus réputées. Les modalités d'admission, durées, programmes et coûts varient d'une école à l'autre. Certaines ont des prépas intégrées et d'autres des cursus en alternance.

Licence de cinéma : pour esprits critiques

En licence arts du spectacle, ­parcours études cinématographiques ou cinéma, les cours portent sur l'esthétique, l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel, l'analyse filmique, l'étude du récit et les techniques de narration. Elle prépare à la critique spécialisée, au métier de scénariste ou à l'enseignement.

Une quarantaine de masters universitaires permettent de se spécialiser (métiers du film documentaire à Aix-en-Provence, histoire et esthétique à Paris 7) ou de se lancer dans la recherche (études cinématographiques et audiovisuelles à Paris 3 avec l'ENS Paris [École nationale supérieure]). Signalons aussi l'ESAV, une école interne à Toulouse 2 et ses cursus professionnalisants.

Lire aussi : le classement 2016 des formations en audiovisuel

Deux grandes écoles, plusieurs options

Deux écoles, la FEMIS (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son) à Paris et l’ENS Louis-Lumière à Saint-Denis (93), recrutent à bac+2 sur concours et délivrent un diplôme à bac+5.  

Sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Louis-Lumière exige de solides notions sur le média choisi (cinéma, photographie ou son), une bonne culture générale et des connaissances scientifiques de base pour tenter le concours.

La FEMIS, qui dépend du ministère de la Culture, propose des formations dans sept domaines différents : scénario, réalisation, production, montage, image, son, décor.

Fabien Jimenez, 20 ans, en deuxième année de DMA cinéma d’animation, à Marseille (13)
Ce qu’il voulait faire. Découvrir les métiers artistiques. “Plus jeune, je souhaitais faire ma vie dans le dessin. J’ai choisi la série STD2A pour son approche générale des métiers artistiques. Je voyais cela comme une base solide pour construire mon parcours. Après le bac, je suis allé en classe prépa cinéma d’animation à l’Atelier de Sèvres, à Paris. J’ai fait un diplôme des métiers d’art cinéma d’animation au lycée Marie-Curie de Marseille.”
Ce qu’il fait aujourd’hui. Du cinéma d’animation. “Je suis en deuxième année de DMA (diplôme des métiers d’art). J’aimerais intégrer une école de cinéma d’animation pour devenir storyboarder ou animateur 2D.”

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