Environnement : les formations.
- Fiche secteur
Environnement
ÂLes emplois verts se développent... Et les formations aussi. De plus en plus d’écoles d’ingénieurs proposent des spécialisations. Et les diplômés des filières courtes allongent leurs études.
Du bac+2 au bac+5, des universités aux grandes écoles, il y a pléthore de formations qui s’intéressent de près ou de loin au développement durable. Sans être spécifiquement dédiés à l’environnement, beaucoup de postes intègrent cet enjeu.
BTS, BTSA, DUT : de plus en plus de poursuites d’études
Parmi les diplômes à bac + 2, il existe une dizaine de BTS (brevets de technicien supérieur) et de BTSA (brevets de technicien supérieur agricole) et trois spécialités de DUT (diplômes universitaires de technologie) qui sont consacrés à l’environnement.
Citons les BTS hygiène propreté environnement, géologie appliquée, fluides-énergie-environnement, gestion et protection de la nature, métiers de l’eau, les BTSA gestion et maîtrise de l’eau, aménagements paysagers, Anabiotec, les DUT génie biologique, génie thermique et énergie, ou hygiène sécurité environnement.
La sélection s’effectue sur dossier. Certains établissements peuvent y ajouter une lettre de motivation, un entretien, voire, plus rarement, des tests.
Environ dix semaines de stages parsèment les deux ans de formation.
Pour les débouchés, tout dépend de la spécialité suivie. De plus en plus de titulaires de bac+2 poursuivent leurs études.
Les frais de scolarité varient de 177 € en IUT à 4 250 € dans les lycées privés (la scolarité est gratuite dans les lycées publics préparant au BTS ou au BTSA).
Après un BTS ou un DUT, ils optent pour une licence, un master ou une école d’ingénieurs.
Licence : pour une bonne culture générale
À l’université, des parcours "environnement" de licence existent aussi bien en sciences humaines qu’en sciences dures, au contenu souvent généraliste.
Les enseignements spécifiques en environnement peuvent alors ne commencer qu’en deuxième ou troisième année.
En sciences humaines, ces parcours existent, par exemple au sein de licences de géographie ou de sociologie.
En sciences dures, le choix est plus vaste. Les licences de biologie, de physique, de sciences de l’ingénieur ou de sciences de la Terre et de l’univers peuvent comporter des UE en sciences de l’environnement. Vous devrez poursuivre dans un deuxième cycle plus professionnalisant à l’université ou dans une école.
Ecoles d'ingénieurs, spécialisées ou généralistes
Les ingénieurs sont des profils très recherchés. Certaines écoles sont spécialisées en environnement : l’EME (École des métiers de l’environnement), l’ISE (Institut supérieur de l’environnement), l’ENGEES (École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg) et l’ENSEGID (École nationale supérieure en environnement, géoressources et ingénierie du développement durable).
Les écoles d’ingénieurs agronomes (voir fiche afférente) ou certaines écoles d’ingénieurs généralistes sont aussi prisées.
Pour celles qui recrutent à bac, la procédure d’admission dépend de l’école visée et peut prendre la forme d’un dossier ou d’un concours.
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Vincent 23 ans, en quatrième année à l’EIGSI, école d’ingénieurs
Ce qu’il voulait faire après son bac STI. “En seconde, je ne savais pas du tout vers quelle filière m’orienter. Je suis allé en STI car je ne pouvais pas passer en S. Puis j’ai décidé de me diriger vers une école d’ingénieurs avec le projet de travailler dans les énergies renouvelables. J’ai choisi l’EIGSI, une école généraliste en cinq ans, à La Rochelle [17], pour sa dominante énergie et environnement.“ Ce qu’il fait aujourd’hui. “Je suis en quatrième année. Une fois diplômé, je choisirai le bâtiment. Je voudrais travailler dans un bureau d’études qui propose des solutions destinées à réaliser des économies d’énergie.” Propos recueillis par Virginie Bertereau
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