Économie, commerce

Du conseiller clientèle au chef d’entreprise en passant par le chef de produit et le responsable des ressources humaines, les professionnels du commerce doivent avoir le sens du contact et aimer les chiffres.

Description

Économie, commerce

La gestion, le commerce ou l’économie sont des secteurs transversaux qui permettent d’accéder à des métiers très divers dans les entreprises ou les administrations : comptable, directeur des ressources humaines, chef de produit, chef d’entreprise, conseiller clientèle… Des professions qui exigent toutes d’être rigoureux et de savoir communiquer soit au sein de l’entreprise (avec d’autres services), soit vers l’extérieur (clients, fournisseurs). De nombreuses formations existent, selon les postes, il faudra suivre de deux à cinq ans d’études après le bac.

 

DUT GEA et TC : des tremplins vers des études longues


Les DUT (diplômes universitaires de technologie) sont des formations pratiques de deux ans dispensées dans les IUT (instituts universitaires de technologie. Leurs atouts ? Cours en petits groupes, stages, matières appliquées aux problématiques des entreprises et ambiance conviviale. Ils sont particulièrement adaptés aux bacheliers STMG, S ou ES.

Le DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), qui rassemble le plus grand nombre d’étudiants, permet d’acquérir en deux ans une vraie culture générale de la gestion.

Au programme : comptabilité, économie, management, marketing, etc. En seconde année, les étudiants doivent choisir parmi trois options : gestion comptable et financière, gestion des ressources humaines, gestion et management des organisations. Les enseignements de base sont complétés par des ­travaux de groupe et par un stage d'une durée de dix semaines au minimum.

Vous pouvez opter pour le DUT TC (techniques de commercialisation) si vous avez un profil plus commercial. Ce DUT met davantage l’accent sur les techniques de vente, l’import-export, la logistique…

Dans chacun de ces DUT sont aussi prévus des cours de négociation, d’expression et de communication.

Au terme des deux années d'études, 10 % des diplômés se dirigent vers la vie active et occupent notamment des postes de commerciaux, d'assistants marketing, d'assistants ressources humaines… Les autres étudiants continuent en licence à l'université puis, souvent, en master.

D'autres passent les concours en admission parallèle des écoles de commerce.
 

Quatre BTS profilés pour les bacheliers STMG et bacheliers pro


Plus concrets que les DUT, les BTS (brevets de technicien supérieur), dispensés dans des lycées publics ou des établissements privés, préparent davantage à une insertion professionnelle à bac+2.

Ils sont acces­sibles à tous les étudiants, mais sont le plus adaptés aux bacheliers STMG et aux bacheliers pro. Les titulaires de BTS peuvent ensuite poursuivre leurs études, en école de commerce par exemple.

Le BTS MUC (management des unités commerciales) est le plus généraliste, avec des enseignements de français, droit, économie, informatique. De nombreux diplômés se placent dans la grande distribution, la banque, les agences immobilières. Ils sont responsables de magasins, conseillers clientèle, chefs de rayon…

Le BTS NRC (négociation et relation client) est essentiellement orienté vente. Vous y apprendrez à cibler, démarcher et fidéliser des clients. Les diplômés de ce BTS peuvent prétendre à des postes de commerciaux.

Le BTS CI (commerce international à référentiel commun européen), élaboré avec huit autres pays européens, donne une place cruciale aux langues et fait la part belle aux stages à l’étranger. Les diplômés de ce BTS remplissent des missions de veille commerciale internationale, de vente à l’export, d’achat à l’import, aussi bien dans des PME-PMI que dans des sociétés de négoce ou chez des prestataires de services.

Le BTS TC (technico-commercial) prépare particulièrement aux métiers commerciaux dans l'industrie (transport, énergie, construction, etc.). La formation mêle cours de gestion (droit, économie, langues, management commercial) et connaissances techniques (cours de technologies industrielles). Elle est particulièrement destinée aux bacheliers STI2D et aux bacheliers pro orientés industrie.
 

Licences AES, économie et économie-gestion : une bonne culture de base


À la fac, trois filières vous permettront d’étudier la gestion des entreprises : AES (administration économique et sociale), économie et économie-gestion. Mieux vaut prêt d'emblée à suivre des études longues : les débouchés sont bien meilleurs au terme du master. Les études à l'université sont plus théoriques qu'en BTS ou en IUT, elle exigent beaucoup de travail personnel et d'autonomie.

La licence AES (administration économique et sociale) est pluridisciplinaire. Droit, sciences politiques, économie-gestion, sociologie, langue : aucune matière n'est délaissée. Cette licence n'est pas sélective. Elle permet notamment de préparer les concours des écoles de commerce et les concours administratifs de ca­tégorie A. Ce cursus est surtout destiné aux bacheliers des séries S et ES.

Après une licence AES, il est possible de postuler à de nombreux masters, des ressources hu­­mai­nes au commerce international en passant par le management des administrations publiques, le marketing, la communication…

La licence d'économie contient une forte dose de mathématiques, de statistiques et de techniques quantitatives. Elle est avant tout conseillée aux bacheliers des séries S et ES option mathématiques. Outre l'apprentissage des théories économi­ques, des mathématiques financières et de la macro-économie, cette licence vous permettra d'acquérir des bases solides pour continuer jusqu'en master. Elle est bien adaptée à ceux qui veulent travailler dans la finance, l'audit ou la comptabilité.

La licence économie et gestion est généraliste et pluridisciplinaire dans les domaines de l'économie, de la gestion, de l'administration des entreprises et des ressources humaines. La spécialisation intervient en troisième année. Elle est notamment proposée par les IAE ­(instituts d'administration des entreprises) et donne accès aux masters de management et de gestion d'entreprise. Comme la licence d'économie, elle vise surtout les bacheliers des séries S et ES option mathématiques. Ce parcours est également une bonne préparation à certains concours administratifs de niveau A (finances).

Les licences d'économie et d'économie-gestion sont parfois sélectives, comme celles de certains IAE ou celle de Paris-Dauphine, l'une des universités les plus réputées en France pour la gestion.

Toulouse School of Economics, l'École d'économie de Toulouse (rattachée à l'université Toulouse 1 Capitole) propose également des doubles li­cences sélectives très cotées (économie/droit ou ­bien économie/mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales).

Lire aussi : AES ou éco-gestion : quelle licence pour vous ?

IAE : des masters pointus


Les IAE (instituts d’administration des entreprises) sont les écoles de commerce des universités. Ils proposent, après deux ou trois années de licence, de suivre des formations variées en marketing, gestion de produits, communication, finance, audit…

Certains masters sont  spécialisés en management culturel (Nice, Dijon, Clermont-Ferrand), management des universités (Paris-Est-Créteil, Montpellier), management du social et de la santé (Caen)…

Autonomes au sein des universités, les IAE ont souvent leurs propres services de stages et de relations internationales. Certains organisent des “forums entreprises”, où les recruteurs assistent pour récolter des CV d’étudiants. L’organisation de ces événements dépend beaucoup de la taille de l’IAE. Les “gros” IAE (Lille, Lyon, Paris, Toulouse…) offrent bien plus de services aux étudiants que les petits, qui s'apparentent à des départements universitaires.

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Les débouchés des IAE sont comparables à ceux des écoles de commerce. Quant aux frais de scolarité, ils sont identiques à ceux des autres masters des universités. Pour intégrer un IAE, après une L2, une L3 ou un M1, il faut passer un test d'aptitude aux études de gestion (la plupart du temps, le Score IAE-Message), accompagné le plus souvent d'un entretien. Si les diplômés des licences AES ou économie sont favorisés, il est cependant possible d'accéder aux IAE après un DUT, un BTS (en L3), une licence de droit, d'histoire, de géographie…
 

Écoles de commerce : pour tous les goûts


En 2014-2015, les écoles de commerce regroupaient plus de 117.000 étudiants. Par rapport aux formations universitaires, elles entretiennent des liens plus forts avec le monde des entreprises, davantage de cours étant donnés par des cadres en activité.

Elles offrent aussi plus de facilités pour étudier à l'étranger, prévoient de longues périodes de stages, tandis que l'accompagnement personnel (du coaching, par exemple) et la vie associative y sont plus développés. Plusieurs modèles d’écoles existent.

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Si vous souhaitez faire des études courtes, optez pour les Bachelors en trois ans, consacrés aux métiers de la vente, du commerce et de la distribution. Il faut compter entre 3.000 et 10.000 € de frais de scolarité par an, selon les établissements. Vous pouvez effectuer ces formations en alternance, ce qui vous dispense des coûts de scolarité. Après leur diplôme, les titulaires de Bachelor peuvent continuer leurs études dans de grandes écoles de commerce en passant les concours des admissions parallèles.

Les écoles de commerce postbac en quatre ou cinq ans représentent une option pour les élèves qui veulent éviter la prépa. Plus d’une dizaine, parmi celles en cinq ans, vous conduiront jusqu’au grade de master. Certaines sont très internationales, avec un ou deux ans complets dans des universités à l’étranger et des possibilités de doubles diplômes. Les frais de scolarité de ces écoles postbac varient de 7.200 à 10.500 euros par an.

Les écoles “sur prépa” vous mèneront également à bac+5 et au grade de master. Ces établissements recrutent des élèves issus de classes préparatoires (économiques ou littéraires), mais également de plus en plus de DUT, de BTS ou de licence, etc., via des concours généralistes d’admission à bac+2 et bac+3 [Passerelle et Tremplin sont les plus connus].

Leur cursus incluent tous des séjours à l’étranger de six à douze mois et de nombreux stages. Les frais de scolarité sont d’environ 9.000 € par an, en moyenne, voire plus pour les plus cotées.

En règle générale, pour choisir une école de commerce, examinez ses labels – attribués après audit –, qui indiquent la qualité académique de la formation proposée : le diplôme visé par l’Éducation nationale, le grade de master, les accréditations internationales Equis, AACSB et Epas.

Florence, 22 ans, en troisième année, à Audencia Nantes
Ce qu’elle voulait faire. Du marketing. “J’ai toujours voulu faire du marketing. Le père d’une amie travaillait dans cette branche. On me disait qu’il étudiait la consommation, essayait de proposer une offre adaptée aux gens. Cela me plaisait ! Après le bac, j’ai intégré une classe préparatoire économique et commerciale, voie S, au lycée Descartes, à Antony [92]. Pour moi, c’était un passage obligé pour intégrer une grande école.”
Ce qu’elle fait aujourd’hui. Assistante de produit. “En prépa, j’ai appris à réfléchir, à m’exprimer. Je suis entrée à Audencia Nantes en 2013, pour suivre le programme grande école. Aujourd’hui, je suis en année de césure en entreprise. Je l’ai commencée à Paris, chez Procter & Gamble. Je la poursuis chez Seb, à Francfort en Allemagne, où je suis assistante de produit. En janvier 2016, je m’envolerai pour un semestre à l’étranger avant de retrouver les bancs de l’école en septembre.”

Foucauld, 21 ans, en première année de master à Skema Business School, à Sophia-Antipolis

Ce qu'il voulait faire. Officier de marine. “Mais cela n'a pas duré ! J'ai fait un bac STMG [sciences et technologies du management et de la gestion]. La comptabilité, la gestion et l'économie m'intéressaient. Après le bac, j'ai choisi un BTS [brevet de technicien supérieur] commerce international au lycée Notre-Dame-de-Boulogne à Boulogne-Billancourt [92].”
Ce qu'il fait aujourd'hui. Du management. “Après mon BTS, j'ai opté pour une licence de gestion afin de me préparer aux concours des grandes écoles de commerce. J'ai intégré Skema Business School, à Sophia-Antipolis [06]. Aujourd'hui, en première année de master management international, j'envisage de partir au deuxième semestre à Raleigh, aux États-Unis.”


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