Commerce, management : les formations.

Commerce, management

Études courtes ou longues ? Peu importe. Si vous êtes communicatif, si vous avez le sens du contact et si vous aimez compter, vous trouverez votre place dans les métiers du commerce.

Vastes secteurs que ceux de la gestion, de l’économie et du commerce. Dans ces domaines, vous avez accès à des métiers très divers dans les entreprises ou les administrations : comptabilité, ressources humaines, marketing, développement commercial, management d’équipes, import/export, conseiller clientèle dans les banques ou les assurances...

Des professions qui exigent toutes d’être rigoureux et de savoir communiquer soit au sein de l’entreprise (avec d’autres services), soit vers l’extérieur (clients, fournisseurs). De multiples formations existent pour travailler dans la gestion ou la vente. Selon les postes, il faudra suivre de 2 à 5 ans d’études après le bac.
 

DUT GEA et TC : des tremplins vers des études longues


Les DUT (diplômes universitaires de technologie) orientés gestion, formations pratiques de 2 ans dispensées dans les universités, séduisent de nombreux étudiants. Leurs atouts ? Cours en petits groupes, stages, matières appliquées aux problématiques des entreprises et ambiance conviviale. Ils sont particulièrement adaptés aux bacheliers STMG, S ou ES.


Le DUT GEA


Le DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), qui rassemble le plus grand nombre d’étudiants, permet d’acquérir en 2 ans une vraie culture générale de la gestion. Au programme : comptabilité, économie, managementl, marketing, etc. En seconde année, les étudiants doivent choisir parmi 3 options : gestion comptable et financière, gestion et management des organisations, ou gestion des essources humaines.
Les enseignements de base sont complétés par des ­travaux de groupe et par un stage d'une durée de dix semaines au minimum.


Le DUT TC


Si vous avez un profil plus commercial, vous pouvez opter pour le DUT TC (techniques de commercialisation). Il met davantage l’accent sur les techniques de vente, l’import-export, la logistique... Des cours de négociation, d’expression et de communication sont également prévus dans chacun de ces deux DUT.
Au terme des 2 années d'études, une petite part des diplômés se dirigent vers la vie active et occupent notamment des postes de commerciaux, d'assistants marketing, d'assistants ressources humaines... Les trois quarts des étudiants continuent en licence à l'université puis, souvent, en master. D'autres passent les concours en admission parallèle des écoles de commerce.
 

Quatre BTS profilés pour les bacs STMG et les bacs pro


Plus concrets que les DUT, les BTS (brevets de technicien supérieur), dispensés dans des lycées publics ou des établissements privés, préparent davantage à une insertion professionnelle à bac+2. Ils sont acces­sibles à tous les étudiants, mais conviennent particulièrement aux bacs STMG et aux bacs pro. Les titulaires de BTS peuvent aussi poursuivre leurs études, par exemple dans des écoles de commerce.

Le BTS MUC (management des unités commerciales) est le plus généraliste, avec des enseignements de français, droit, économie,’informatique. De nombreux diplômés se placent dans la grande distribution, la banque, les agences immobilières. Ils sont responsables de magasins, conseillers clientèle, chefs de rayon, etc.

Le BTS NRC (négociation et relation client) est essentiellement axé sur la vente. Vous y apprendrez à cibler, démarcher et fidéliser des clients. Les diplômés de ces BTS peuvent prétendre à des postes de commerciaux.

Le BTS CI (commerce international à référentiel commun européen), élaboré avec 8 autres pays européens, donne une place cruciale aux langues et fait la part belle aux stages à l’étranger. Les diplômés de ce BTS remplissent des missions de veille commerciale internationale, de vente à l’export, d’achat à l’import, que ce soit dans des sociétés de négoce, des PME-PMI ou chez des prestataires de services.

Le BTS TC (technico-commercial) prépare  particulièrement aux métiers commerciaux dans l'industrie (transport, énergie, construction, etc.). La formation mêle cours de gestion (droit, économie, langues, management commercial) et connaissances techniques (cours de technologies industrielles). Elle est particulièrement destinée aux bacheliers STI2D et aux bacs pro orientés industrie.
 

Licences AES, économie et économie-gestion : une bonne culture de base


À la fac, 3 filières vous permettront d’étudier la gestion des entreprises : AES (administration économique et sociale), économie et économie-gestion. Mieux vaut tout de suite avoir à l'idée de suivre des études longues : les débouchés sont bien meilleurs au terme du master. Étudier à l'université est plus théorique qu'en BTS ou en DUT, et exige beaucoup de travail personnel et d'autonomie.


La licence AES


La licence AES (administration économique et sociale) est pluridisciplinaire. Aucune matière ne doit être délaissée : droit, sciences politiques, économie-gestion, sociologie, langue. Elle permet notamment de préparer les concours des écoles de commerce ou les concours administratifs de ca­tégorie A. Ce cursus est surtout destiné aux bacheliers des séries S et ES ; ils ont les meilleurs taux de réussite au terme de la licence.
Après une licence AES, il est possible de postuler à de nombreux masters, des ressources hu­­mai­nes au commerce international en passant par le management des administrations publiques, le marketing, la communication... Cette licence n'est pas sélective.


La licence d'économie


La licence d'économie contient une forte dose de mathématiques, de statistiques et de techniques quantitatives. Elle est avant tout conseillée aux bacheliers des séries S et ES option maths. Outre l'apprentissage des théories économi­ques, des mathématiques financières et de la macro-économie, cette licence vous permettra d'acquérir des bases solides pour continuer jusqu'en master. Elle est bien adaptée à ceux qui veulent travailler dans la finance, l'audit ou la comptabilité.


La licence économie et gestion


La licence économie et gestion est généraliste et pluridisciplinaire dans les domaines de l'économie, de la gestion, de l'administration des entreprises et des ressources humaines. La spécialisation intervient en troisième année. Elle est notamment proposée par les IAE ­(instituts d'administration des entreprises) et donne accès aux masters de management et de gestion d'entreprise. Comme la licence d'économie, elle vise surtout les bacheliers des séries S et ES option maths.
Ce parcours est également une bonne préparation à certains concours administratifs de niveau A (finances).
Les licences d'économie et d'économie-gestion sont parfois sélectives, comme celles de certains IAE ou celle de l'université Paris Dauphine, l'une des universités les plus réputées en France pour la gestion. L'École d'économie de Toulouse (rattachée à l'université Toulouse 1 Capitole) propose également des doubles li­cences sélectives très cotées (économie/droit ou ­bien économie/mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales).

 

IAE : des masters pointus


Les IAE (instituts d’administration des entreprises) sont les écoles de commerce des universités. Ils proposent, après 2 ou 3 années de licence, de suivre des formations très variées en audit, communication, finance, gestion de produits, marketing... Certains masters sont  encore plus pointus, avec des spécialités management culturel à l’IAE de Lille, management des universités à l’IAE de Paris-Est, management du social et de la santé à l’IAE de Caen...

Autonomes au sein des universités, les IAE ont souvent leurs propres services de stages et de relations internationales. Certains organisent des “forums entreprises”, où des recruteurs se déplacent pour récolter des CV d’étudiants. L’organisation de ces événements dépend beaucoup de la taille de l’IAE. Les “gros” IAE (Lille, Lyon, Paris, Toulouse...) offrent bien plus de services aux étudiants que les petits, qui s'apparentent à des départements universitaires.

Les débouchés des diplômés des IAE sont comparables à ceux des étudiants d'écoles de commerce. Quant aux frais de scolarité, ils sont les mêmes que ceux des autres masters des universités. Pour intégrer un IAE, après une L2, une L3 ou un M1, il faut passer un test d'aptitude aux études de gestion (la plupart du temps, le Score IAE-Message), accompagné le plus souvent d'un entretien. Si les diplômés des licences AES ou économie sont favorisés, vous pouvez pour autant accéder aux IAE après un DUT, un BTS, une licence de droit, d'histoire, de géographie...
 

Écoles de commerce : pour tous les goûts


Les écoles de commerce regroupent plus de 130.000 étudiants. Par rapport aux formations universitaires, elles entretiennent des liens plus forts avec le monde des entreprises, avec davantage de cours donnés par des cadres en activité.
Elles offrent aussi plus de facilités pour étudier à l'étranger, prévoient de longues périodes de stages, tandis que l'accompagnement personnel (du coaching, par exemple) et la vie associative y sont plus développés.
Plusieurs modèles d'écoles existent.


Un bachelor en 3 ans


Si vous souhaitez faire des études courtes, les CCI (chambres de commerce et d'industrie) ont créé des réseaux de Bachelors en 3 ans, consacrés aux métiers de la vente, du commerce et de la distribution. Comptez entre 2.000 et 6.000 € de frais de scolarité par an, selon les études. Ces formations peuvent parfois se réaliser en alternance, ce qui vous dispense des frais d'inscription. Après leur diplôme, certains titulaires de ces Bachelors continuent leurs études dans de grandes écoles de commerce en passant les concours des admissions ­parallèles.

Une école en 4 ans


À côté de ces Bachelors en 3 ans, il existe une dizaine d'écoles de commerce postbac en 4 ans : BBA ESSEC, BBA EDHEC (Lille, Nice), CESEM, CESEMED... Ce sont des écoles très internationales, avec un ou deux ans complets dans des universités à l'étranger et des possibilités de doubles di­plômes. Elles visent surtout ceux qui veulent débuter leur carrière à l'international. Les frais de scolarité tournent en moyenne autour de 8.500 € par an.


Une grande école en 5 ans


La catégorie des grandes écoles regroupe des formations qui délivrent des diplômes bac+5.

Elles recrutent dans les classes préparatoires (économiques ou littéraires) ou via des concours généralistes d’admission à bac+2 et bac+3 (Passerelle et Tremplin sont les plus connus). À noter : certaines recrutent directement au niveau du bac, telles que l’EM Normandie, l’ESSCA ou encore l’IESEG (Lille, Paris).

Ces écoles incluent toutes de 6 à 12 mois de séjours à l’étranger et de nombreux stages. Les frais de scolarité sont d’environ 9.000 € par an en moyenne, voire plus pour les plus cotées. Pour choisir votre école, n’hésitez pas à examiner ses différents labels, attribués après audit et qui sanctionnent la qualité de la formation proposée. Dans l’ordre (du moins exigeant au plus exigeant) : le diplôme visé par l’Éducation nationale, le grade de master, les accréditations internationales EQUIS, AACSB et EPAS.

L'Etudiant


Hélène Olle Laprune, 21 ans, étudiante en dernière année à l'ESSCA
Ce qu'elle voulait faire. “J'ai toujours voulu intégrer une école de commerce. J'avais envie d'être dans le concret le plus tôt possible. J'ai donc choisi l'ESSCA [École supérieure de commerce d'Angers], une école postbac en 5 ans.”
Ce qu'elle fait aujourd'hui. “Je suis en master 2 marketing des produits de la grande consommation. Je veux travailler dans le marketing du luxe et du prêt-à-porter. Après ma troisième année, j'ai effectué un stage en vente chez Louis-Vuitton, puis j'ai décidé de partir un semestre en Chine. À mon retour, j'ai fait un stage chez Princesse Tam-Tam Paris.”

Margaux Charland, 20 ans, en troisième année d’école de commerce à l’ESB Reutlingen (Allemagne)
Ce qu’elle voulait faire. “Je voulais devenir vétérinaire. J’avais fait deux stages dans une clinique spécialisée, mais mes notes dans les matières scientifiques n’étaient pas suffisantes pour intégrer une prépa. Comme j’aimais l’allemand, j’ai décidé de poursuivre avec des études de commerce international.”
Ce qu’elle fait aujourd’hui. “Je suis en école de management international bilingue. J’ai déjà fait deux ans d’études à Reims Management School [désormais, Neoma Business School, NDLR]. Je passe mes deux dernières années à Reutlingen, en Allemagne. Mes cours portent surtout sur l’économie et le management. Je prépare un bachelor bilingue franco-allemand et j’obtiendrai le diplôme d’études supérieures européennes en management. J’envisage de faire ensuite un master au Québec ou en Allemagne dans le domaine des responsabilités sociales et environnementales des entreprises.”


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TEST
- Êtes-vous fait pour une école de commerce postbac ?

LIVRE
- "Bien choisir son école de commerce" et "Bien choisir sa classe préparatoire", éditions l'Etudiant

SITE UTILE
-Le site du réseau des IAE

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