Commerce, management : les formations.
- Fiche secteur
Commerce, management
Fin 2008, plus de 3 millions de salariés et 373.000 non-salariés travaillaient dans le commerce (gros, détail, automobile) (1). L’éventail des métiers est à l’avenant : représentants, cadres commerciaux et technico-commerciaux dans le commerce de gros, vendeurs des rayons spécialisés et chefs de rayon dans les libres-services alimentaires, vendeurs, chefs de rayon et responsables de magasin dans le commerce de proximité et les magasins de vêtements et meubles, pour ne citer que ceux-là.
Mais les emplois commerciaux débordent largement de ce seul secteur. Au sein de la banque, par exemple, les besoins en jeunes diplômés sont très importants pour des fonctions de plus en plus orientées vers la vente de produits d’épargne, de crédits, ou de conseil aux entreprises. Dans ce domaine, la part des cadres a fortement augmenté dans la dernière décennie. Malgré la crise, tous les secteurs commerciaux offrent encore des perspectives d’embauche, la banque et l’assurance se montrant de plus en plus exigeantes sur les niveaux de formation de leurs nouvelles recrues : au minimum bac+2/3 et jusqu’à bac+5.
Pour accéder à ces métiers, plusieurs voies sont possibles. Les BTS management des unités commerciales et les DUT techniques de commercialisation sont particulièrement indiqués. Vous pouvez aussi tenter une école de commerce (après le bac, après une prépa ou via les admissions parallèles). Autre piste : une licence ou un master orienté "vente" dans un Institut d'administration des entreprises (IAE), les écoles de commerce de la fac.
Mais les emplois commerciaux débordent largement de ce seul secteur. Au sein de la banque, par exemple, les besoins en jeunes diplômés sont très importants pour des fonctions de plus en plus orientées vers la vente de produits d’épargne, de crédits, ou de conseil aux entreprises. Dans ce domaine, la part des cadres a fortement augmenté dans la dernière décennie. Malgré la crise, tous les secteurs commerciaux offrent encore des perspectives d’embauche, la banque et l’assurance se montrant de plus en plus exigeantes sur les niveaux de formation de leurs nouvelles recrues : au minimum bac+2/3 et jusqu’à bac+5.
Pour accéder à ces métiers, plusieurs voies sont possibles. Les BTS management des unités commerciales et les DUT techniques de commercialisation sont particulièrement indiqués. Vous pouvez aussi tenter une école de commerce (après le bac, après une prépa ou via les admissions parallèles). Autre piste : une licence ou un master orienté "vente" dans un Institut d'administration des entreprises (IAE), les écoles de commerce de la fac.
(1) Le commerce en France, INSEE, édition 2009.
Commerce : les prépas économiques et commerciales| Bacs conseillés : ES (voie commerciale), S (voie scientifique), STG (voie technologique), L (via une khâgne) Niveau d’entrée/sortie : bac/bac+2 Sélectivité : moyenne à élevée Coût de la formation : faible |
Une trentaine d'écoles de commerce recrutent leurs étudiants à l'issue d'une classe préparatoire. Les plus prestigieuses sont les trois "parisiennes" (HEC, ESSEC, ESCP-Europe). Elles délivrent toutes un diplôme de "grade master".
La sélection à l’entrée des prépas est plus ou moins sévère selon les lycées. Au cours des 2 années de préparation aux concours, le rythme et l’omniprésence des contrôles exigent un fort investissement personnel. On distingue 3 options parmi les classes préparatoires économiques et commerciales : scientifique pour les bacheliers S, économique pour les titulaires d’un bac ES et technologique pour les détenteurs d’un bac STG. Chaque voie comprend une trentaine d’heures de cours par semaine. Il existe aussi un concours spécifique pour les littéraires, à l'issue d'une khâgne.
La BCE (banque commune d’épreuves) de la CCIP (Chambre de commerce et d’industrie de Paris) est le concours qui regroupe 27 écoles. Chaque établissement établit ses propres coefficients et fixe sa barre d’admissibilité.
Le concours Ecricome rassemble 6 établissements : Bordeaux École de management, Euromed Marseille, les ESC Reims, Rouen, Tours-Poitiers et l’ICN.
Commerce : les ESC (écoles supérieures de commerce)| Bacs conseillés : ES, S, STG Niveau d’entrée : bac+2, bac+3 Sélectivité : moyenne à élevée Coût de la formation : élevé Insertion professionnelle : facile |
Il n’existe pas de définition officielle d’une "grande école de commerce". L’usage désigne ainsi un établissement appartient à la Conférence des grandes écoles, se distingue par la qualité de son enseignement, et délivre un diplôme de niveau bac+5, conférant le grade de master.
33 écoles de commerce sont regroupées dans 2 grandes "banques d’épreuves" : la banque commune d’épreuves (BCE), et le concours Écricome, commun à 6 établissements.
Ces écoles recrutent dans les classes préparatoires (prépas HEC ou prépas littéraires). Elles recrutent aussi via leurs concours d' admissions parallèles après un bac+2 (BTS, DUT ou une L2) pour une entrée en 1ère année, ou après une L3 ou un master pour une entrée en 2ème année. Le nombre de places ouvertes par cette voie a beaucoup augmenté ces dernières années, et aujourd'hui plus de la moitié des diplômés des ESC n'ont pas fait de prépa. Il existe 2 concours communs spécifiques : Passerelle et Tremplin. Les écoles les plus prestigieuses ont des concours propres.
En école de commerce, on acquiert les bases du commerce et du management (marketing, comptabilité, droit, communication, fiscalité, stratégie d'entreprise...) ainsi qu’une ou plusieurs spécialités. La scolarité comprend presque toujours de longs séjours à l’étranger et en entreprise. Quant aux frais de scolarité, il faut compter en moyenne 7.500 € par an.
Commerce : les écoles post-bac| Bacs conseillés : essentiellement S, ES et STG Niveau de sortie : bac+4/5 Sélectivité : faible à élevée Coût de la formation : élevé Insertion professionnelle : facile |
Une quarantaine d’écoles de commerce recrutent directement après le bac pour 4 ou 5 ans d’études. Elles permettent d’éviter la pression de la prépa. Ces écoles proposent des cursus rapidement concrets, parfois spécialisés ou orientés vers l’international.
Attention : dans cette catégorie cohabitent des écoles de qualité très diverse. 25 d’entre elles seulement délivrent un diplôme visé par le ministère, et 8 (l'EBS à Paris, l’ESSCA à Angers, l’IESEG à Lille, l’ESDES à Lyon, l’ESG à Paris, l’EM Normandie, l’ESCE et l’EDC à Paris-la-Défense) le fameux grade de master.
Plusieurs écoles "après-bac" se sont regroupées dans des concours communs, selon leurs affinités et leur positionnement. Le concours SESAME réunit 7 écoles tournées vers l’international, qui décernent toutes un diplôme visé par le ministère de l’Éducation nationale. Le concours ACCES permet d’être admis dans 3 écoles en 5 ans qui délivrent le grade de master. Citons encore les concours Pass, Keys, Team et Prism, qui permettent de postuler à plusieurs établissements en ne passant qu’une série d’épreuves. Les frais de scolarité sont comparables à ceux facturés en ESC (environ 7.500 € l’année), à la différence que vous devez payer sur 4 ou 5 années, et non trois.
| En savoir plus > Vidéo : le portrait de Ludovic, manager de rayon et de Pierre Franceschini, chargé d’affaires bancaires
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