Droit, Immobilier : les formations.

Droit, Immobilier

Le droit reste la voie royale pour travailler dans le secteur juridique ou dans l’immobilier mais il existe aussi des filières courtes avec poursuite d’études. Tout dépend du métier visé !

Attractive, la filière juridique est, avec la médecine, l'une des plus cotées à l'université. Elle attire majori­tairement des bacheliers ES, qui constituent la moitié des nouveaux inscrits. Cette voie exigeante assure en effet des débouchés variés : les professions judiciaires classiques, comme avocat ou juge, mais aussi le métier de juriste d'entreprise ou le secteur de la fonction publique. Il s'agit en plus d'une bonne formation intellectuelle pour rebondir vers d'autres filières.
 

La première année à l'université : un cap à passer

L'entrée à la fac constitue une épreuve de taille : matières nouvelles, terminologie particulière, exercices inédits et amphithéâtres bondés. Le nombre d'abandons à la fin de la L1 est particulièrement élevé.
Au programme de la licence : droit privé, public, européen, histoire du droit et des institutions, relations internationales, droit des affaires, du travail...
À noter : il existe une vingtaine de cursus permettant d'obtenir un double diplôme associant le droit et une autre discipline (économie, histoire, langues, philosophie...). Certaines universités ont également ouvert des “collèges” de droit qui proposent un parcours renforcé suivi parallèlement à la licence et réservés aux meilleurs étudiants.
Une poignée de privilégiés, sélectionnés sur leurs résultats scolaires ou universitaires, bénéficient de cours complémentaires pour atteindre rien moins que... l'excellence !
Dernière étape cruciale : le master, soit 2 années qui achèvent votre orientation et déterminent votre insertion professionnelle en vous apportant une réelle spécialisation. Attention : les masters 2 sont sélectifs à l'entrée.
 

Un DUT pour travailler ou continuer ses études

Une dizaine d'établissements proposent des DUT carrières juridiques, dont certains en apprentissage. La moitié des admis – l'entrée en IUT est sélective, sur dossier – viennent de la filière ES, plus d'un quart ont un bac STMG. .

Ce DUT met l'accent sur les disciplines juridiques mais on y aborde aussi l'éco­nomie, la gestion, la comptabilité, la fiscalité. Les étudiants peuvent se spécialiser via des options en banque-assurance, juriste d'entreprise, administration publique.
À la sortie : les services juridiques ou RH des entreprises, les cabinets juridiques ou le secteur des banques et assurances.

À noter : la poursuite d'études concerne une importante proportion d'étudiants après un IUT.
 

Un BTS immobilier : mi-commercial, mi-juridique

Sur 2 années, la formation au BTS professions immobilières mêle le droit et les techniques de l'immobilier (techniques commerciales, gestion comptable, financière et fiscale, gestion administrative, techniques de communication professionnelle), ainsi que les techniques du bâtiment (réglementation et sécurité, construction, technologies du bâtiment). 14 semai­nes de stages complètent la formation.

Les diplômés trouvent généralement un emploi dans les agences immobilières, les cabinets d'administration de biens, les sociétés propriétaires d'immeubles ou de promotion-construction.
 

Avocat : 18 mois d'études après un master 1

Pour rejoindre un autre métier prestigieux de la filière juri­dique – avocat –, il faut passer un examen accessible après un master 1 en droit mais la majorité des candidats est titulaire d'un master 2. Au sein des universités, les IEJ (instituts d'études judiciaires) dispensent des préparations à cet examen d'entrée aux EDA (écoles des avocats). Il comporte plusieurs épreuves : 1 écrit consistant dans la rédaction d'une consultation et d'un acte juridique ou de procédure, 5 oraux dont un de langue. Une note de contrôle continu est également prise en compte.

Une fois le candidat admis, la formation se déroule sur 18 mois, avec plusieurs stages dans des cabinets d'avocats ou des services juridiques d'entreprise. À la clé : le CAPA (certificat d'aptitude à la profession d'avocat).
 

L'ENM : un master 2 vivement souhaité

Située à Bordeaux, l'ENM (École nationale de la magistrature) forme les magistrats (juges, procureurs...) pendant deux ans et demi. Très sélectif, le concours externe est accessible après un M1, mais la majorité des admis a un M2.

Au programme : 3 épreuves de dissertation (culture générale, droit pénal, droit civil), 2 cas pratiques (droit pénal, droit civil) et un questionnaire à réponses courtes (institutions et droit public). L'admission repose sur une note de synthèse, une épreuve de langue, 2 oraux de droit, une mise en situation et un entretien.

Bon à savoir : l'ENM a ouvert des classes préparatoires au concours gratuites (à destination des bac+4 en droit) à Paris, Douai et Bordeaux, pour les étudiants défavorisés.
 

Le notariat : plusieurs chemins y mènent

Pour accéder aux métiers du notariat, il existe tout d'abord le BTS notariat. Acces­sible en alternance, il forme en 2 ans des assistants collaborateurs de notaires (secrétaires des études notariales, assistants formalistes).

Au programme : droit général, droit notarial, techniques notariales, environnement économique et managérial du notariat, culture générale, langue vivante étrangère. 12 semaines de stages sont prévues. Il peut être suivi d'une licence pro en métiers du notariat.

Pour devenir notaire : 2 voies sont possibles après un master 1 juridique. Tout d'abord la piste universitaire, avec un master 2 en droit notarial, dispensé dans une trentaine d'universités. L'entrée est sélective, comme pour tous les masters 2. Viennent ensuite 2 années en apprentissage, à la fois en CFPN (centre de formation professionnelle des notaires) et dans un office.

Autre choix possible après un master 2 de droit : intégrer un CFPN sur dossier et entretien. La formation comporte un stage en alternance de 30 mois dans un office notarial. Elle se termine par un rapport de stage et est validée par un diplôme de notaire.

L'Etudiant


Madeleine Bayzelon, 21 ans, étudiante en LL.M (diplôme en droit) à New York
Ce qu'elle voulait faire. “En terminale, je n'avais qu'une idée en tête : Sciences po Paris. Parallèlement, j'avais entendu parler de la bilicence sélective de droit français-droit anglo-américain de Paris-Ouest-Nanterre-la Défense. Après mon échec au concours d'entrée à Sciences po, j'ai intégré la bilicence. Je voulais une formation assez générale, qui me permette de partir dans un pays anglo-saxon en master 2.”
Ce qu'elle fait aujourd'hui. “J'ai décidé de faire ma cinquième année à New York pour préparer un LL.M (Master of Laws), afin d'obtenir un diplôme américain de droit et de préparer le barreau de New York, ouvert aux étudiants étrangers. Je suis donc partie aux États-Unis. En parallèle, je suis à distance mes cours de master 2 de Nanterre. Plus tard, j'aimerais pratiquer le droit des affaires dans un cabinet français ou américain.”

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