Droit, Immobilier : les formations.

Droit, Immobilier

Le droit ne s’étudie pas qu’à l’université. Tout dépend du métier visé ! Des filières courtes avec poursuites d’études existent pour devenir juriste d’entreprise ou rejoindre l’immobilier.

Attractive, la filière juridique est cotée. Elle est la plus demandée à l'université, après médecine. 21 % des bache­liers généraux qui rejoignent la fac (hors IUT) choisissent le droit. Cette voie exigeante assure en effet des débouchés variés : les professions judiciaires classiques, comme avocat ou juge, mais aussi le métier de juriste d'entreprise ou le secteur de la fonction publique. Il s'agit en plus d'une bonne formation intellectuelle pour rebondir vers d'autres filières.
 

L'Université : un cap à passer

La première année Le premier cycle de droit à la faculté constitue une épreuve de taille : matières nouvelles, terminologie particulière, exercices inédits et amphithéâtres bondés. Le nombre d'abandons à la fin de la L1 est particulièrement élevé.

Dès cette première année, vous découvrez des matières fondamentales : droit civil, droit public, et des options en science politique, histoire, finances publiques, relations internationales, économie et droit européen, etc. Ensuite, au fur et à mesure, vous vous spécialisez : droit privé, droit public, droit des affaires, carrières judiciaires, droit social, droit notarial, droit européen, droit international, droit comparé...

Dernière étape cruciale : le master, soit 2 années qui achèvent votre orientation et déterminent votre insertion professionnelle. Attention : les masters 2 sont sélectifs à l'entrée.

À noter : certaines universités ouvrent désormais des “collèges” de droit au niveau licence ou master réservés aux meilleurs étudiants. Une poignée de privilégiés, sélectionnés sur leurs résultats scolaires ou universitaires, bénéficient de cours complémentaires pour atteindre rien moins que... ­l'excellence !
 

Un DUT pour travailler ou continuer ses études

Une dizaine d'établissements proposent des DUT carrières juridiques, dont certains en apprentissage. Près de la moitié des admis – l'entrée en IUT est sélective, sur dossier – viennent de la filière ES, plus d'un tiers ont un bac STG.

Ce DUT met l'accent sur le droit civil, le droit commercial ou le droit social. On y aborde aussi l'économie, la gestion, la comptabilité, la fiscalité. Les étudiants peuvent se spécialiser via des modules en banque-assurance, juriste d'entreprise, juriste de commercialisation, administration publique. À la sortie : les services juridiques ou RH des entreprises, les cabinets juridiques ou le secteur des banques et assurances.

À noter : la poursuite d'études concerne une importante proportion d'étudiants après un IUT.
 

Un BTS immobilier : mi-commercial, mi-juridique

Sur 2 années, la formation au BTS professions immobilières mêle le droit et les techniques de l'immobilier (techniques commerciales, gestion comptable, financière et fiscale, gestion administrative, techniques de communication professionnelle), ainsi que les techniques du bâtiment (réglementation et sécurité, construction, particularités de l'immobilier social, technologies du bâtiment). 10 semai­nes de stages, dans au moins 2 entreprises immobilières, complètent la formation.

Les diplômés trouvent généralement un emploi dans les agences immobilières, les cabinets d'administration de biens, les sociétés propriétaires d'immeubles ou de promotion-construction.
 

Avocat : 18 mois d'études après un master 1

Pour rejoindre un autre métier prestigieux de la filière juri­dique – avocat –, il faut passer un examen, après un master 1 en droit. Au sein des universités, les IEJ (instituts d'études judiciaires) dispensent des préparations à cet examen d'entrée aux CRFPA (centres régionaux de formation professionnelle des avocats). Il comporte plusieurs épreuves : une note de synthèse et deux compositions (l'une en droit des obligations, l'autre au choix en procédure civile, procédure pénale ou procédure administrative contentieuse) ; puis pour l'admission, des oraux en droit et un oral en langue étrangère.

Une fois le candidat admis, la formation se déroule sur 18 mois, avec plusieurs stages dans des cabinets d'avocats ou des services juridiques d'entreprise. À la clé : le CAPA (certificat d'aptitude à la profession d'avocat).
 

L'ENM : un master 2 vivement souhaité

Située à Bordeaux, l'ENM (École nationale de la magistrature) forme les magistrats (juges, procureurs...) pendant deux ans et demi. Très sélectif (moins de 10 % d'admis), le concours externe est accessible après un M1, mais la majorité des admis ont un M2.

Au programme : 3 épreuves de dissertation (culture générale, droit pénal, droit civil), 2 cas pratiques (droit pénal, droit civil) et un questionnaire à réponses courtes (institutions et droit public). L'admission repose sur une note de synthèse, une épreuve de langue, deux oraux de droit, une mise en situation et un entretien.

Bon à savoir : l'ENM a ouvert des classes préparatoires au concours gratuites (à destination des bac+4 en droit) à Paris, Douai et Bordeaux, pour les étudiants défavorisés.
 

Le notariat : plusieurs chemins y mènent

Pour accéder aux métiers du notariat, il existe tout d'abord le BTS notariat, qui a sorti ses premiers diplômés en juin 2010. Acces­sible en alternance, il forme en 2 ans des assistants collaborateurs de notaires (secrétaires des études notariales, assistants formalistes).

Au programme : droit général, droit notarial, techniques notariales, environnement économique et managérial du notariat, culture générale, langue vivante étrangère. 12 semaines de stages sont prévues. Il peut être suivi d'une licence pro en notariat.

Pour devenir notaire : 2 voies sont possibles après un master 1 juridique. Tout d'abord la piste universitaire, avec un master 2 en droit notarial, dispensé dans une trentaine d'universités. L'entrée est sélective, comme pour tous les masters 2. Viennent ensuite 2 années en apprentissage, à la fois en CFPN (centre de formation professionnelle des notaires) et dans un office.

Second choix possible après le M1 : intégrer un CFPN, sur examen d'admission. À l'issue de cette année de formation, vous obtenez un DAFN (diplôme d'aptitude aux fonctions de notaire). S'ensuivent 2 années de stage dans un office notarial.

Camille Stromboni 



Christophe, 22 ans, en master 1 de droit social à Lille 2
Ce qu'il voulait faire. “En terminale, je ne savais pas ce que je voulais faire précisément. Je voulais entrer dans une école de commerce, mais je n'avais pas le niveau pour suivre une classe prépa. Comme j'étais également attiré par les métiers du droit, je me suis inscrit à la fac, à Lille 2, en pensant intégrer par la suite une école en admission parallèle.”
Ce qu'il fait aujourd'hui. “J'ai voyagé un an après ma deuxième année de licence en arrêtant mes études. J'ai ensuite choisi de reprendre mon cursus. Je possède un master en droit des affaires, obtenu à Aix-en-Provence [13]. Je commence, à Lille [59], un autre master en droit social pour travailler ensuite dans le secteur des ressources humaines.”

Propos recueillis par LE



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