Médecine, dentaire, sage-femme : les formations.

Médecine, dentaire, sage-femme

 
Dentaire

Pratique et professionnalisée, la formation d’odontologie dure de 5 à 8 ans après la PACES (1ère année commune des études de santé), qui remplace PCEM1 et PCEP1. Elle est découpée en 3 cycles de durée variable. Le 1er cycle se déroule sur 2 ans (dont l’année de PACES), le 2ème sur 3 ans et le 3ème varie de 1 à 3 ans selon la voie professionnelle visée (exercice en cabinet, en centre hospitalier ou dans une unité d’enseignement et de recherche). Les études sont dispensées dans des UFR d’odontologie, au sein des facs de médecine.
À l’issue de leur formation, les étudiants obtiennent le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire et peuvent exercer. Le chirurgien-dentiste soigne l’ensemble des maladies des dents, de la bouche, des maxillaires (os de la machoire) et des tissus attenants. Plus de 90 % des professionnels optent pour l’exercice libéral, comme généraliste ou avec une spécialité (orthodontie). Les 10 % restants œuvrent en milieu hospitalier. Il est également possible d’envisager une carrière de chercheur.


Dentaire - la PACES ou "L1 santé" (ex-PCEM1)

Bac conseillé : S (avec mention)
Niveau de sortie : bac
Sélectivité : élevée
Coût de la formation : moyen
Depuis la rentrée 2010, la PACES (1ère année commune des études de santé) ou "L1 santé" est commune aux futurs médecins, dentistes, sages-femmes et pharmaciens mais aussi à des professions paramédicales (comme les kinésithérapeutes) dans certaines universités. Elle remplace désormais l'année de PCEM1 (1er cycle des études médicales 1ère année) et celle de PCEP1 (1er cycle des études pharmaceutiques).

Au 1er semestre, tous les étudiants suivent les mêmes cours (anatomie, physiologie, biologie, physique, biostatistiques...). À l'issue de celui-ci, ils passent un seul concours, mais, selon les filières, des coefficients différents sont affectés aux matières. Par exemple, à Paris Descartes, l'anatomie est affectée d'un coefficient 4 en médecine et 2 en pharmacie, tandis que l'UE Médicament a un coefficient 4 en médecine et 6 en pharmacie.

Au 2nd semestre, les étudiants conservent un tronc commun, mais suivent un module spécifique à la filière choisie (soit 4 matières). En fin de semestre, les étudiants passent les mêmes épreuves de tronc commun et les épreuves spécifiques liées à leur filière. Selon leur classement final, la procédure de choix se met en place. Les candidats non classés peuvent redoubler (sous conditions) ou changer d'orientation (avec la possibilité de retenter leur chance plus tard). La réforme ne change rien au numerus clausus (nombre de places offertes au concours pour intégrer la 2ème année) fixé chaque année par un arrêté ministériel dans chacune des branches. En 2010-2011, celui-ci s’élève à 1.154 places en dentaire.


Dentaire - le cursus post-PACES

Bac conseillé : S
Niveau de sortie : bac + 6 à bac + 9
Sélectivité : faible
Coût de la formation : faible
Insertion professionnelle : facile
Après la PACES, la 2ème année a pour objectif d’acquérir des connaissances fondamentales dans les disciplines odontologiques (anatomie crânio-faciale, embryologie [développement embryonnaire] de la face, physiologie dentaire, anatomie des dents, prothèses...). Les disciplines scientifiques comme la physique ou la biophysique et médicales comme l’anatomie, la virologie ou l’hématologie ne sont pas abandonnées. Des matières comme l’anglais, l’organisation des systèmes de santé, l’éthique, les sciences humaines, etc. figurent également au programme.

Le 2ème cycle professionnalisant s’étale sur 3 ans, durant lesquels se combinent théorie, travaux pratiques et stages (chez un praticien ou hospitaliers). Côté théorie, le programme aborde des matières générales (physique, microbiologie...), médicales (pathologies, pharmacologie...) et autres spécificités (anatomie dentaire, paradontologie...), complétées de travaux manuels.

À l’issue du 2ème cycle, l’apprenti dentiste doit choisir entre un 3ème cycle court (une année), consacré à la préparation de l’exercice autonome de la profession, et un cycle long (3 ans) ou internat. On peut tenter le concours de l’internat à 2 reprises : en fin de 5ème ou de 6ème année. Il débouche sur une attestation d’études approfondies. Mais, quelle que soit la durée de ce 3ème cycle, les étudiants doivent effectuer des stages hospitaliers et soutenir une thèse.


Médecine

De la PACES (1ère année commune aux études de santé)  ou "L1 santé" au titre de docteur, comptez de 9 à 11 ans de formation à l’université. Ce marathon ne dissuade pourtant pas les candidats... Quelque 47.000 étudiants se disputent les 7.400 places (numerus clausus 2010) ouvertes en 2ème année. Pour faire partie des 16 % d’admis au concours, mieux vaut avoir un profil scientifique. Environ 90 % des étudiants sont issus de la filière S en 1ère année, 99 % en PCEM2.
D’abord théorique, la formation devient de plus en plus pratique dès la 2ème année. Aux cours magistraux et aux travaux dirigés s’ajoutent des gardes et des stages hospitaliers dans les différents services. Après l’examen classant national de 6ème année, les étudiants choisissent une spécialité : l’anesthésie-réanimation, la biologie médicale, la gynécologie médicale, la gynécologie-obstétrique, la médecine générale, la médecine du travail, la pédiatrie, la psychiatrie, la santé publique, les spécialités médicales (dermatologie, cardiologie, gastro-entérologie, etc.) et les spécialités chirurgicales (chirurgie générale, neurochirurgie, etc.). À l’hôpital comme en libéral, les débouchés ne posent aucun problème.


Médecine - la PACES ou "L1 santé" (ex-PCEM1)

Bac conseillé : S
Niveau d’entrée : bac
Sélectivité : élevée
Coût de la formation : faible
Insertion professionnelle : facile
Depuis la rentrée 2010, la PACES (première année commune des études de santé) ou "L1 santé" est commune aux futurs médecins, dentistes, sages-femmes et pharmaciens mais aussi à des professions paramédicales (comme les kinésithérapeutes) dans certaines universités. Elle remplace désormais l'année de PCEM1 (1er cycle des études médicales 1ère année) et celle de PCEP1 (1er cycle des études pharmaceutiques).

Au 1er semestre, tous les étudiants suivent les mêmes cours (anatomie, physiologie, biologie, physique, biostatistiques...). À l'issue de celui-ci, ils passent un seul concours, mais, selon les filières, des coefficients différents sont affectés aux matières. Par exemple, à Paris Descartes, l'anatomie est affectée d'un coefficient 4 en médecine et 2 en pharmacie, tandis que l'UE Médicament a un coefficient 4 en médecine et 6 en pharmacie.

Au 2nd semestre, les étudiants conservent un tronc commun, mais suivent un module spécifique à la filière choisie (soit 4 matières). En fin de semestre, les étudiants passent les mêmes épreuves de tronc commun et les épreuves spécifiques liées à leur filière. Selon leur classement final, la procédure de choix se met en place. Les candidats non classés peuvent redoubler (sous conditions) ou changer d'orientation (avec la possibilité de retenter leur chance plus tard). La réforme ne change rien au numerus clausus (nombre de places offertes au concours pour intégrer la deuxième année) fixé chaque année par un arrêté ministériel dans chacune des branches. 

En 2010, ce numerus clausus s’élève à 7.400 places en médecine. Le taux de réussite tourne autour de 16 %. Cependant, selon les besoins locaux en médecins, ce taux varie, d’une fac à l’autre, de 12 à 24 % en France métropolitaine !

Si vous êtes reçu à cette "annus horribilis", vous ferez vos premiers pas à l’hôpital. Un stage infirmier d’1 mois est en effet prévu en été pour découvrir des soins comme la prise de sang ou la toilette des malades. En cas d’échec à la 1ère année, il est possible de redoubler 1 fois (et une seule, sauf dérogation).



Médecine - le cursus post-PACES

Bac conseillé : S
Niveau d’entrée : bac+1
Sélectivité : facile
Coût de la formation : facile
Insertion professionnelle : facile
Pas question de se relâcher après la 1ère année : la 2ème année de 1er cycle (PCEM2) et la 1ère année de 2ème cycle (DCEM1), fortement liées, se révèlent fondamentales. Les étudiants approfondissent les bases théoriques de la P1 et la pratique devient de plus en plus présente.

À partir de la DCEM2, et pendant 3 ans, les "externes" entrent vraiment dans le vif du sujet et apprennent l’exercice direct de la médecine (établir un diagnostic, expliquer aux patients leur maladie, argumenter un traitement, etc.). Ils partagent leur temps entre la fac, les stages à l’hôpital et les gardes (36 au total sur 3 ans). En ligne de mire : l’ECN (examen classant national), qui conditionne l’accès au 3ème cycle.

La DCEM4 est en grande partie consacrée à sa préparation. En fonction de leur rang de classement et des postes disponibles, les étudiants choisissent une affectation (un lieu de formation) et une spécialité. L’internat dure ensuite entre 3 ans (pour les généralistes) et 4 ou 5 ans (pour les autres spécialités). À la clé : un DES (diplôme d’études spécialisées) dans une discipline choisie durant le cursus. Pour obtenir le titre de docteur en médecine, les internes doivent enfin soutenir une thèse et prononcer le serment d’Hippocrate.


Sage-femme

Les écoles de sages-femmes, dont le cursus se déroule sur 4 ans, admettent les élèves qui ont réussi le concours de la PACES (1ère année commune aux études de santé), ex-PCEM1. La formation alterne périodes de cours (comptant pour 1/3) et périodes de stages (2/3). Au fil des ans, la pratique professionnelle prend de plus en plus d’importance.
La 1ère phase des études est orientée vers le suivi des grossesses "normales", la prévention et la pratique des accouchements que l’on commence parfois à pratiquer dès la fin de la 1ère année. Les 2 dernières années sont axées sur la pathologie et les grossesses "à risques". À partir de cette 2ème phase, les stages sont rémunérés (environ 100€ par mois en 3ème année, puis 200€ en 4ème année).
Une fois son diplôme d’État en poche, la sage-femme peut travailler à l’hôpital, en clinique, en PMI (protection maternelle et infantile) ou en libéral dans un cabinet. C’est ce qui s’appelle avoir l’embarras du choix! D’autant plus qu’elle peut s’occuper des accouchements, mais aussi de leur préparation, des consultations prénatales, des grossesses pathologiques, des suites de couches, etc.


Sage-femme - la PACES ou "L1 santé" (ex-PCEM1)

Bac conseillé : S
Niveau d’entrée : bac
Sélectivité : élevée
Coût de la formation : faible
Depuis la rentrée 2010, la PACES (première année commune des études de santé) ou "L1 santé" est commune aux futurs médecins, dentistes, sages-femmes et pharmaciens mais aussi à des professions paramédicales (comme les kinésithérapeutes) dans certaines universités. Elle remplace désormais l'année de PCEM1 (1er cycle des études médicales 1ère année) et celle de PCEP1 (1er cycle des études pharmaceutiques).

Au premier semestre, tous les étudiants suivent les mêmes cours (anatomie, physiologie, biologie, physique, biostatistiques...). À l'issue de celui-ci, ils passent un seul concours, mais, selon les filières, des coefficients différents sont affectés aux matières. Par exemple, à Paris Descartes, l'anatomie est affectée d'un coefficient 4 en médecine et 2 en pharmacie, tandis que l'UE Médicament a un coefficient 4 en médecine et 6 en pharmacie.

Au second semestre, les étudiants conservent un tronc commun, mais suivent un module spécifique à la filière choisie (soit 4 matières). En fin de semestre, les étudiants passent les mêmes épreuves de tronc commun et les épreuves spécifiques liées à leur filière. Selon leur classement final, la procédure de choix se met en place. Les candidats non classés peuvent redoubler (sous conditions) ou changer d'orientation (avec la possibilité de retenter leur chance plus tard). La réforme ne change rien au numerus clausus (nombre de places offertes au concours pour intégrer la 2ème année) fixé chaque année par un arrêté ministériel dans chacune des branches. En 2010, ce numerus clausus s’élève à 1.016 places en sage-femme. 


Sages-femmes -  les écoles

Bac conseillé : S
Niveau de sortie : bac+5
Sélectivité : faible
Coût de la formation : faible
Insertion professionnelle : facile
Une quarantaine d’écoles agréées par le ministère de la Santé et dépendantes des facultés de médecine dispensent la formation de sage-femme. Côté théorie, les élèves de première année acquièrent des bases dans les matières liées à l’exercice de la profession (gynécologie, obstétrique, pédiatrie, etc.) et des connaissances générales dans les disciplines médicales (anatomie, physiologie, pathologie, santé publique, etc.) ou non (droit, sciences humaines et sociales, langue, etc.). Côté pratique, les jeunes recrues sont mises dans le bain avec un premier plongeon en milieu hospitalier seulement 1 mois après la rentrée.

Au total, elles doivent réaliser 27 semaines de stages rémunérés dans l’année, en maternité mais aussi dans d’autres services. Dès le départ, les élèves effectuent également des gardes de 12 heures, de jour... comme de nuit. En 2ème année, la formation se recentre sur le rôle de la sage-femme. Il s’agit de s’entraîner aux accouchements en travaux pratiques et en stage. Si tout va bien, à la fin de l’année, les élèves seront capables de prendre en charge une grossesse qui ne nécessite pas de surveillance particulière. En 3ème et 4ème années, une large place est consacrée aux cas pathologiques. Des cours de réanimation viennent s’ajouter. Les élèves sont de plus en plus autonomes.

Au final, leur formation aura duré 5 ans. Pourtant, le diplôme d’État de sage-femme n’est reconnu qu’à bac+3. Néanmoins, un nouveau programme, découpé en unités d’enseignement permettant d’obtenir des crédits ECTS, devrait être mis en oeuvre en 2011. Les étudiants entrés en formation en septembre 2010 pourraient alors obtenir un diplôme d’État reconnu au niveau master (bac+5) en 2015.

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