Santé : les formations.

Santé

La première année commune aux études de santé (PACES) conduit à 4 concours en médecine, en pharmacie, en chirurgie dentaire ou en école de sages-femmes.

Médecine, dentaire, sage-femme et pharmacie : 4 filières distinctes aux nombreux points communs, à commencer par la première année d'études, appelée PACES (première année commune aux études de santé). Puis, dans l'une comme dans l'autre, vous serez très vite dans le bain grâce aux stages. C'est là que vous découvrirez des métiers-passion exigeants mais gratifiants et variés.

De la chirurgie à la prothèse, de la salle de naissance au laboratoire, du généraliste au spécialiste... il existe 1001 façons d'exercer en santé. Pas de soucis de débouchés ! Pour y parvenir, il vous faudra de bonnes bases scientifiques, de la motivation, de la patience et souvent une grande capacité d'écoute.
 

PACES : l'obstacle incontournable

Depuis la rentrée 2010, la première année des études de santé (médecine, sage-femme, dentaire et pharmacie) est appliquée dans toutes les universités. Elle remplace désormais l'année de PCEM1 (premier cycle des études médicales première année), de même que celle de PCEP1 (premier cycle des études pharmaceutiques première année).

Environ 95 % des étudiants sont issus de S en première année (ils sont 99 % en deuxième année de médecine). Au premier semestre, tous les étudiants suivent les mêmes cours (anatomie, physiologie, biologie, physique, biostatistiques...). À l'issue de celui-ci, ils passent un seul concours, mais, selon les filières, des coefficients différents sont appliqués aux matières. Par exemple, à Paris-Descartes, “l'organisation des appareils et systèmes” est affectée d'un coefficient 4 en médecine et 2 en pharmacie, tandis que l'UE “initiation à la connaissance du médicament” se voit attribuer un coefficient 4 en médecine et 6 en pharmacie. Ces résultats permettront de savoir si l'étudiant a le niveau pour présenter de 1 à 4 concours en fin d'année.

Au second semestre, les étudiants conservent un tronc commun, mais doivent suivre un module spécifique à la filière choisie (soit 4 matières). En fin de semestre, les étudiants passent les mêmes épreuves de tronc commun et les épreuves spécifiques liées à leur filière. Selon leur classement final, la procédure de choix se met en place.

Les candidats non classés peuvent redoubler (sous conditions) ou se réorienter (avec la possibilité de retenter leur chance plus tard). La réforme ne change rien au numerus clausus (nombre de places offertes au concours pour intégrer la deuxième année). À titre informatif, voici les chiffres de 2013 : 7.492 places en médecine, 1.200 places en dentaire, 1.016 en maïeutique et 3.095 en pharmacie. Les meilleurs candidats réussiront le concours de leur choix. Mais attention, les statistiques ne jouent pas qu'en faveur des bons élèves. Certes, les titulaires d'une mention passable au bac représentaient jusqu'à présent la moitié des inscrits en première année de médecine, et seulement 15 % des élèves de deuxième année. Mais, en première année, la plupart des enseignements sont nouveaux. Les compteurs sont donc “remis à zéro”.

Certains élèves, lassés du lycée, se remobilisent et se révèlent sur les bancs de l'université. Évidemment, cela sera plus difficile si vous étiez déjà à fond en terminale.


Peut-on choisir son université  : une première étape


Chaque faculté s'organisant à sa manière, il vaut mieux se ren­seigner directement auprès de l'établissement visé. Par exemple, certaines universités n'acceptent pas d'inscription de bacheliers hors académie, alors que ­d'autres le font. Certaines demandent aux étudiants qui n'ont pas le bac de l'année de passer devant une commission de réorientation, mais ce n'est pas toujours le cas.
 

Médecine : de 9 à 11 ans d'études

Le premier cycle des études médicales dure 3 ans, il mène à l'obtention du DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales) et inclut, en plus de la PACES, le DFGSM2 et le DFGSM3. Les étudiants y approfondissent les bases théoriques et la pratique.

À partir du deuxième cycle des études, et pendant 3 ans, les externes apprennent les manifestations cliniques, les mécanismes physiopathologiques et les démarches thérapeutiques appliquées à chaque pathologie de chaque discipline (cardiologie, ophtalmologie, dermatologie, etc.). Ils partagent leur temps entre la fac, les stages à l'hôpital et les gardes. En ligne de mire : l'ECN (examen classant national).

La dernière année de ce cycle est en grande partie consacrée à sa prépa­ration. En fonction de leur rang de classement et des postes disponibles, les étudiants choisissent une affectation (un lieu de formation) et une spécialité parmi la trentaine proposées (anesthésie-réanimation, pédiatrie, cardiologie, médecine générale, neurochirurgie, psychiatrie, santé publique, etc.).

L'internat dure ensuite entre 3 ans (généralistes) et 4 ou 5 ans (autres spécialités). À la clé : un DES (diplôme d'études spécialisées) dans une discipline. Pour obtenir le titre de docteur en médecine, les internes doivent soutenir une thèse et prononcer le serment d'Hippocrate.
 

Dentaire : 90 % des professionnels en libéral

Pratique et professionnalisée, la formation d'odontologie ou dentaire dure au minimum 5 ans. Les études sont dispensées dans 16 UFR d'odontologie, au sein des facs de médecine.

Les deuxième et troisième années ont pour objectif d'acquérir des connaissances fondamentales dans les disciplines odontologiques (anatomie crânio-faciale, embryologie [développement embryonnaire] de la face, physiologie dentaire, anatomie des dents, prothèses...). Les disciplines scientifiques comme la physique ou la biophysique et médicales comme l'anatomie, la virologie ou ­l'hématologie ne sont pas abandonnées.

Le deuxième cycle professionnalisant s'étale sur 2 ans, combinant théorie, travaux pratiques et stages (chez un praticien ou hospitaliers). À l'issue de celui-ci, l'apprenti dentiste doit choisir entre un troisième cycle court (une année), consacré à la préparation de l'exercice autonome de la profession, et un cycle long (3 ou 4 ans) ou internat. Mais, quelle que soit la durée de ce troisième cycle, les étudiants doivent effectuer des stages hospitaliers et soutenir une thèse.

À l'issue de leur formation, les étudiants obtiennent le diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire et peuvent exercer. Le chirurgien-dentiste soigne l'ensemble des maladies des dents, de la bouche, des maxillaires (os de la mâchoire) et des tissus attenants.

Plus de 90 % des professionnels optent pour l'exercice libéral, comme généraliste ou avec une spécialité (orthodontie). Les 10 % restants travaillent en milieu hospitalier. Il est également possible d'envisager une carrière de chercheur.
 

Sage-femme : une filière en chantier

La formation de sage-femme est dispensée dans 36 écoles agréées par le ministère de la Santé et dépendantes des CHU (centres hospitalo-universitaires). Quelques écoles, comme celles de Marseille ou de Lyon, sont désormais intégrées aux universités. La reconnaissance du diplôme d'État au grade de master est, quant à elle, effective depuis mars 2013 (premiers diplômés en 2015).

D'ores et déjà, un nouveau cursus a été mis en place. Il reprend le découpage initial des études en 2 phases de 2 ans chacune (soit 4 ans après la PACES), mais leur contenu évolue. Les 36 écoles ont démarré le premier cycle en septembre 2011. Les 2 premières années (L2 et L3) sont plus théoriques qu'auparavant. La part des stages est moindre. Les aspects cliniques sont abordés sous forme de simulations, d'études de cas, de lecture critique d'articles. Les disciplines (gynécologie, obstétrique, pédiatrie, droit, sciences humaines et sociales, langue, etc.) sont enseignées de manière plus universitaire. Il y a moins de cours magistraux et plus d'enseignements dirigés. Le diplôme de formation générale en sciences maïeutiques, conférant un niveau licence, sanctionne ce premier cycle.

La prise en charge réelle de la pathologie est approfondie lors du deuxième cycle. Dans le nouveau cursus, les 2 dernières années (M1 et M2) proposent un tronc commun et un parcours personnalisé pour approfondir ou compléter des connaissances en vue d'une orientation vers la recherche.

Une fois son diplôme d'État en poche, la sage-femme peut travailler à l'hôpital public, dans des établissements privés, en PMI (protection maternelle et infantile) ou en libéral, seule ou en maison médicale.
 

Pharmacie : pour les amateurs de chimie

Les études de pharmacie durent de 6 à 9 ans selon la filière (officine, industrie, internat, recherche). Les deux années qui suivent la PACES sont fondées sur des enseignements théoriques fondamentaux. 2 stages obligatoires et 2 stages facultatifs sont programmés.

Les quatrième et cinquième années, dites “AHU” (années hospitalo-universitaires), mettent l'accent sur la pratique. Les étudiants appliquent leur savoir à l'hôpital pendant 1 an à mi-temps ou 6 mois à temps plein. Et choisissent une voie professionnelle.

Les étudiants peuvent ensuite se diriger vers le troisième cycle court. Ils choisissent une spécialisation (officine ou industrie) et obtiennent leur diplôme d'État de docteur en pharmacie au bout de 1 an après avoir soutenu leur thèse. La filière “officine” débouche, sans surprise, sur le travail en... officine. La filière “industrie” mène à une carrière dans l'industrie pharmaceutique, agroalimentaire ou cosmétique.

Les étudiants peuvent aussi choisir le cycle long, qui est accessible sur concours. Après 4 années, l'internat débou­che non seulement sur le diplôme d'État, mais également sur un DES (diplôme d'études spécialisées) dans 4 domai­nes (biologie médicale, pharmacie hospitalière-pratique et recherche, pharmacie industrielle et biomédicale, innovation pharmaceutique recherche). Ces DES permettent de faire carrière tant dans le secteur privé que public. Les études sont rémunérées.

Céline Authemayou 



Alexandre, 22 ans, en médecine à Nancy
Ce qu'il voulait faire. “Pédiatre. Petit, j'étais suivi par un médecin exceptionnel. Cela m'a donné envie de faire comme lui. Après le bac, je me suis donc inscrit en première année à la fac de médecine de Nancy, la plus proche de chez moi. J'ai dû tenter 2 fois le concours, mais j'ai fini par accéder à la deuxième année.”
Ce qu'il fait aujourd'hui. “Je suis en quatrième année. Dans deux ans et demi, je passe l'ECN [examen classant national]. Pour le moment, je vise toujours la pédiatrie. Mais je n'ai pas encore fait beaucoup de stages, donc cela peut évoluer. En ce qui concerne la ville, après 7 ans à Nancy, j'aurais peut-être envie de m'installer ailleurs. La région lyonnaise m'attire…”

Propos recueillis par LE



Pour aller plus loin

TÉMOIGNAGES
- Nathalie Bertereau, sage-femme en clinique.
- Charlotte, étudiante en PCEM2
- Sandra Louis, pharmacien en officine.
- Le quotidien de Chloé, une jeune étudiante en médecine.
- Ils ont franchi le cap de la PACES
- Vidéo : Médecins sans frontières
- Vidéo : zoom sur le métier de sage-femme


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