Paramédical

La plupart des professions paramédicales étant réglementées, il faut obtenir le diplôme d’État ad hoc pour pouvoir les exercer. La sélection pour intégrer les formations s’effectue le plus souvent sur concours.

Paramédical

Du masseur-kinésithérapeute à l'ergothérapeute, en passant par l'infirmier ou l'orthophoniste, il existe plus d'une dizaine de diplômes d'État dans le secteur paramédical. Chaque diplôme permet d'accéder à une profession ; les formations se déroulent sur une durée d'un à cinq ans et sont ouvertes en majorité aux titulaires du bac. Si les bacheliers S ont la part belle dans une dizaine de formations, les autres profils ont également leurs chances, par exemple pour les études d'infirmier, de psychomotricien ou d'orthophoniste.

Avec une demande croissante de personnel, les débouchés sont assurés dans la plupart des métiers paramédicaux, phénomène accentué par le nombre limité de places à l'entrée des écoles.

Infirmier(ère) : plus de 30.000 étudiants en première année

Les études pour devenir infirmier(ère) s'effectuent, après le bac, en trois ans dans plus de 300 IFSI (instituts de formation en soins infirmiers) publics ou privés. Chaque institut organise sa propre sélection à l'entrée.

Le concours comporte une épreuve d'admissibilité, comprenant une étude de texte relatif à l'actualité sanitaire et sociale et des tests d'aptitude. L'admission est prononcée au terme d'un entretien.

Le programme de la formation, qui mêle toujours cours, TD (travaux dirigés), TP (travaux pratiques) et stages, a été repensé pour intégrer des cours plus fournis sur les connaissances de base (biologie, pharmacologie, etc.), de l'anglais et une initiation aux méthodes de recherche.

Les étudiants doivent obtenir 180 crédits ECTS (méthode qui permet d'attribuer des crédits aux composantes d'un programme d'études) pour décrocher le diplôme d'État d'infirmier reconnu au grade de licence (bac + 3).

Les étudiants abordent à la fois des thèmes généraux et transversaux (sciences humaines, santé, hygiène...) et des disciplines médicales (physiologie, pédiatrie, anatomie, psychiatrie...).

Une fois diplômé, l'infirmier(ère) peut se spécialiser comme IADE (infirmier anesthésiste), IBODE (infirmier de bloc opératoire), IPDE (infirmière puéricultrice) ou cadre de santé.

Pour l'année 2016-2017, le nombre d'étudiants en première année d'IFSI était fixé à 30.997 par arrêté ministériel.

Kinésithérapeute : quatre ans d'études

Une quarantaine d'IFMK (instituts de formation en masso-kinésithérapie) publics ou privés, préparent en quatre ans (contre trois avant 2015) au diplôme d'État de masseur-­kinésithérapeute.

Depuis la rentrée 2016, les étudiants doivent, pour intégrer un IFMK, avoir validé soit une PACES (première année commune aux études de santé), soit une première année de licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou dans le domaine des sciences, des technologies ou de la santé. Les étudiants issus de la PACES sont prioritaires. En revanche, à partir de la rentrée 2017, l'accès aux IFMK par le concours PCB (physique, chimie et biologie) sera définitivement supprimé.

Libérale ou salariée, la profession ne connaît pas le chômage. Mais, avant de travailler, il faudra se former. Au programme : anatomie, physiologie, pathologie, techniques de masso-kinésithérapie, etc.

Une année en IFMK coûte en 2016-2017 de 184 € à l'université à plus de 9.000 € par an dans le privé.

Pour l'année 2016-2017, le nombre d'étudiants en première année d'IFMK était fixé à 2.693 par arrêté ministériel.

Lire aussi : PACES : le classement 2016 des facs de médecine

Psychomotricien : spécialiste des difficultés motrices

Le psychomotricien rééduque les personnes présentant des difficultés motrices liées à des troubles psychologiques. Sa formation est dispensée dans des établissements dépendant de facultés de médecine (Bordeaux, Lyon, Paris, Toulouse), d'hôpitaux publics (Meulan [78], Hyères [83]) ou dans des établissements privés (Loos [59], Boulogne-Billancourt [92]). Les étudiants sont admis sur concours.

Pour l'année 2016-2017, le nombre d'étudiants en première année était fixé à 894 par arrêté ministériel.

Orthophoniste : spécialiste des troubles du langage

Le certificat de capacité d'orthophonie se prépare dans l'un des 19 centres spé­cialisés rattachés à des facultés de médecine. Cette discipline consiste à rééduquer les personnes atteintes de troubles de la parole ou du langage.

Les études, accessibles sur concours, après le bac, se déroulent sur cinq ans et confèrent le grade de master.

Pour l'année 2016-2017, le nombre d'étudiants en première année était fixé à 841 par arrêté ministériel.

Orthoptiste : spécialiste de la rééducation oculaire

L'orthoptiste intervient à la demande d'un ophtalmologiste pour faire du dépistage ou de la rééducation oculaire.

Quatorze universités préparent en trois ans au certificat de capacité d'orthoptiste. Les étudiants sont sélectionnés sur la base de deux épreuves d'admissibilité écrites (en sciences de la vie et physique) et d'une épreuve d'admission orale (exposé, discussion avec un jury).

Audioprothésiste : praticien de l'appareillage auditif

Dix établissements délivrent en trois ans le diplôme d'État d'audioprothésiste, dont la mission consiste à appareiller les malentendants.

L'admission se fait sur concours ouvert aux bacheliers scientifiques (de préférence), mais la plupart des admis ont suivi une PACES.
Les étudiants alternent les cours théoriques (maths, physique, audiologie, audioprothèses, etc.) et les cours pratiques (49 semaines de stage).

Pour l'année 2016-2017, le nombre d'étudiants en première année était fixé à 200 par arrêté ministériel.

Lire aussi : les formations paramédicales sur concours après le bac

Manipulateur d'électroradiologie : un métier, deux diplômes

Deux voies, qui devraient bientôt fusionner, mènent à ce métier.

Les étudiants peuvent passer par l'un des 18 instituts de formation de manipulateur d'électroradiologie médicale, rattachés à un centre hospitalier (il faut parfois suivre la première année de santé avant), et obtenir un diplôme d'État,

Ils peuvent aussi étudier dans l'un des 25 établissements (une majorité de lycées publics ou privés sous contrat) pour décrocher le DTS (di­plôme de technicien supérieur) en imagerie médicale et radiologie thérapeutique. Les premiers recrutent sur concours, les seconds sur dossier.

Les stages représentent le double du temps de cours. Le cursus se déroule sur trois années après le bac et confère le grade de licence.

Ergothérapeute : à l'hôpital ou en centre de rééducation

L'ergothérapeute intervient dans les hôpitaux ou les centres de rééducation auprès de personnes souffrant d’un handicap moteur, sensoriel ou neurologique afin de les aider à vivre le plus normalement possible avec leur déficience.

Le diplôme d'État d'ergothérapeute se prépare en trois ans après le bac à l'université ou dans des instituts publics ou privés. On recense une quinzaine de centres de formation.

La plupart des étudiants sont recrutés sur concours, parfois après une PACES, une L1 de STAPS ou une L1 de sciences de la vie. Le cursus inclut des enseignements théoriques et des travaux dirigés nécessaires pour le travail thérapeutique auprès des patients.

Lire aussi : quelles études pour travailler dans le secteur paramédical, avec ou sans le bac ?

Marina, 21 ans, en dernière année à l’IFSI Bichat, à Paris

Ce qu’elle voulait faire. Infirmière. “J’ai toujours voulu aider les personnes souffrantes. Je voulais choisir un métier où chaque détail compte. J’ai envisagé une série scientifique, mais mes résultats en mathématiques étaient trop faibles. La série STL m’a permis d’acquérir de la dextérité, un sens de l’organisation et une capacité d’analyse et d’observation.”
Ce qu’elle fait aujourd’hui. Une école d’infirmières. « Après le bac, j’ai fait une prépa aux concours infirmiers à La Harpe, à Rennes (35). J’ai ensuite été reçue à l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) Bichat à Paris. Je suis en dernière année de ce cursus qui dure trois ans. Grâce aux stages, j’ai acquis des connaissances sur différentes pathologies et leurs traitements, et des techniques de soin. J’aimerais devenir infirmière anesthésiste et intégrer le SAMU.”

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