Paramédical

Les professions paramédicales sont très réglementées. Pour les exercer, le diplôme d’État correspondant au métier visé est exigé. La sélection pour intégrer les formations s’effectue le plus souvent sur concours.

Paramédical

Du masseur-kinésithérapeute à l'ergothérapeute, en passant par l'infirmier ou l'orthophoniste, il existe plus d'une dizaine de diplômes d'État permettant d'accéder à un métier dans le secteur paramédical. Les formations se déroulent sur une durée d'un à cinq ans et sont ouvertes en majorité aux titulaires du bac. Si une dizaine de formations font la part belle aux bacheliers S, les autres profils ont également leurs chances, par exemple pour les études d'infirmier, de psychomotricien ou d'orthophoniste.

Avec une demande croissante de personnel, les débouchés sont assurés dans la plupart des métiers paramédicaux, phénomène accentué par le nombre limité de places à l'entrée des écoles.

Infirmier(ère) : plus de 30.000 étudiants attendus dans les IFSI

Les études pour devenir infirmier(ère) s'effectuent, après le bac, en trois ans dans plus de 300 IFSI (instituts de formation en soins infirmiers) publics ou privés. Chaque institut organise sa propre sélection à l'entrée.

Pour l’année scolaire 2017-2018, le nombre d’étudiants en première année d’IFSI était fixé à 30.947 par arrêté ministériel.

Le concours comporte une épreuve d'admissibilité, comprenant une étude de texte relatif à l'actualité sanitaire et sociale et des tests d'aptitude. L'admission est prononcée au terme d'un entretien.

Le programme de la formation, qui mêle toujours cours, TD (travaux dirigés), TP (travaux pratiques) et stages, a été repensé pour intégrer des cours plus fournis sur les connaissances de base (biologie, pharmacologie, etc.), de l'anglais et une initiation aux méthodes de recherche.

Les étudiants doivent obtenir 180 crédits ECTS (méthode qui permet d'attribuer des crédits aux composantes d'un programme d'études) pour décrocher le diplôme d'État d'infirmier reconnu au grade de licence (bac+3). Ils abordent à la fois des thèmes généraux et transversaux (sciences humaines, santé, hygiène...) et des disciplines médicales (physiologie, pédiatrie, anatomie, psychiatrie...).

Les diplômés peuvent se spécialiser pour devenr IADE (infirmier anesthésiste), IBODE (infirmier de bloc opératoire), IPDE (infirmière puéricultrice) ou cadre de santé.

Kinésithérapeute : quatre ans d'études

Une quarantaine d'IFMK (instituts de formation en masso-kinésithérapie) publics ou privés, préparent en quatre ans au diplôme d'État de masseur-­kinésithérapeute.

Pour intégrer un IFMK, les étudiants doivent avoir validé soit une PACES (première année commune aux études de santé), soit une L1 (première année de licence) STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou dans le domaine des sciences, des technologies ou de la santé. Les étudiants issus de la PACES sont prioritaires. En revanche, à partir de la rentrée 2017, l'accès aux IFMK par le concours PCB (physique, chimie et biologie) sera définitivement supprimé.

Pour l'année 2017-2018, le nombre d'étudiants en première année d'IFMK était fixé à 2.756 par arrêté ministériel.

La profession, qui peut s'exercer à titre libéral ou avec le statut de salarié, ne connaît pas le chômage. Mais, avant de travailler, il faudra se former. Au programme : anatomie, physiologie, pathologie, techniques de masso-kinésithérapie, etc.

Une année en IFMK coûte de 184 € à l'université à plus de 9.000 € par an dans le privé.

Lire aussi : PACES : le classement 2017 des facs de médecine

Psychomotricien : spécialiste des troubles moteurs

Le psychomotricien corrige par la rééducation les personnes présentant des difficultés motrices liées à des troubles psychologiques. Sa formation est dispensée dans des établissements dépendant de facultés de médecine (Bordeaux, Lyon, Paris, Toulouse), d'hôpitaux publics (Meulan [78], Hyères [83]) ou dans des établissements privés (Loos [59], Boulogne-Billancourt [92], par exemple). Les étudiants sont admis sur concours.

Pour l'année 2017-2018, le nombre d'étudiants en première année était fixé à 919 par arrêté ministériel.

Orthophoniste : spécialiste des troubles du langage

Le certificat de capacité d'orthophonie se prépare dans l'un des 19 centres spé­cialisés rattachés à des facultés de médecine. Cette discipline consiste à rééduquer les personnes atteintes de troubles de la parole ou du langage.

Les études, accessibles sur concours, après le bac, se déroulent sur cinq ans et confèrent le grade de master.

Pour l'année 2017-2018, le nombre d'étudiants en première année était fixé à 841 par arrêté ministériel.

Orthoptiste : spécialiste de la rééducation oculaire

L'orthoptiste intervient à la demande d'un ophtalmologiste pour faire du dépistage ou de la rééducation oculaire.

Quatorze universités préparent en trois ans au certificat de capacité d'orthoptiste. Les étudiants sont sélectionnés sur la base de deux épreuves d'admissibilité écrites (en sciences de la vie et physique) et d'une épreuve d'admission orale (exposé, discussion avec un jury).

Audioprothésiste : praticien de l'appareillage auditif

Neuf établissements délivrent en trois ans le diplôme d'État d'audioprothésiste, une profession dont la mission consiste à appareiller les malentendants.

L'admission se fait sur concours ouvert aux bacheliers scientifiques (de préférence), mais la plupart des reçus ont suivi une PACES.
Les étudiants alternent les cours théoriques (maths, physique, audiologie, audioprothèse, etc.) et la pratique (à travers des semaines de stage).

Pour l'année 2017-2018, le nombre d'étudiants en première année était fixé à 244 par arrêté ministériel.

Lire aussi : les formations paramédicales sur concours après le bac

Manipulateur d'électroradiologie : un métier, deux diplômes

Deux voies mènent à ce métier. Les étudiants peuvent passer par l'un des 18 instituts de formation de manipulateur d'électroradiologie médicale, rattachés à un centre hospitalier, et obtenir un diplôme d'État,

Ils peuvent aussi étudier dans l'un des 25 établissements (une majorité de lycées publics ou privés sous contrat) préparant au DTS (di­plôme de technicien supérieur) en imagerie médicale et radiologie thérapeutique. Les premiers recrutent sur concours, les seconds sur dossier.

Les stages représentent le double du temps de cours. Le cursus se déroule sur trois années après le bac et confère le grade de licence.

Ergothérapeute : à l'hôpital ou en centre de rééducation

L'ergothérapeute intervient dans les hôpitaux ou les centres de rééducation auprès de personnes souffrant d’un handicap moteur, sensoriel ou neurologique afin de les aider à vivre le plus normalement possible avec leur déficience.

Le diplôme d'État d'ergothérapeute se prépare en trois ans après le bac à l'université ou dans des instituts publics ou privés. On recense une quinzaine de centres de formation.

Les étudiants sont recrutés sur concours, après une PACES, une L1 de STAPS ou une L1 de sciences de la vie. Le cursus inclut des enseignements théoriques et des travaux dirigés en vue du travail thérapeutique auprès des patients.

Lire aussi : quelles études pour travailler dans le secteur paramédical, avec ou sans le bac ?

Info plus

- fnesi.org, Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers.
- infirmiers.com, site de la communauté infirmière.
- fnek.fr, Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie.
- ordremk.fr, ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
- solidarites-sante.gouv.fr, site du ministère des Solidarités et de la Santé.
- fneo.fr, Fédération nationale des étudiants en orthophonie.

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