Ressources humaines

Les professionels des ressources humaines exercent autant des métiers de gestion du personnel nécessitant une formation technique de deux ou trois ans après le bac que des métiers d’expertise, requérant une formation poussée à bac+5 au minimum.

Ressources humaines

Gestionnaire de paie, chargé de recrutement, juriste social, gestionnaire de carrières… les métiers des ressources humaines sont variés. Les études qui y mènent également.

Deux grandes familles de métiers se distinguent : les métiers dits "techniques", qui vont de la gestion administrative du personnel (paie, congés payés, formation, rédaction des contrats de travail, etc.) à l’aide au recrutement (sélection des CV, organisation des entretiens), et les métiers qui nécessitent plus d’expertise et d'années d'études (définir, par exemple, la politique de gestion des ressources humaines de l’entreprise).

Si deux, voire trois années d’études après le bac suffisent pour les premiers, les seconds exigent au minimum un bac+5. Le DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), complété par une licence professionnelle en ressources humaines est la voie la plus directe pour accéder au métier d’assistant de chef du personnel.

Quelques formations courtes et privées existent dans le domaine. Mais pour accéder aux fonctions plus stratégiques, une spécialisation en ressources humaines en fin de parcours est conseillée, avec notamment un master, après un premier cursus en droit, économie, commerce, IEP, psychologie ou sociologie.

Le DUT GEA

Bacs conseillés : ES, STMG, S.
Niveau d’entrée : bac.
Sélectivité : moyenne.
Coût de la formation : faible.
Insertion professionnelle : difficile.

L’option gestion des ressources humaines du DUT GEA, proposée par une cinquantaine d’IUT (instituts universitaires de technologie), se choisit en seconde année. Son objectif : former des professionnels de l’administration du personnel (gestion des paies, des carrières...).

La scolarité est gratuite et une vingtaine d’IUT proposent le cursus. Au programme : droit, économie, comptabilité, mathématiques, communication, langues vivantes… Les étudiants poursuivent très fréquemment en licence professionnelle.

Les formations courtes (postbac)

Bacs conseillés : ES, L, STMG.
Niveau d’entrée : bac.
Sélectivité : faible.
Coût de la formation : élevé (privé), mais possibilité de contrat de professionnalisation.
Insertion professionnelle : facile.

Quelques établissements privés proposent des certificats de "gestionnaire de paie", de "technicien de paie" ou d’"assistant en ressources humaines" en 6 mois à 3 ans après le bac. Peu sélectives, elles exigent des frais de scolarité qui peuvent varier de 1.500 à 6.200 € l'année. Mais la plupart offrent la possibilité de suivre la formation (tout ou une partie du cursus) en contrat de professionnalisation, ce qui permet à l'alternant d'éviter ces coûts de formation.

Avant de choisir une école, assurez-vous de la bonne insertion professionnelle des anciens élèves, du profil des enseignants et de l’importance de la formation pratique. Renseignez-vous également sur la reconnaissance de la formation – son inscription au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) et sur les perspectives de poursuites d’études qu’elle offre.

Les formations post-BTS/DUT

Bacs conseillés : ES, L, STMG.
Niveau d’entrée : bac+2.
Sélectivité : moyenne.
Coût de la formation : faible (public) à moyen (privé).
Insertion professionnelle : facile.

Les écoles privées

Après un BTS ou un DUT (voire une L2) orienté administration ou gestion des entreprises, il est possible d'intégrer une spécialisation en ressources humaines, proposées la plupart du temps, en une année par des établissements privés. Là encore, les frais de scolarité peuvent être élevés (1.000 à 9.000 € l'année), mais les contrats de professionnalisation sont fréquents.

Les licences professionnelles

Il en existe plus de 80 dans le domaine des RH.

Sélectives, elles sélectionnent sur dossier, puis sur entretien complémentaire parfois, après un bac+2 (BTS, DUT, L2, DEUST) en sciences humaines, droit, AES, économie et gestion.

Avantage non négligeable : elles sont gratuites et peuvent se préparer en contrat d’apprentissage. Bien que destinées à une insertion professionnelle immédiate, elles permettent de plus en plus de continuer en master.

Les DU

Enfin, quelques rares DU (diplômes d’université) sont orientés vers les RH. Si la majorité des diplômes préparés au sein des universités sont des diplômes nationaux habilités par le ministère de l'Éducation nationale, ce n'est pas le cas des DU, qui fonctionnent sous la seule responsabilité de l'université qui le délivre. Leur dénomination, leur reconnaissance auprès des entreprises, leur enseignement (contenu et durée) sont très variables.

Les masters

Bacs conseillés : bacs généraux.
Niveau d’entrée : bac+3.
Sélectivité : moyenne.
Coût de la formation : faible.
Insertion professionnelle : facile.

Pour accéder à des postes de DRH (directeur des ressources humaines), de gestionnaire de carrière ou d’outplaceur, un niveau bac+5 est indispensable. Il peut s’agir d’un master en ressources humaines, en sciences du management mais aussi en droit du travail, en droit social ou en psychologie. Plus d'une centaine de masters sont ainsi rattachés au domaine.

Les Mastères Spécialisés

Bacs conseillés : bacs généraux.
Niveau d’entrée : bac+5.
Sélectivité : élevée.
Coût de la formation : élevé.
Insertion professionnelle : facile.

Quelques écoles de commerce proposent des Mastères Spécialisés de 1 à 2 ans. Ils sont sélectifs avec une admission sur dossier, entretien et tests. Coûteux (jusqu'à 14.000 € l'année), ils garantissent néanmoins un accès aux plus hautes fonctions dans le secteur.

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