Sport

Si la pratique d'un ou plusieurs sports est essentielle pour poursuivre des études dans la filière sportive, elle ne suffit pas : les cursus préparent à des métiers nécessitant des compétences en pédagogie, en vente, en gestion de projet, etc.

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Pour accéder aux métiers du sport, vous avez le choix entre l'université et sa filière STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), les diplômes d'État délivrés par le ministère chargé des Sports, et l'INSEP (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance). Située à Vincennes, cette école a signé des conventions sport-études avec plusieurs universités afin de permettre à ses élèves de suivre un cursus tout en s'entraînant dans leur discipline. 

Licence STAPS : choisir son parcours

La filière STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) est proposée dans plus d'une quarantaine d'universités.


Au programme : théorie et pratique des APS (activités physiques et sportives), sciences de la vie (biologie, anatomie, physiologie…), sciences de l'homme et de la société (histoire, sociologie…).

Il existe cinq parcours en STAPS :
activités physiques adaptées et santé, pour encadrer l'activité physique et sportive de personnes à besoins spécifiques (personnes âgées, handicapées…) ;
éducation et motricité, pour ceux qui choisissent la voie de l'enseignement en poursuivant en master pour se préparer au concours du CAPEPS (certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive) ;
management du sport, pour gérer des organisations marchandes (magasin de sport, événementiel sportif…) ou non marchandes (fédérations, associations sportives, services municipaux sportifs…) ;
entraînement sportif, pourconcevoir des programmes et conduire des séances d'entraînement ;
ergonomie du sport et performance motrice pour concevoir du matériel sportif ou de loisir auprès d'équipementiers ou de centres de recherche. Ce dernier parcours n'est proposé que dans très peu d'universités.

Si vous êtes un sportif accompli, ne comptez pas sur la pratique pour vous rattraper, elle ne représente qu'un tiers, voire un quart du programme, selon les facultés.

D'autres débouchés sont également possibles après le master (ou dès la licence) dans les domai­nes du management, des loisirs, de la santé, du tourisme, etc. 

Diplômes d'État : pour sportifs spécialisés

Le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport) permet d'exercer le métier d'animateur, de moniteur ou d'éducateur sportif dans une trentaine de disciplines sportives.

L’entrée en BPJEPS n’est pas soumise à des exigences scolaires. En revanche, un bon niveau de pratique sportive est exigé pour l’entrée en cursus de formation (tests de sélection). Chaque organisme possède ses propres programmes et modalités pédagogiques. Le cursus est fondé sur le principe de l’alternance.

Les titulaires du DEJEPS (diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) interviennent en tant que coordinateurs auprès de différents publics dans divers milieux professionnels (associations, structures sociales…). Comme pour entrer en BPJEPS, il faut être titulaire d'une formation PSC1 (prévention et secours civiques niveau 1) pour accéder à la formation, qui se déroule en général sur un an. Les candidats ont le choix entre deux spécialités : "animation socio-éducative ou culturelle" et "perfectionnement sportif", spécialité assortie de 80 mentions (boxe, VTT…).

Le DESJEPS (diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) forme des directeurs d’association, de club sportif, des entraîneurs de haut niveau. L’entrée en formation est conditionnée par des tests de sélection organisés par chaque organisme de formation. Le DESJEPS comporte les mêmes spécialités que le DEJEPS, et offre un choix de mentions tout aussi large.

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Pascaline, 22 ans, en première année de master STAPS à l'université du Maine (Le Mans)

Ce qu'elle voulait faire. Kinésithérapeute ou professeure de sport. “Je n'étais pas du tout à l'aise avec les sciences, je me suis inscrite en BTS [brevet de technicien supérieur] agricole, à Rouillon [72]. Je me suis vite rendu compte que je n'avais pas les bases pour aller plus loin. Les connaissances dans ce secteur sont particulièrement pointues. Je n'ai pas réussi à terminer la première année.”
Ce qu'elle fait aujourd'hui. De la rééducation. 
“J'ai tenté le tout pour le tout en m'inscrivant en licence STAPS. J'ai beaucoup travaillé et j'ai réussi à valider mes trois premières années. Je suis en master ingénierie de la rééducation, du handicap et de la performance motrice à l'université du Maine, au Mans.”

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