Vétérinaire

Le métier de vétérinaire ne consiste pas uniquement à soigner des animaux. L’industrie pharmaceutique ou agroalimentaire fait également appel à ce professionnel pour les activités de recherche ou d’hygiène.

Description

Vétérinaire

Plus de 17.000 vétérinaires sont inscrits à l'Ordre des vétérinaires. Les débouchés de ce métier sont nombreux et plus variés qu'on ne le pense : fabrication des aliments ou des médicaments pour animaux, recherche biomédicale… en ville ou à la campagne. Il existe aussi d'autres professions qui permettent d'être en contact avec des animaux, tels qu'auxiliaire vétérinaire, toiletteur, éleveur, berger.
 

Prépa agro-véto : une cinquantaine d'écoles

La prépa agro-véto, également appelée BCPST (biologie, chimie, physique, sciences de la Terre), permet d'intégrer une école d'ingénieurs, une école vétérinaire ou une ENS (école normale supérieure) à l'issue du concours. Une cinquantaine de lycées proposent des prépas agro-véto. La sélection se fait sur dossier pendant la terminale via le portail Admission postbac.

Au program­me chaque semaine : huit heures de biologie-géologie, huit heures de maths, quatre heures de physique, deux heures de français et de langues. Un rythme soutenu, que viennent étoffer les TIPE (travaux d'intérêt personnel encadrés), qui correspondent à des travaux d'initiation à la recherche.
 

Écoles vétérinaires : quand passion rime avec formation

Seules les quatre écoles vétérinaires de Lyon (VetAgro Sup), Maison-Alfort (ENVA), Nantes (Oniris) et Toulouse (INP-ENVT) délivrent le diplôme d'État de docteur vétérinaire.

Les études durent sept ans : deux ans de prépa de licence scientifique ou de BTS du secteur, puis cinq ans d'école.

Les cinq années en école se découpent en huit semestres de tronc commun sanctionnés par le DEFV (di­plô­me d'études fondamentales vété­rinaires), qui confère le grade de master, suivis par deux semestres d'approfondissement dans six voies possibles : animaux de compagnie, animaux de production, santé publique vétérinaire, industrie, recherche, équidés. Après cette période, les étudiants soutiennent une thèse pour devenir docteur vétérinaire.
 

Auxiliaire vétérinaire : par apprentissage ou alternance

Pour exercer cette profession, des formations homologuées par l'État sont dispensées par les centres de formation d'apprentis du réseau GIPSA.

On distingue deux niveaux de qua­lification : le titre d'AVQ (auxiliaire vétérinaire), délivré au terme d'un an d'apprentissage, et le diplôme d'ASV (auxiliaire spécialisé vétérinaire), qui requiert deux ans de formation. Le cursus s'effectue par alternance. Quel que soit le centre choisi, l'étudiant doit trouver un vétérinaire susceptible de l'accueillir.

Des établissements privés tels l'ESAV-Institut Bonaparte ou l'IPAM proposent des formations d'aide-soignant spécialisé de la santé vétérinaire ou d'auxiliaire de santé animale.

Sylvie Lecherbonnier 

Éléonore, 23 ans, étudiante à l'European school of animal osteopathy, à Lisieux (14)
Ce qu'elle voulait faire. “Je voulais être avocate. Après le bac, je me suis inscrite en fac de droit car je trouvais que c'étais accessible et que cela restait assez large si je changeais d'idée de métier. J'y suis restée trois ans, j'ai validé ma licence, mais je n'arrivais pas à me projeter dans mes études, ce n'était pas assez concret.”
Ce qu'elle fait aujourd'hui. “Après ma licence, j'ai changé totalement d'horizon. Je voulais être sur le terrain et trouver un métier en lien avec ma passion du cheval. J'ai intégré l'European school of animal osteopathy, à Lisieux [14], qui forme en cinq ans à l'ostéopathie animale, surtout les chevaux, les ruminants et les chiens. La formation n'est pas encore reconnue en France, c'est pour ça qu'on a un diplôme européen. J'ai adopté un chien et je l'emmène en cours avec moi pour m'exercer.”

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