Bac 2012 : plus de candidats grâce au bac pro et une sécurité renforcée
Lundi 18 juin 2012, le bac débute en France métropolitaine. Cette année, toutes les épreuves se déroulent sur une semaine, y compris la philosophie. Quelque 703.000 candidats, âgés de 12 à 87 ans, vont plancher sur les sujets. Des effectifs en hausse (+6,91 % par rapport à 2011), boostés par la fin de la rénovation du bac professionnel. Dans cette voie, on compte en effet près de 28 % de candidats en plus cette année. Mais les effectifs devraient à présent atteindre leur rythme de croisière. Au total, 48 % des candidats vont passer un bac général, 21 % un bac technologique et 31 % un bac professionnel. Pour la première fois, les élèves de 1re S passeront l’histoire-géographie en épreuve anticipée, alors que la discipline pourrait très certainement redevenir obligatoire en terminale S selon la volonté de Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale.
| La chasse aux fraudes |
À part cela, pas de révolution pour cette session 2012. Le nouveau ministre n'a pas eu le temps d’y mettre sa patte. Une grande attention sera toutefois portée à la sécurisation de l’examen, après les fraudes qui ont entaché la session 2011.
En mars 2012, Luc Chatel avait annoncé des locaux plus sûrs, des sujets mieux gardés et la signature d’une charte de déontologie par les personnels. Selon le ministère, des détecteurs de téléphones portables seront utilisés dans certains centres d’examen (non précisés !). Un tiers des fraudes sanctionnées est dû à l’usage des téléphones.
En aval, les éventuels fraudeurs seront “jugés“ début juillet par des commissions nommées par les recteurs d’académie et non plus en octobre-novembre par les universités. De quoi réduire la triche ? Pas sûr… “Il y aura autant de fraudeurs. Les fuites dans le circuit des sujets seront peut-être moins nombreuses. Mais rien n’a été fait pour brouiller les toilettes, rien n’a changé concernant la ‘fraude légale’, c’est-à-dire l’usage des calculatrices – le texte qui le règlemente date de 1999. Surtout, rien n’est réglé sur le fond. Les épreuves, très longues, restent des épreuves de restitution des connaissances. Un terrain favorable pour la triche”, estime Philippe Tournier, président du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale).
| Quel avenir pour le bac ? |
Reste à savoir ce que Vincent Peillon fera des propositions des inspections générales sur l’évolution du baccalauréat. Un rapport daté de décembre 2011 préconisait davantage de contrôle continu, la réduction du nombre d’épreuves terminales, du nombre de langues, de l’incidence des options, le renforcement d’épreuves interdiscplinaires ou encore la suppression de l’oral de rattrapage au profit de l’étude du livret scolaire… Vincent Peillon osera-t-il s'y attaquer alors que François Hollande n'a pas évoqué le sujet lors de la campagne présidentielle ?
Virginie Bertereau
Mercredi 13 Juin 2012






























