1. Christopher, admissible au CRPE : "Je préférerais débuter dans le métier plutôt que de rempiler sur un M2"
Témoignage

Christopher, admissible au CRPE : "Je préférerais débuter dans le métier plutôt que de rempiler sur un M2"

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Retour au dossier Christopher, admissible au CRPE : "Je préférerais débuter dans le métier plutôt que de rempiler sur un M2" Sandrine, admissible au CRPE : "Si j’échoue une 4e fois, il me faudra recommencer à zéro et décrocher un master" Anthony, admissible au CRPE : " Si je suis reçu, je ne sais pas du tout comment ça va se passer l’an prochain " Damien, admissible au CAPES : "Si j'échoue, je préfère refaire un an d'IUFM que de retenter en candidat libre, surtout qu'on ne connaît pas encore le programme." Dimitri, non-admissible au CAPES : " J’espère obtenir une équivalence avec le M1 sinon, je devrais continuer mes études encore 2 ans"

Les nouveaux profs de la rentrée 2010 seront les derniers à avoir passé les concours avant que tout ne change. Pour la première fois, ils se retrouveront devant des élèves sans être passés par l’année de formation post-concours à l’IUFM. De leur côté, les recalés aux concours s’inscriront en M2 et repasseront, avant la fin de l’année, de nouvelles épreuves. A quelques jours des résultats d'admission, comment ces étudiants imaginent leur avenir chamboulé par la réforme de la formation et du recrutement des enseignants ? Rencontre avec six d’entre eux…

Christopher, 26 ans et licencié en psychologie, est pour la première fois admissible au CRPE (concours de recrutement de professeur des écoles) qu’il a passé 3 fois.

Christopher"Après ma licence de psychologie, j’ai travaillé dans une école primaire comme assistant d’éducation et j’ai eu envie de passer le concours de professeur des écoles. Je l’ai raté. Je me alors suis inscrit à l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) pour le préparer. Je l’ai tenté une 2e fois et je n’ai pas été admissible. Mais surtout cette année-là, j’ai été frustré de ne plus être autant sur le terrain. J’avais le sentiment d’être coupé de mon objectif. Depuis la rentrée, je suis assistant éducatif à mi-temps et là, je viens d’apprendre que je suis admissible au concours. Je prépare les oraux et dans l’ensemble, je suis plutôt confiant car j’ai très envie de m’exprimer, de montrer qui je suis.

Cette année, je n’ai pas manifesté contre la réforme, car l’an dernier, à l'IUFM, nous étions un noyau de 5 étudiants plutôt actifs et pendant que d’autres révisaient, nous étions sur le terrain. On a sans doute un peu pâti de notre engagement.

Le fait d’être admissible au concours me donne droit à l'équivalence avec le master 1. Cela va me permettre de repasser le concours en septembre. Au pire, si j’échoue je pourrai m’inscrire en M2 métiers de l'enseignement pour avoir le bagage nécessaire. Par contre, on n'a pas vraiment le choix au niveau de l'option : ce sera développement durable. C’est un thème qui m’intéresse en tant que citoyen, mais je ne suis pas sûr de vouloir faire études sur ce sujet pour enseigner en primaire…

Je préférerais vraiment débuter dans le métier plutôt que de rempiler sur une année d'études, même si, là encore, je ne sais pas trop comment les choses vont se dérouler puisque la formation a changé après le concours. On nous a dit que jusqu’à la Toussaint, nous serions devant nos élèves avec un enseignant expérimenté. Puis que nous aurions quelques journées de formation à l’IUFM pour apprendre le métier. Jusqu’à présent, le temps passé à l’IUFM a surtout été consacré à faire de bonnes introductions et de bonnes conclusions pour réussir le concours."

Dernière minute (juillet 2010) : Christopher n'a pas réussi le concours. Il s'apprête à s'inscrire en M2 et à repasser les épreuves.