1. Elles réunissent des artistes palestiniens et israéliens
Portrait

Elles réunissent des artistes palestiniens et israéliens

Envoyer cet article à un ami
2.600 artistes ont participé au Pèlerinage en décalage 2015 organisé par Kenza (à gauche) et Inès (à droite). // © Photo fournie par les témoins
2.600 artistes ont participé au Pèlerinage en décalage 2015 organisé par Kenza (à gauche) et Inès (à droite). // © Photo fournie par les témoins
Sommaire du dossier
Retour au dossier Elle a lancé une ligne de vêtements pour personnes handicapées Elle forme des Syriens au journalisme Ils mettent leur passion de la musique au service des plus défavorisés Ils ont initié un mouvement de jeunesse interreligieux Elles réunissent des artistes palestiniens et israéliens Elles aident les jeunes diplômés en recherche d’emploi Ils ont mis en place une plate-forme de e-learning Ils ont constitué une association qui active des communautés de chômeurs Il a imaginé un système de guidage GPS pour les conducteurs de deux-roues Ils ont concocté un vernis à ongles qui détecte les drogues du viol Il a les drogues et l’alcool à l’œil Ils ont développé un dispositif de dépistage du cancer de la peau Elles proposent des cosmétiques pour les femmes sous chimiothérapie Il tue les bactéries résistantes aux antibiotiques Il crée du lien entre commerçants et sans-domicile fixe Elle organise des balades urbaines alliant tourisme, culture et réinsertion Ils relie futurs bénévoles et associations Ils ont conçu un site pour tout emprunter à son voisin

Kenza, 26 ans, et Inès, 26 ans, ont créé Pèlerinage en décalage, un festival réunissant des artistes israéliens et palestiniens. Un vrai challenge.

"On voulait créer un événement où personne ne puisse se dire 'Ce n'est pas pour moi'", explique Kenza, 26 ans. Avec Inès, 26 ans, rencontrée sur les bancs de Sciences po, en 2007, elle a créé Pèlerinage en décalage, un festival réunissant des artistes israéliens et palestiniens. Si 5 à 10 % d'artistes ont refusé l'invitation, la plupart sont motivés par la "bouffée d'air que représente ce nouvel événement", note Kenza.

"Il ne s'agit pas d'un festival pour la paix, insiste Inès, mais d'une occasion de réunir des pro-israéliens et des propalestiniens de France et un public non partisan, pour un spectacle de danse, de musique ou de slam." 2.600 participants ont fait le déplacement en 2015 contre 1.100 la première année, en 2014.

Des duos improbables

"Des couples de jeunes, dont l'un est attaché à Israël et l'autre à la Palestine, se sont formés", précise Inès. Des rencontres "improbables", à l'image de la leur. Avant Sciences po, Kenza vivait à Rabat, au Maroc, et Inès à Jérusalem.