1. Emploi des jeunes diplômés bac+5  : une conjoncture favorable
Décryptage

Emploi des jeunes diplômés bac+5  : une conjoncture favorable

Envoyer cet article à un ami
Le marché de l'emploi est porteur pour les jeunes diplômés de niveau bac+5. // © Shutterstock
Le marché de l'emploi est porteur pour les jeunes diplômés de niveau bac+5. // © Shutterstock

Un poste trouvé plus rapidement et plus souvent en CDI, une rémunération meilleure, un emploi plus en phase avec ses aspirations... L'édition 2018 du baromètre APEC Jeunes diplômé-e-s, rendue public mercredi 4 avril, enregistre une très nette amélioration de l'insertion professionnelle de la promotion 2016.

"Les jeunes profitent d'un marché de l'emploi cadre particulièrement porteur où tous le indicateurs sont au vert", constate Jean-Marie Marx directeur général de l'APEC, l'agence pour l'emploi des cadres. Du jamais vu depuis plusieurs années : 83 % des jeunes diplômé(e)s bac+5 de la promotion 2016 sont en emploi 12 mois après l'obtention de leur diplôme, 6 sur 10 sont en CDI et autant ont le statut cadre. Des proportions en forte hausse sur un an, selon l'édition 2018 du baromètre APEC Jeunes diplômé(e)s publiée le 4 avril.

Des taux d'emploi globalement en hausse

Comme l'an passé, les jeunes diplômé(e)s mettent en moyenne deux mois et demi à décrocher leur poste. Six à douze mois après l'obtention du diplôme, les taux d'emploi progressent presque partout quel que soit le niveau de formation. Exception : les diplômés de lettres, langues et arts dont la part de diplômés en emploi 12 mois après l'obtention de leur diplôme baisse de 5 points sur un an. Parmi les salariés, la part de jeunes diplômés en CDD recule de 7 points (38 % de la promotion 2015, 31 % pour la 2016) au profit du CDI/titularisé (55 % en 2015, 62 % en 2016). Davantage de jeunes diplômés bénéficient aussi du statut cadre mais ceci profite d'abord aux garçons (68 % contre seulement 52 % des filles).

L'amélioration des conditions d'emploi se traduit aussi par un gonflement des rémunérations : le salaire annuel brut médian passe ainsi de 28.000 € pour la promotion 2015 à 30.000 € pour la promotion 2016. Une constante par contre : les fonctions qui recrutent le plus de jeunes diplômé(e)s sont, comme les années précédentes, le commercial-marketing (18 % des embauches) et la gestion-finance-administration (18 % des embauches également).
C'est le secteur privé qui est le plus pourvoyeur d’emplois : 82 % des embauches contre seulement 18 % pour le secteur public qui recrutait 25 % des jeunes diplômés un an plus tôt.

3 jeunes sur 4 satisfaits de leur emploi

La promotion diplômée en 2016 a moins besoin de faire des concessions que les précédentes. Pour les trois quarts de celles et ceux qui sont en emploi, le poste qu'ils occupent est en adéquation à la fois avec leur qualification, leur discipline de formation et leurs aspirations personnelles.

Lire aussi : Test d'orientation : pour quel(s) métier(s) êtes-vous fait ?

Ils ne sont que 25 % à qualifier leur job d'"alimentaire" en attendant de décrocher le job de leurs rêves. Interrogés sur leur satisfaction au travail, les jeunes diplômés mentionnent les relations avec les collègues (8,1 sur 10), l'autonomie accordée (7,8 sur 10) et l'ambiance de travail (7,5 sur 10) comme les éléments les plus importants. Des chiffres sensiblement similaires à ceux de l'année dernière.

Bac+3/4 : une insertion similaire mais à des conditions moins favorables

L'APEC a également interrogé les diplômés d'une licence professionnelle, d'une licence générale ou d'un master 1. Si leur insertion est similaire à celle des bacs+5 (82 % sont également en emploi 12 mois après l'obtention de leur diplôme), l'entrée sur le marché s'effectue au prix d'une précarité plus élevée : 49 % des bacs+3/4 sont en CDI contre 62 % des bacs+5.