1. Emploi : ce qu'attendent les étudiants des grandes écoles
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Emploi : ce qu'attendent les étudiants des grandes écoles

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Les étudiants de grandes écoles veulent un travail utile aux autres, dans un cadre agréable et en phase avec leurs valeurs. // © ESCP Europe
Les étudiants de grandes écoles veulent un travail utile aux autres, dans un cadre agréable et en phase avec leurs valeurs. // © ESCP Europe

Quelles sont les principales motivations des étudiants des écoles de commerce ou d'ingénieurs pour choisir un poste ? En priorité, l'intérêt du job et l'ambiance de travail. La rémunération n'arrive qu'en 9e position sur 16 critères proposés. C'est ce qui ressort d'une consultation menée par IPSOS pour le cabinet Boston Consulting Group et la Conférence des grandes écoles.

"Être utile et servir l'intérêt général." C'est ce que veulent avant tout les étudiants de grandes écoles interrogés sur ce que devrait être leur futur métier. Cette deuxième édition du baromètre "Talents : ce qu'ils attendent de leur emploi" n'est pas un sondage, mais une consultation auprès des étudiants des grandes écoles d'ingénieurs et de commerce menée par IPSOS pour le compte du groupe de conseil Boston Consulting Group (BCG) et de la Conférence des grandes écoles.

Toutefois, le message est clair : à 91 %, les 1.680 étudiants répondants privilégieront avant tout les entreprises proposant des postes intéressants et stimulants pour le choix de leur futur emploi. Ils exigeront un bon climat de travail, un critère qu'ils classent en deuxième position (86 %). Enfin, les futurs ingénieurs et managers donneront la préférence (à 72 %) à un poste en phase avec leurs valeurs.

Servir l'intérêt général… en étant bien payé

Quelles sont ces valeurs ? Appelés à définir leur conception d'un "travail utile", les étudiants ont cité d'abord (à 52 %) "un travail qui serve à l'intérêt général", juste devant "un travail qui améliore la vie des gens". Ils ne sont que 20 % à envisager un emploi sous le prisme du confort matériel qu'il procure.

Lire aussi : Travailler dans l’économie sociale et solidaire, c’est comment ?

Mais ce qui fait sens aux yeux des interrogés, c'est de pouvoir être utile aux autres sans renoncer à une bonne rémunération. 54 % pensent même qu'on peut très bien concilier les deux. Pour assouvir cette quête de sens, un étudiant sur deux aimerait travailler dans le secteur de l'économie sociale et solidaire pour se mettre au service de la cause de l'environnement en priorité (59 %), devant l'éducation (56 %) et la santé (35 %). Le secteur reste assez mal connu des étudiants qui confessent à 56 % voir "vaguement de quoi il s'agit". Une méconnaissance qui arrive en tête des freins pour s'engager dans ce secteur, devant les salaires inférieurs aux entreprises classiques.

Un grand groupe pour démarrer

Plus de la moitié (54 %) des étudiants des grandes écoles envisagent leur avenir professionnel dans un grand groupe, même si 32 % l'imaginent dans une PME (petite et moyenne entreprise) et 19 % dans une start-up. Travailler en priorité pour une association ou une ONG (organisation non gouvernementale) n'attire que 13 % d'entre eux. Une légère contradiction avec le désir affiché d'être utile aux autres ? Ou le souci de concilier un job qui fait sens avec une bonne fiche de paie, deux exigences que l'on peut satisfaire d'abord dans les grandes entreprises ?

Organisation souple, management collaboratif

Les futurs ingénieurs et managers rêvent d'une organisation souple du travail, avec la possibilité de se former et de changer de métier au sein de la même structure. Ils rejettent à 97 % un management directif avec instructions et contrôle des résultats. Ils lui préfèrent un management des talents participatif ou collaboratif, voire en autonomie. Mais lucides, ils considèrent que ces modes de gestion des équipes sont encore trop peu répandus dans les entreprises. À noter que la présence d'un Chief Happiness Officer, chargé du bien-être des salariés, leur apparaît comme la dernière des mesures à prendre : l'organisation et un management souples suffiront à leur bonheur professionnel !