DOSSIER : INFORMATIQUE : UN RECRUTEMENT QUI NE FAIBLIT PAS
En matière de business, et donc de recrutement, l'année 2007 s'est révélée un excellent cru pour le secteur informatique. A elles seules, les SSII (sociétés de services en ingénierie informatique) ont généré 55.000 recrutements. Un tiers de ces postes ont été pourvus par des jeunes diplômés.
Recrutement : le grand bouleversement
Méthodes de recrutement originales, ouverture à de nouveaux profils… Pour pallier la pénurie de candidats et renforcer leurs effectifs, les entreprises se mettent en quatre.
Speed-dating et entretiens sur Second Life. Un envoi de CV, un premier échange par téléphone suivi d'un entretien ? Vous n'y pensez pas ! C'est beaucoup trop classique pour des informaticiens blasés, qui, à peine leur CV déposé sur les sites emploi, voient affluer les propositions… Résultat : pour se distinguer de leurs concurrents et susciter l'envie chez les jeunes diplômés, les entreprises ont dû dépoussiérer leurs méthodes de recrutement. C'est à qui sera la plus originale ! Compétitions sportives, soirées speed-dating avec les chargés de recrutement, entretiens en vidéoconférence ou rencontres sur Second Life, il ne se passe pas une semaine sans qu'une entreprise du secteur n'invente une nouvelle manière de rencontrer les jeunes diplômés. A vous de surveiller l'actualité et de profiter de ces occasions de rentrer en contact avec votre futur employeur…Un intérêt nouveau pour les universitaires. Pendant longtemps, les ingénieurs étaient la cible de toutes les attentions de la part des recruteurs. Certaines entreprises s'enorgueillissaient même de n'engager que des diplômés des écoles les plus cotées. Ce temps-là semble bien loin. Non pas que les diplômés des grandes écoles aient moins la cote. Simplement, ils ne sont plus assez nombreux pour répondre aux besoins des entreprises. Alors celles-ci élargissent le spectre de leur recherche, ce qui profite notamment aux diplômés de bac + 5 universitaires, désormais aussi recherchés que les ingénieurs. Certaines entreprises n'hésitent plus à engager des bac + 3/4 qu'elles forment ensuite à des technologies très recherchées, par exemple à la conception de logiciels et de systèmes embarqués.
L'inexpérience n'est plus un frein. Pendant longtemps, la préférence était donnée aux juniors avec une première expérience significative. Traduire : avec une année d'expérience, voire deux. Vu la conjoncture et les difficultés à trouver ces profils, les exigences ont été revues à la baisse. Désormais, un stage peut tout à fait faire office d'expérience significative pourvu qu'il soit d'une durée suffisante (par exemple, trois mois) et donner la possibilité d'accéder à un poste qui ne se résume pas à des tâches d'exécution.













