DOSSIER : JOBS ÉTUDIANTS À ROLAND GARROS
Aurore, Rémy, Lisa, Mala… D’arbitre à agent d’entretien, en passant par hôte d’accueil ou manager animation, nous avons rencontré huit étudiants très chanceux qui participent au tournoi de tennis de Roland Garros.
Karoline, arbitre
"Participer à Roland Garros, c’est une récompense"
Pour être aux premières loges lors d’un match de Roland Garros, le meilleur job étudiant reste encore celui d’arbitre. C’est celui qu’a choisi Karoline, étudiante en master 1 ingénierie, traçabilité et développement durable à Valence. "Je suis arbitre international badge blanc. C’est le premier des quatre grades internationaux", explique-t-elle. La jeune femme, licenciée à la FFT (Fédération française de tennis) a commencé l’arbitrage à 13 ans ("on avait besoin de moi sur des matchs de jeunes de 9-10 ans"). Prise de passion, elle a ensuite passé les examens nécessaires qui lui ont permis de gravir les quatre échelons de niveau national. Aujourd’hui, l’étudiante passe la majeure partie de ses vacances sur un court de tennis. "J’habite en Normandie et j’arbitre un peu partout en France", indique-t-elle.Une balle d’Andy Roddick dans la cuisse
Pour Karoline, participer à de grandes compétitions, comme Roland Garros, reste "une récompense". "Tous les ans, on nous demande si on souhaite participer. Les sélectionnés sont ceux qui ont le plus arbitré de tournois durant l’année", explique-t-elle. La récompense est d’autant plus grande que l’étudiante peut être désignée pour n’importe quel match, y compris les plus attendus. "Par exemple, j’ai déjà arbitré une rencontre avec Andy Roddick à Bercy. J’en garde un certain souvenir : j’ai pris l’une de ses balles de service dans la cuisse. Douloureux…".
L’arbitrage, un loisir
C’est le troisième Roland Garros auquel Karoline participe. En tant qu’arbitre amateur, la jeune femme n’est pas payée, mais indemnisée pour couvrir ses frais de vie à Paris. "Nous sommes nourris et logés à l’hôtel", précise-t-elle. L’étudiante travaille tous les jours à Roland Garros, mais elle ne participe qu’à la première semaine du tournoi. La deuxième semaine, elle effectue un stage chez Areva. "Etre arbitre, c’est un gage d’autonomie, de rigueur, de concentration, de capacité à rester neutre, d’esprit d’équipe… Des arguments pour se vendre". L’étudiante n’a pas pu prendre plus de congés pour participer à la quinzaine en entier. "J’aime l’arbitrage, mais je privilégie mes études. Je ne veux pas faire d’arbitre mon métier. Cela doit rester avant tout un loisir". Son témoignage suscitera-t-il des vocations chez les filles, toujours minoritaires ?













