DOSSIER : ENTRETIEN D’EMBAUCHE : BIEN NÉGOCIER SON PREMIER SALAIRE
Pas évident de négocier son salaire quand il s’agit de son premier CDI ou CDD. Et s’il suffisait simplement d’en parler sans tabou. Quand et comment aborder la question ? Quel montant demander ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Conseils de recruteurs de jeunes diplômés.
Négocier son premier salaire : quand et comment en parler ?
L’entretien s’éternise et vous ne savez toujours pas combien vous allez gagner ? La question vous démange et pourtant… motus et bouche cousue. Le mieux est de ne pas aborder le sujet avant que le recruteur n’en parle. En général, vers la fin du premier entretien ou du deuxième. Et ce n’est pas un hasard si le recruteur commence par valider votre parcours d’études et votre expérience. Personne ne s’intéresse au prix d’un objet si celui-ci l’indiffère. C’est pareil avec votre profil. Le recruteur évoquera l’aspect financier quand il aura envie de vous embaucher. Vous êtes alors en position de force pour annoncer… vos tarifs !
Attendez-vous à une question ouverte, même si l’entreprise a déjà une idée assez précise de votre valeur. Assez classiquement, du style : “Quelles sont vos prétentions ?” Si toutefois la question de votre salaire n’est pas abordée, vous pouvez, vers la fin de l’entretien, lancer le débat, en demandant, par exemple : “À quelle rémunération puis-je prétendre ?” ou “Quelle est votre fourchette de salaire pour ce poste ?”
Toutefois, n’oubliez pas que vous êtes dans une NÉGOCIATION ! Vous ne devez jamais fermer le débat. Évitez les affirmations du type : “D’après mon école, je vaux 30.000 €. Je ne descendrai donc pas en dessous.” Mieux vaut avancer, par exemple : “Que pensez-vous de 30.000 € ?” “J’apprécie aussi quand un candidat montre qu’il a pris des renseignements”, indique Céline Lachenal, chargée du recrutement et de la mobilité de l’entreprise de certification SGS, qui embauche environ 150 jeunes diplômés par an dont 40 % de bac + 2. Il est alors possible de dire : “D’après les enquêtes que j’ai consultées, le poste me semble correspondre à un salaire variant entre 28.500 et 30.000 €.”
Le seul cas où vous pouvez être plus direct, c’est lors d’un “speed recruiting”. Ces entretiens rapides sont une prise de contact, mais ne débouchent jamais sur une embauche directe. La situation vous permet donc d’aborder le sujet par vous-même. Et surtout à demander au recruteur ce qu’il en pense. C’est un moyen simple et efficace de vous informer sur les vrais salaires pratiqués, et surtout de savoir, si, en fonction de votre profil, vous êtes plutôt dans la fourchette haute ou basse.
Attendez-vous à une question ouverte, même si l’entreprise a déjà une idée assez précise de votre valeur. Assez classiquement, du style : “Quelles sont vos prétentions ?” Si toutefois la question de votre salaire n’est pas abordée, vous pouvez, vers la fin de l’entretien, lancer le débat, en demandant, par exemple : “À quelle rémunération puis-je prétendre ?” ou “Quelle est votre fourchette de salaire pour ce poste ?”
Toutefois, n’oubliez pas que vous êtes dans une NÉGOCIATION ! Vous ne devez jamais fermer le débat. Évitez les affirmations du type : “D’après mon école, je vaux 30.000 €. Je ne descendrai donc pas en dessous.” Mieux vaut avancer, par exemple : “Que pensez-vous de 30.000 € ?” “J’apprécie aussi quand un candidat montre qu’il a pris des renseignements”, indique Céline Lachenal, chargée du recrutement et de la mobilité de l’entreprise de certification SGS, qui embauche environ 150 jeunes diplômés par an dont 40 % de bac + 2. Il est alors possible de dire : “D’après les enquêtes que j’ai consultées, le poste me semble correspondre à un salaire variant entre 28.500 et 30.000 €.”
Le seul cas où vous pouvez être plus direct, c’est lors d’un “speed recruiting”. Ces entretiens rapides sont une prise de contact, mais ne débouchent jamais sur une embauche directe. La situation vous permet donc d’aborder le sujet par vous-même. Et surtout à demander au recruteur ce qu’il en pense. C’est un moyen simple et efficace de vous informer sur les vrais salaires pratiqués, et surtout de savoir, si, en fonction de votre profil, vous êtes plutôt dans la fourchette haute ou basse.
Céline Manceau
Avril 2011
Avril 2011







