À quoi sert le BAFA ? Comment l’obtenir ? À qui s’adresser ? Combien coûte-t-il ? Pour en faire un métier ou, simplement, pour un job étudiant, le BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) peut vous ouvrir bien des portes dans l’animation. Dans son livre "BAFA mode d'emploi" aux éditions L'Étudiant, Olivier Monod nous donne de précieux conseils. Extraits.
Passer le BAFA : comment plaire au jury ?
Pour éviter de rater votre BAFA, voici un petit tour d’horizon de ce que les directeurs n’aiment pas voir durant les stages. Globalement, peu d’erreurs sont rédhibitoires et tout dépend de l’attitude du candidat vis-à-vis d’elles.
"Ces 2 stages ont plusieurs choses en communs, affirme David. La 1ère, c’est l’obligation de présence. Si un stagiaire ne participe pas à toutes les étapes de la formation, il ne valide pas son stage. C’est simple." Pas de pitié pour l’absentéisme !
Jouer le groupe
Lors de ces 2 stages, les participants sont mis en situation d’interaction sociale. Ils doivent préparer des animations ensemble mais aussi, et surtout, vivre en groupe. Les formateurs n’apprécient pas dans ce cadre les tire-au-flanc, et les fauteurs de troubles. "On peut être timide. Mais il faut faire preuve d’une évolution durant le stage, montrer que l’on fait des efforts et que l’on s’ouvre."
S’impliquer et s’intéresser
Ces conseils s’appliquent également à l’attitude vis-à-vis du contenu même de la formation. Un je-m’en-foutiste qui croit tout savoir sur tout et qui ne se remet pas en question sera très mal perçu. Chacun doit passer en situation d’animation, il est donc hors de question de passer son tour. Lors de ces stages, les formateurs peuvent être amenés à déconstruire des croyances ancrées chez les participants. Attention donc à bien rester ouvert à la critique et à la discussion.
| Durant le stage théorique |
Le stage théorique est le 1er pas des candidats dans le monde de l’animation. Les formateurs ne vont pas juger des savoirs et des techniques mais une attitude et un état d’esprit. Le stagiaire doit proposer des choses et intégrer les critiques qui lui sont faites en modifiant son comportement. Le but n’est pas de faire des animateurs parfaits, mais de s’assurer que chacun connaît ses qualités et les domaines dans lesquels il doit encore progresser.
| Durant le stage d’approfondissement |
Cette fois, les stagiaires ont une expérience de l’animation à travers le stage pratique. Chacun doit partager son vécu et le groupe analyse l’ensemble de ces récits. Les formateurs sont plus à même de juger sur pièce le comportement de l’animateur et la critique qu’il fait de lui-même. Là encore, refuser de parler de son expérience sera peut-être un plus gros handicap qu’avouer avoir commis une erreur. Le groupe et les formateurs aideront le candidat à ne pas recommencer 2 fois la même erreur. "On va également s’assurer que le bien-être et la protection des enfants deviennent bien un réflexe chez les stagiaires, c’est primordial", confie un formateur.
"Un stagiaire horrible, ce serait quelqu’un qui me donne l’impression qu’il ne fait rien dès que j’ai le dos tourné, affirme un directeur de camp. Un animateur doit savoir prendre des initiatives et ne pas attendre qu’on lui demande de faire quelque chose pour s’activer. Il y a toujours quelque chose à faire, ce n’est pas possible de rester les bras ballants. J’ai déjà eu des animateurs qui partaient plusieurs fois par jour en pauses clopes en laissant les enfants seuls. Tu te demandes s’ils veulent vraiment être animateur…"
Le message est clair. Le pire est de ne rien faire. Chaque animateur doit avoir une vision globale de la structure dans laquelle il est et se montrer capable d’inscrire ses actes dans le projet du groupe. Là encore, une erreur n’est pas dramatique, elle fera l’objet d’un debriefing et permettra au stagiaire d’avancer.
Attention, il existe une chose qui énerve particulièrement les directeurs, et c’est compréhensible : "Si le stagiaire ne fait pas ce que je lui demande de faire, on va avoir un problème…" Il est possible de discuter avec son directeur pour comprendre le pourquoi des choses, mais au final, le camp est sous sa responsabilité personnelle, il aime donc avoir le dernier mot. Cette responsabilité est d’ordre légal, c’est la raison pour laquelle la sécurité des enfants est certainement le 1er critère sur lequel le stagiaire est évalué.