DOSSIER : LES LYCÉENS DANS LA RUE
- Visite mouvementée dans un lycée pour Fillon, Darcos et Dati
- Manifs lycéens/profs : la trêve des examens
- Manif profs-parents-lycéens : des signes d’essoufflement
- Manifs : les profs reprennent le flambeau
- Manifs lycéennes : le bouquet final ?
- Xavier Darcos : « Les manifestations ne servent à rien »
- Manifs des lycéens : c’est la rentrée
- Mouvement lycéen : les élèves de la zone B prennent la relève des Franciliens
- Les Parisiens en vacances, les lycéens de province se mobilisent
Manifs des lycéens : c’est la rentrée
On reprend les bonnes vieilles habitudes… Mardi 6 mai, lycéens et professeurs, tous rentrés de vacances, ont manifesté dans les rues des grandes villes de France pour protester contre les 8.830 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008 dans les collèges et lycées, la réforme du bac pro en trois ans et – nouveauté – la réforme du bac. Ils étaient ainsi entre 1.900 selon la police et 6.000 selon l’UNL (Union nationale lycéenne) à Paris* pour proclamer la "priorité à l’Éducation" sous bonne garde policière. Aucun incident n’a été constaté. On recensait également de 1.500 à 3.000 lycéens à Toulouse, plus d'un millier à Grenoble, 1.800 à Rouen, 2.500 à Orléans, etc. But du jeu : montrer que la mobilisation est toujours active après la trêve des vacances de printemps. "On est dans la logique d'un tour de chauffe avant le 15 mai [NDLR : décrétée journée de grève nationale et de manifestations des fonctionnaires et des lycéens]", a expliqué Léo Moreau, vice-président de l'UNL. En marge des manifs, des lycées (9 à Paris selon le rectorat), des routes (comme à Toulouse et Orléans) et une voie ferrée (à Angoulême) ont été bloqués.*Pour comparaison, le 17 avril 2008, lors de la dernière manifestation avant les vacances de printemps, 13.000 personnes selon la police et de 40.000 à 50.000 personnes selon les organisateurs avaient défilé à Paris.
Virginie Bertereau














