DOSSIER : LES LYCÉENS DANS LA RUE

Mouvement lycéen : les élèves de la zone B prennent la relève des Franciliens

Passage de flambeau. Les lycéens de province sont encore loin d’être aussi nombreux que les Franciliens à protester contre les 11.200 suppressions de postes dans le secondaire. Pourtant, petit à petit, dans plusieurs villes de France, la mobilisation s’amplifie.
A Strasbourg, ils étaient ainsi entre 2.500 lycéens (selon la police) et 3.000 (selon les organisateurs), soutenus par des professeurs, à défiler dans la rue jeudi 24 avril 2008. Soit 1.000 de plus que l’avant-veille, au lendemain de la visite en Alsace de Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale. "Sarko, une manif achetée, une manif offerte", pouvait-on lire sur une pancarte. "On n'est pas fatigués", criaient encore et toujours les lycéens.
Ici, comme à Rouen (700 manifestants contre 300 mardi), des syndicats et partis (LCR, MJS, Jeunesses communistes, Unef, Sud…) ont apporté leur soutien au mouvement. Mission : élargissement de la mobilisation.
Sur les chaînes télévisées nationales, Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi soir que ce n'était pas "en embauchant plus de professeurs que nous aurions une meilleure éducation nationale". Le président de la République a donc réaffirmé le "maintien des réformes (NDLR : baisse du nombre de cours par semaine, réforme des options rares, rééquilibrage des séries de terminale...) qui entraîneront les réductions de postes".

Virginie Bertereau

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