Le marché des assurances est aujourd’hui totalement chamboulé. Désormais, même les établissements bancaires et les grandes surfaces proposent des contrats d’assurance habitation, véhicule, voire santé… Sans parler des sociétés de vente en ligne, qui peuvent vous assurer par téléphone ou Internet. Voici donc la démarche à suivre pour bien négocier.
Avant de signer…
1. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle étudiante et de l’assurance de vos parents. Elles vous accorderont souvent des tarifs préférentiels.
2. Demandez des devis auprès de deux ou trois autres enseignes. Vous constatez des écarts de prix importants ? Chaque proposition doit être étudiée à la loupe. Les garanties ne sont pas toujours identiques. Et une assurance bon marché n’est pas forcément celle qui vous indemnisera le moins en cas de pépin. Vérifiez notamment le niveau de la franchise.
3. Supprimez les couvertures inutiles. Certains contrats couvrent des risques qui dépassent vos besoins. Inutile d’assurer votre logement contre des risques de vol allant jusqu’à 50.000 € si vous ne possédez qu’une télé et un matelas… Votre prime n’en sera que plus basse.
4. Comparez les exclusions. Les assureurs sont contraints d’écrire en toutes lettres, dans la police d’assurance, les risques qu’ils ne souhaitent pas couvrir. Par exemple : le vol d’argent liquide à l’intérieur de votre véhicule.
5. Négociez en tête-à-tête avec votre assureur pour obtenir un contrat sur mesure. Si vous souhaitez assurer plusieurs biens dans la même compagnie (par exemple, un appartement et une voiture), dites-le à votre interlocuteur d’emblée : il vous fera certainement un prix.
Décrypter le lexique de l’assuré
Pour les néophytes, le vocabulaire des assureurs n’est pas toujours clair. Voici l’explication des principaux termes utilisés.
Bonus-malus.
Vous n’avez causé aucun accident pendant un an ? Bravo, vous êtes crédité d’un bonus, qui fait baisser la cotisation annuelle suivante. A contrario, si vous êtes responsable d’un accident, vous recevez un malus, et votre prime d’assurance est révisée à la hausse
Franchise.
C’est la somme qui reste à votre charge au moment du règlement d’un sinistre. Si le préjudice se révèle, au final, inférieur au montant de la franchise, sachez que vous ne toucherez pas d’argent.
Police d’assurance.
Remis à la signature du contrat, ce document précise les conditions générales, applicables à tous les assurés (description des garanties, de vos obligations, déclaration des sinistres…), et les dispositions particulières qui adaptent le contrat à votre situation personnelle (nom et adresse, situation familiale, montant des franchises…).
Prime d’assurance.
C’est le terme dans le jargon officiel pour qualifier la cotisation annuelle à verser en une traite ou en plusieurs échéances, pour que la garantie prenne effet.
Responsabilité civile.
Incluse dans la plupart des contrats (auto-moto, multirisque habitation…), cette garantie vous protège contre les dommages que vous pourriez causer à autrui dans la vie quotidienne.
En cas de vol
Si le sinistre est un vol ou une tentative de vol, vous devez déposer au préalable une plainte au commissariat ou au poste de police. Vous disposez d’un délai maximal de deux jours ouvrés pour avertir votre assureur. Ce délai est étendu à cinq jours pour les autres types de sinistres et à dix jours pour les catastrophes naturelles. Une déclaration se fait toujours par écrit. Elle doit comporter vos coordonnées et votre numéro d’assuré, la date, le lieu, la nature et les circonstances du sinistre, ainsi que les causes et conséquences présumées. Signez votre courrier, puis envoyez-le en recommandé (non obligatoire, mais fortement conseillé).
Auto : les bons plans pour réduire la facture
Première année de conduite, première voiture et, souvent, premiers accrochages ! Ne soyez pas surpris si les assureurs imposent un régime spécial aux jeunes conducteurs qui ont statistiquement trois fois plus de sinistres. La « surprime » peut atteindre jusqu’à 150 % du tarif de base les deux premières années, avec une franchise souvent plus forte… Pourtant il est toujours possible de réduire la note.
Si vous n’avez pas besoin d’avoir votre propre voiture, mieux vaut laisser « mûrir » votre permis pendant ces deux années et vous inscrire sur l’assurance du véhicule de vos parents. La première assurance à votre nom sera alors moins coûteuse.
Si vous possédez un véhicule, vous êtes obligé de souscrire un contrat à votre nom. Un conseil pour limiter la surprime : passer le permis en conduite accompagnée dès l’âge de 16 ans. Dans ce cas, les assureurs vous proposent souvent de la réduire de moitié la première année qui suit l’obtention du permis, et de supprimer la seconde.
Pour aller plus loin
www.conso.net : les assurances expliquées par l’Institut national de la consommation sous la forme de fiches pratiques téléchargeables gratuitement.
www.quechoisir.org : des enquêtes, des tests et des lettres types, réalisés par l’Union fédérale des consommateur-Que choisir, pour bien choisir son assurance et éviter les problèmes les plus courants.
www.assurland.com : service gratuit de comparaison des tarifs des assurances.
| Le conseil malin de la Caisse d’Epargne |
3 Questions à Anahï Ramirez, Chef produit Marketing, pour le réseau des Caisses d’Epargne, chez BPCE Assurances
J’ai toujours mon téléphone mobile, mon baladeur mp3, ma console de jeux et mon ordinateur portable avec moi… Je suis conscient des risques de casse et de vol. Quelle est la solution ?
La solution, c’est une assurance qui protège vos appareils multimédia portables. La Caisse d’Epargne propose l'offre Sécur’Média (1) (2), qui assure votre téléphone mobile ainsi que votre console de jeux portable, votre baladeur multimédia et votre ordinateur portable en cas de vol par agression ou par effraction et en cas de bris accidentel.
Mon Smartphone est-il garanti ? Sécur’Média (1) couvre toutes les marques et tous les modèles. Y compris les plus sophistiqués. Par exemple, si vous cassez accidentellement votre iPhone, vous serez indemnisé et vous pourrez ainsi le remplacer. De même pour les consoles de jeux portables, qu’il s’agisse de la PSP, de la DS/DSI, ou autre, elles peuvent toutes être assurées. Côté ordinateurs, outre les modèles portables « classiques », les ultra portables, les netbooks et les tablettes sont également assurés. Et ceci que le sinistre se produise en France ou à l’étranger.
Cette assurance doit coûter cher… Selon la formule Sécur’Média (1) que vous choisirez (une formule 1 en entrée de gamme pour votre téléphone portable, et une formule 2 plus complète pour l’ensemble de vos équipements multimédia portables(2)), cela vous coûtera respectivement 33 ou 75 euros par an, soit 2 ou 6 euros par mois (3)(4).
(1) Contrat de BPCE Assurances, entreprise régie par le Code des Assurances. (2) Appareils multimédia portables assurés : téléphone portable, ordinateur portable, baladeur multimédia et console de jeux portables. La liste est exhaustive. Les appareils multimédia portables (hors téléphone portable) sont assurés uniquement en formule 2. (3) Tarif en vigueur au 15/11/2010. Frais de gestion inclus. (4) Exception faite de la première mensualité qui intègre les frais de gestion et les taxes éventuelles. BPCE. Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 467 226 960 euros. Siège social : 50 avenue Pierre Mendès France. 75201 Paris Cedex 13. RCS Paris n°493 455 042. Intermédiaire d’assurance inscrit à l’Orias sous le numéro 08 045 100. |