Dossier : Les news BD et manga
- BD : 3 questions à... Tarquin et Arleston
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- Largo Winch : le retour du milliardaire en jean
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- Les gens honnêtes n'ont rien d'ordinaire
- BD : les profs rentrent aussi
Nous avons choisi pour vous une liste de bandes dessinées et de manga à ranger en bonne place dans votre bibliothèque. Bonne lecture !
Qu’est-ce que le succès a changé pour vous ?
Tarquin : Le succès nous simplifie le quotidien. Mais contrairement aux idées reçues, on n’a pas plus de liberté. En effet, en général, dans la BD, un débutant pourra faire un peu ce qu’il veut. L’éditeur ne peut pas savoir à l’avance ce qui va marcher ou non. Et on ne l’emmerde pas. Par contre, au bout d’un moment, si le succès n’arrive pas, on lui suggérera des choses…
Arleston : Je reconnais que vendre un album à 300 000 exemplaires nous amène une certaine sérénité sur notre avenir. Mais ce que Tarquin omet de dire, c’est que le succès n’arrive pas comme ça. Dessinateur de BD, c’est un vrai métier, qui exige des heures et des heures de travail. Il a sacrifié deux ans de sa vie, sa santé, son couple aussi. Car en moins de 2 ans, on a sorti quatre albums.
T. : Pour réaliser un album, je travaille 14 à 15 heures par jour, mais à vrai dire comme n’importe quelle profession libérale.
A. : Moi aussi je travaille énormément. Je pourrais travailler un peu moins à vrai dire mais j’en suis incapable. Et puis, je ne connais pas que le succès. Je mets la même énergie sur des choses qui peuvent faire un bide. En BD, le nom d’Arleston ne fait pas vendre un album, c’est le héros qui fait vendre, pas l’auteur.
D’où vient le succès de " Lanfeust"? J’ai l’impression que vous êtes la seule alternative aux mangas ?
A. : Je l’ignore, car ce n’était pas calculé. En créant ce personnage, on ne savait pas exactement quelle tranche d’âge on visait. On a juste fait quelque chose qui nous amusait, de l’heroic fantasy avec pas mal d’humour. Je pense que ce qui plaît aussi, c’est ce style un peu hybride entre la BD franco-belge et le manga. Mais il y a aussi un rythme, un tempo. Les lecteurs veulent une rencontre, un univers un peu rugueux, pas lisse. Ils apprécient lorsque le personnage est authentique.
T. : Je pense, pour ma part, que j’ai la chance d’avoir un excellent dialoguiste !
Avez-vous pensé à adapter "Lanfeust" au cinéma ?
A. : Plein de fois, mais le dessin est difficile à animer à cause des détails. Et honnêtement, c’est un projet qui demanderait trop d’argent. Pour nous, ça doit être le "Seigneur des agneaux" ou rien. Nous sommes très exigeants !
T. : On gagne très bien notre vie. Ce sont plutôt les autres qui sont en demande. Et on peut se payer le luxe de dire non. Si ça se faisait, ce serait vraiment du bonus.
BD : 3 questions à... Tarquin et Arleston
Les news BD et manga
Qu’est-ce que le succès a changé pour vous ? Tarquin : Le succès nous simplifie le quotidien. Mais contrairement aux idées reçues, on n’a pas plus de liberté. En effet, en général, dans la BD, un débutant pourra faire un peu ce qu’il veut. L’éditeur ne peut pas savoir à l’avance ce qui va marcher ou non. Et on ne l’emmerde pas. Par contre, au bout d’un moment, si le succès n’arrive pas, on lui suggérera des choses…
Arleston : Je reconnais que vendre un album à 300 000 exemplaires nous amène une certaine sérénité sur notre avenir. Mais ce que Tarquin omet de dire, c’est que le succès n’arrive pas comme ça. Dessinateur de BD, c’est un vrai métier, qui exige des heures et des heures de travail. Il a sacrifié deux ans de sa vie, sa santé, son couple aussi. Car en moins de 2 ans, on a sorti quatre albums.
T. : Pour réaliser un album, je travaille 14 à 15 heures par jour, mais à vrai dire comme n’importe quelle profession libérale.
A. : Moi aussi je travaille énormément. Je pourrais travailler un peu moins à vrai dire mais j’en suis incapable. Et puis, je ne connais pas que le succès. Je mets la même énergie sur des choses qui peuvent faire un bide. En BD, le nom d’Arleston ne fait pas vendre un album, c’est le héros qui fait vendre, pas l’auteur.
D’où vient le succès de " Lanfeust"? J’ai l’impression que vous êtes la seule alternative aux mangas ?
A. : Je l’ignore, car ce n’était pas calculé. En créant ce personnage, on ne savait pas exactement quelle tranche d’âge on visait. On a juste fait quelque chose qui nous amusait, de l’heroic fantasy avec pas mal d’humour. Je pense que ce qui plaît aussi, c’est ce style un peu hybride entre la BD franco-belge et le manga. Mais il y a aussi un rythme, un tempo. Les lecteurs veulent une rencontre, un univers un peu rugueux, pas lisse. Ils apprécient lorsque le personnage est authentique.
T. : Je pense, pour ma part, que j’ai la chance d’avoir un excellent dialoguiste !
Avez-vous pensé à adapter "Lanfeust" au cinéma ?
A. : Plein de fois, mais le dessin est difficile à animer à cause des détails. Et honnêtement, c’est un projet qui demanderait trop d’argent. Pour nous, ça doit être le "Seigneur des agneaux" ou rien. Nous sommes très exigeants !
T. : On gagne très bien notre vie. Ce sont plutôt les autres qui sont en demande. Et on peut se payer le luxe de dire non. Si ça se faisait, ce serait vraiment du bonus.
Propos recueillis par Sophie de Tarlé.
Lundi 10 Mars 2008





























