Dossier : Les news BD et manga
- BD : 3 questions à... Tarquin et Arleston
- BD : Jolan, le fils de Thorgal, entre en scène
- Roman graphique : Posy Simmonds délicieusement cruelle
- Festival : bullez à Saint-Malo !
- Largo Winch : le retour du milliardaire en jean
- Un Français à Philadelphie
- C'était l'hiver 41
- Les gens honnêtes n'ont rien d'ordinaire
- BD : les profs rentrent aussi
Nous avons choisi pour vous une liste de bandes dessinées et de manga à ranger en bonne place dans votre bibliothèque. Bonne lecture !
Le toujours jeune reporter habillé en groom a été animé jusque-là par une quinzaine d’auteurs avec des fortunes diverses. Le jeune homme courageux, astucieux, sensible, moralement toujours irréprochable, fidèle en amitié, était surtout le faire-valoir d’une riche galerie de personnages fantasques et truculents, créés par le maître de la série, André Franquin. Fantasio, le journaliste inventeur entrepreneur hyperactif, son double et cousin maléfique Zantafio, le comte de Champignac, inventeur et mycologue génial, le surprenant marsupilami, l’inquiétant savant mégalomane mais néanmoins sympathique Zorglub, composaient, entre autres, un univers foisonnant dans lequel il manquait finalement de l’histoire, petite et grande.
Spirou trouve son biographe
Et voilà qu’Emile Bravo tente de pénétrer un personnage jusqu’à présent demeuré lisse et mystérieux. Pour cela, il nous dévoile une partie de l’histoire de ce héros pris dans le tourbillon de la grande Histoire du XXème siècle. On apprend pourquoi le jeune orphelin pauvre accompagné de l’écureuil Spip, porte ce costume. On découvre sa première histoire d’amour tragique avec une espionne du NKVD soviétique. On rencontre avec lui Fantasio, jeune reporter futile et ambitieux. On comprend surtout tout ce qui a manqué aux aventures de Spirou pour égaler celles de Tintin. Le héros d’Hergé fut un témoin et un acteur engagé dans son siècle, ce n’est pas étonnant que sa présence hante les rues de Bruxelles dans cette aventure de Spirou.

Extrait (page 45)
Au contraire de Tintin, acteur conscient de son temps, Spirou est un ingénu bringuebalé dans les péripéties d’une histoire d’espionnage qui prélude à la Seconde Guerre mondiale. Il prend conscience des enjeux de cette histoire pour séduire une jeune espionne soviétique d’origine juive et germano polonaise. Sa disparition le coupe définitivement de l’engagement politique. Les aventures de Spirou ne sont ensuite que gags et tribulations détachés du réel. L’aventure pour l’aventure !

Extrait (page 59)
Emile Bravo évite habilement tout ce que cette intrigue pourrait comporter de lourdeur. La ligne claire du graphisme évoque davantage Hergé que Franquin ou Fournier. Les gags donnent une unité à beaucoup de planches et allègent le drame qui se noue. L’auteur retrouve ainsi le mouvement des bandes dessinées des années cinquante et soixante qui paraissaient chaque semaine dans Spirou et Tintin. Un ouvrage à lire de sept à soixante dix-sept ans.
Spirou le journal d’un ingénu, Emile Bravo, Dupuis (avril 2008), 13 €.
Spirou, gamin de Bruxelles
Le petit groom, tout le monde connait… Mais pourquoi cet uniforme ridicule ? Bruxelles, 1939, hôtel Moustic… Emile Bravo raconte. Avec brio.
Le toujours jeune reporter habillé en groom a été animé jusque-là par une quinzaine d’auteurs avec des fortunes diverses. Le jeune homme courageux, astucieux, sensible, moralement toujours irréprochable, fidèle en amitié, était surtout le faire-valoir d’une riche galerie de personnages fantasques et truculents, créés par le maître de la série, André Franquin. Fantasio, le journaliste inventeur entrepreneur hyperactif, son double et cousin maléfique Zantafio, le comte de Champignac, inventeur et mycologue génial, le surprenant marsupilami, l’inquiétant savant mégalomane mais néanmoins sympathique Zorglub, composaient, entre autres, un univers foisonnant dans lequel il manquait finalement de l’histoire, petite et grande. Spirou trouve son biographe
Et voilà qu’Emile Bravo tente de pénétrer un personnage jusqu’à présent demeuré lisse et mystérieux. Pour cela, il nous dévoile une partie de l’histoire de ce héros pris dans le tourbillon de la grande Histoire du XXème siècle. On apprend pourquoi le jeune orphelin pauvre accompagné de l’écureuil Spip, porte ce costume. On découvre sa première histoire d’amour tragique avec une espionne du NKVD soviétique. On rencontre avec lui Fantasio, jeune reporter futile et ambitieux. On comprend surtout tout ce qui a manqué aux aventures de Spirou pour égaler celles de Tintin. Le héros d’Hergé fut un témoin et un acteur engagé dans son siècle, ce n’est pas étonnant que sa présence hante les rues de Bruxelles dans cette aventure de Spirou.

Extrait (page 45)
Au contraire de Tintin, acteur conscient de son temps, Spirou est un ingénu bringuebalé dans les péripéties d’une histoire d’espionnage qui prélude à la Seconde Guerre mondiale. Il prend conscience des enjeux de cette histoire pour séduire une jeune espionne soviétique d’origine juive et germano polonaise. Sa disparition le coupe définitivement de l’engagement politique. Les aventures de Spirou ne sont ensuite que gags et tribulations détachés du réel. L’aventure pour l’aventure !

Extrait (page 59)
Emile Bravo évite habilement tout ce que cette intrigue pourrait comporter de lourdeur. La ligne claire du graphisme évoque davantage Hergé que Franquin ou Fournier. Les gags donnent une unité à beaucoup de planches et allègent le drame qui se noue. L’auteur retrouve ainsi le mouvement des bandes dessinées des années cinquante et soixante qui paraissaient chaque semaine dans Spirou et Tintin. Un ouvrage à lire de sept à soixante dix-sept ans.
Spirou le journal d’un ingénu, Emile Bravo, Dupuis (avril 2008), 13 €.
Vincent Simon





























