L’argent pourrait être un frein à vos études ? De nombreuses solutions existent pour vous aider. Tour d’horizon.
Pour permettre à chacun de faire des études supérieures, un certain nombre de bourses et d’aides ont été mises en place. Plus de 665.000 étudiants en ont bénéficié en 2011.
| Manger, dormir et étudier |
“J’ai de la chance, je rêvais de faire des études de droit. De toute façon, si j’avais voulu faire une école de commerce, cela n’aurait pas été envisageable”, reconnaît Vanessa, étudiante en master 2 de droit des affaires à l’université de Dijon (21).
La jeune femme fait partie de ces jeunes pour qui le choix des études supérieures n’a pas été qu’une question d’envie et de possibilités intellectuelles. “Je n’ai plus mes parents. Sans ma bourse et ma chambre en cité U, il aurait fallu que je trouve un travail à temps plein pour pouvoir manger et dormir au chaud” (lire à ce sujet notre dossier
15 idées de jobs conciliables avec les études).
C’est pour venir en aide à ces étudiants qu’existent
les bourses sur critères sociaux. Réparties en 7 échelons (de 0 à 6), elles peuvent aller de la simple exonération des droits d’inscription et de Sécurité sociale jusqu’au versement de 4.600 € par an (montant maximal octroyé en 2011-2012), payables en 10 mensualités.
Ces bourses sont attribuées en fonction de 3 critères : les ressources des parents (ou du tuteur légal), le nombre d’enfants à charge du foyer, et l’éloignement entre le domicile et le lieu d’études. Par exemple, cette année, le revenu annuel de la famille doit être inférieur à 33.000 €. La demande est à faire du 15 janvier au 30 avril auprès du CROUS, en remplissant un
dossier social étudiant (DSE) dès la terminale. Dans ce dossier, l’étudiant doit fournir un relevé d’identité bancaire (RIB) à son nom ; il doit donc disposer d’un compte bancaire.
Autre coup de pouce possible,
l’aide au mérite (pour les boursiers ou étudiants dont les parents ne sont pas imposables). Elle s’adresse aux plus brillants, à savoir les bacheliers mention très bien (aide octroyée pour les 3 années de licence) et les licenciés faisant partie des 5 % les meilleurs de leur promotion (aide versée sur la durée du master). S’élevant à 1.800 € par an (en 9 versements de 200 €), elle concerne environ 30.000 étudiants.
Certains départements et certaines Régions accordent des bourses, des prêts d’honneur ou des aides au transport. Sachez aussi qu’une vingtaine de communes ont suivi l’exemple de Chenôve (21) en mettant en place un RME (revenu minimal étudiant).
Si vous traversez des difficultés soudaines et/ou particulièrement graves (une rupture familiale par exemple), vous pouvez obtenir le soutien du FNAU (Fonds national d’aide d’urgence), qui vous apportera une aide rapide et personnalisée, ponctuelle ou plus durable. En cas de besoin, contactez le CROUS de votre académie.
Virginie Plaut
Février 2012