DOSSIER : L’ÉTERNELLE CRISE DU LOGEMENT ÉTUDIANT
Un marché de l’immobilier prohibitif, des aides insuffisantes ou mal adaptées, des retards dans les constructions et réhabilitations de logements CROUS… Le point sur la crise du logement à l’heure où quelques avancées sont proposées avec une rallonge de 11 millions d’euros pour le logement étudiant.
« Je ne suis pas prête à vivre seule »
Awa Gueye, 20 ans, étudiante à l’ELMV (École de management Léonard-de-Vinci), vit chez ses parents, à Puteaux (92).
Inscrite en deuxième année de l’ELMV, un établissement privé installé à la Défense (92), Awa a choisi de rester vivre dans l’appartement familial à Puteaux. "Mes parents paient déjà mes frais de scolarité de 1 500 € l’année. En logeant chez eux, j’économise un loyer et je peux épargner l’argent gagné lors des stages, ce qui me permettra de financer la suite de mes études." Même si elle ne participe pas aux frais du foyer, la jeune fille est consciente des charges qui pèsent sur ses parents. Côté pratique, Awa se dit satisfaite. "Cette année, je n’ai que vingt minutes de transport, contre une heure et demie l’an dernier quand j’étais inscrite à l’IUT (institut universitaire de technologie) de Sceaux (92)." À l’époque, entre les trois heures par jour de transport (levée à 5 h 30 du matin, rentrée à 20 heures), l’engagement dans le BDE (bureau des élèves), les cours à option…, l’étudiante n’a pas réussi à tout gérer, au point de rater son diplôme. Au final et à quelques couacs près concernant les tâches ménagères ou les sorties du week-end, la formule "nourrie-logée-blanchie" lui convient. "La cohabitation n’est pas toujours simple, conclut Awa dans un sourire, mais j’ai besoin d’être encadrée. Peut-être que je ne suis pas mûre pour vivre seule !"Pour témoigner et poser vos questions sur le logement, rendez-vous sur le forum consacré.
Propos recueillis par Mathieu Oui









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