DOSSIER : PRENDRE SON PIED AU PIEU...
Que vous soyez homo, bi ou hétéro, voici quelques conseils pour atteindre le nirvana. Mais n’oubliez pas qu’un contraceptif doit toujours accompagner vos ébats !
Préliminaires : plus c’est long plus c’est bon !
En matière de relations sexuelles, prendre du plaisir avec son partenaire, régulier ou occasionnel, ne marche pas à tous les coups. Pour la plupart, la première fois est souvent un souvenir qu’on préférerait oublier. Trop de pression, trop de précipitation… et, au final, pas d’orgasme ! Voici donc quelques conseils pour réussir vos nuits ou vos cinq à sept ! Et n’oubliez pas : beaucoup de choses passent par le dialogue. Apprenez à dire à l’autre ce que vous aimez. Pendant ou après avoir fait l’amour, précisez que vous avez apprécié telle ou telle caresse. Restez positif et pas de critiques ! Donnez à l’autre les clés de votre plaisir… vous serez vite récompensé !
"Sans préliminaires, il n’y a pas d’érection chez l’homme et pas de lubrification chez la femme : c’est mécanique, rappelle le docteur Catherine Solano, sexologue. Plus les préliminaires seront longs, plus le plaisir sera profond." Si l’importance des préliminaires est connue chez les femmes, les hommes se sentent, à tort, peu concernés. Pourtant, un garçon qui éjacule très vite connaît moins de plaisir. À ce stade initial, exit donc les cunnilingus et autre fellations, qui sont de véritables actes sexuels. Mieux vaut commencer par les caresses et cibler les zones érogènes secondaires. Celles-ci varient selon les individus. Caresser les mamelons des hommes provoquera à coup sûr une érection. Chez les femmes, ne faites pas une fixation sur la poitrine ! Lobes d’oreille, creux des genoux, ventre… : le corps a une mémoire. Cultivez-la. Pour certains, le cou sera une zone érogène sans doute parce que, quand ils étaient bébés, leurs parents leur y faisaient des bisous…
Contraception : aimez tranquille
Pour faire l’amour l’esprit tranquille, utilisez une contraception adaptée à votre situation, en prenant conseil auprès de votre gynécologue.
La pilule, délivrée sur ordonnance, reste le moyen le plus utilisé par les femmes. Prise régulièrement elle est efficace à 99,5 %. Ses comprimés sont composés d’hormones féminines (l’œstrogène et la progestérone) qui empêchent l’implantation de l’œuf dans l’utérus.
L’implant est un petit tube en plastique contenant de la progestérone. Il s’introduit sous la peau du bras à l’aide d’une seringue. Efficace sur une durée de trois ans, il permet d’éviter les oublis et présente moins de contre-indications que la pilule.
Le stérilet est un petit objet en plastique souple placé par le médecin à l’intérieur de l’utérus. Efficace de 97 à 99 %, il peut se garder entre trois et cinq ans.
Le préservatif féminin, ou femidom, ressemble à son équivalent masculin, mais il porte deux anneaux à ses extrémités. Le petit s’introduit dans le vagin jusqu’au col de l’utérus, l’autre reste à l’extérieur sur la vulve. En polyuréthane, il convient aux personnes allergiques au latex et peut se poser des heures avant le rapport sexuel. Difficile à trouver, il coûte environ 1,50 €. Avec le préservatif masculin, ce sont les deux seuls moyens de contraception qui protègent des IST et du sida.
Les spermicides sont des substances chimiques qu’on introduit dans le vagin avant chaque rapport. Leur but est de détruire les spermatozoïdes.On les trouve sous forme de mousses, de gelées, d’ovules ou d’éponges en polyuréthane. Attention : les spermicides doivent être associés à un autre moyen de contraception.
La pilule du lendemain est une méthode d’urgence à utiliser en cas de rapport non protégé, de rupture du préservatif classique ou d’oubli de la pilule classique. Attention : il ne s’agit pas d’un contraceptif à utiliser régulièrement ! Il faut la prendre le plus tôt possible et faire un test de grossesse quinze jours après. Cette contraception coûte entre 4 et 10 € et est gratuite pour les mineures.
Ludivine Coste









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