DOSSIER : LES INTERVIEWS DE L'ÉTÉ

Tout l'été, letudiant.fr vous propose des interviews de chanteurs et musiciens internationaux. Parmi eux, Yael Naim, La Chanson du Dimanche, The Hoosiers.

La Chanson du Dimanche : la chanson qui donne la pêche


Où vous êtes-vous rencontrés ?

LCDD : "Nous nous sommes rencontrés en école d’ingénieurs, à Télécom Paris, il y a douze ans. On y faisait déjà beaucoup de choses créatives : de la musique, du théâtre, des sketchs, de la vidéo, des scénarios, etc. On avait une attirance pour ça… Au lieu de bosser nos examens, on travaillait sur une émission de télé sur Internet pour laquelle nous réalisions de nouvelles chansons tous les quinze jours. En fait, on s’est très vite rendu compte que l’on n’avait rien à apporter au niveau de l’école. On n’a pas traîné."

Comment passe-t-on de bidouillages à l’école au milieu artistique ?
Alec : "On est d’abord passé de l’école au conseil, et ça c’est plutôt facile… Mais on nous demandait de savoir plein de choses alors que l’on n’avait pas l’expérience nécessaire… Au bout d’un an et demi dans le secteur, Clément est devenu prof de maths. Moi, j’ai eu des opportunités de projets artistiques qui me permettaient de gagner ma vie comme intermittent du spectacle. Très honnêtement, la musique et le cinéma, j’avais cela en tête depuis tout petit. Mais au-delà de ça, le RER à Châtelet à 8 h du matin, ce n’était pas forcément notre tasse de thé."

La Chanson du Dimanche, précisément, c’est venu comment ?
LCDD : "En discutant avec Damien Nacaud, qui a travaillé avec nous sur Beaubourg, le groupe que nous avions formé pour chanter des chansons franco-italiennes (NDLR : Alec est d’origine italienne). On tournait avec les trois mêmes chansons depuis cinq-six ans. On voulait réaliser de nouvelles compositions. Damien nous a encouragés à organiser un nouveau rendez-vous avec les Internautes basé sur l’actualité. On s’est dit : "ok pour le challenge, allons-y !". On a trouvé que la chanson du dimanche, c’était sympa. Ce jour-là, il ne se passe pas grand chose…"

Passer par Internet, c’est indispensable pour se faire connaître puis reconnaître ?
LCDD : "C’est sûr, ça aide. On a commencé avec une page MySpace puis on a utilisé Dailymotion. Aujourd’hui, on est "vivant". La scène, chanter et rigoler avec le public, c’est tout ce que l’on veut faire depuis dix ans."

Une chanson par semaine, c’est un rythme à faire pâlir Francis Cabrel. Comment vous y prenez-vous ?
LCDD : "Les gens nous attendent un certain jour. On est obligé d’être dans le mouvement, on est entraîné dans le jeu. Concrètement, on doit rendre notre copie le samedi. Donc on ne se pose pas de questions dix heures pour le peaufinage. On pose des idées brutes, une mélodie et on envoie la chanson, on la fait exister. L’important, c’est surtout le fond, pas trop la forme. Ensuite, on fait confiance aux gens pour s’approprier les textes, les comprendre. Mais cela ne se voit peut-être pas mais on est assez exigeant sur ce que l’on écrit !"

Quel est votre programme pour les vacances ?





La Chanson du Dimanche participe à plusieurs festivals jusqu’en octobre 2008 et part, dans la foulée, en tournée jusqu’en décembre 2008. En attendant leur retour sur le Net, un DVD comprenant 5 chansons inédites est disponible.
Toutes les infos sur leur blog.


Propos recueillis par Virginie Bertereau

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