1. Ma vie d’étudiant sommelier : Guillaume, 23 ans, en MC sommellerie
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Ma vie d’étudiant sommelier : Guillaume, 23 ans, en MC sommellerie

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Attiré depuis toujours par le milieu de la restauration, Guillaume, 23 ans, prépare cette année une MC (mention complémentaire) sommellerie dans un lycée parisien. Il complète ainsi son BTS hôtellerie-restauration et s’enrichit notamment de nouvelles expériences et rencontres.

"Quand j'étais petit, je voulais que ma mère m'achète un lopin de terre, car je souhaitais devenir agriculteur", raconte Guillaume. Passionné par la cuisine depuis l'enfance, c'est tout naturellement qu'il a fait un BTS hôtellerie-restauration. Il aurait pourtant voulu arrêter ses études dès son BEP, mais sa mère l'a poussé jusqu'à l'obtention d'un bac pro. Une période de sa vie qu'il qualifie aujourd'hui de "crise d'adolescence". Après son bac pro, il a d'abord travaillé dans des restaurants pendant plusieurs mois, avant de se rendre compte qu'il avait "besoin de reprendre des études".

nullTous les sens sont sollicités pour analyser un vin. // © Delphine Dauvergne
  

À l'issue de son BTS, il refait une année de césure, avant d'intégrer la MC (mention complémentaire) en sommellerie du lycée Albert De Mun, à Paris. Le jeune homme sait qu'il peut s'estimer heureux de ne pas avoir été freiné dans ses choix après son bac pro. "J'ai toujours fait ce que j'avais envie de faire, ma mère a eu cette chance et elle a voulu que je puisse l'avoir aussi, même si mon envie de devenir cuisinier ne lui plaisait pas forcément quand j'étais plus jeune...", admet-il avec un sourire. Il n'a aucun regret quant à son parcours : "Si c'était à refaire, je ferais tout à l'identique", affirme-t-il.


"Il y a un esprit magique autour du vin"
  

"Cette formation en sommellerie permet d'ajouter une flèche de plus à mon arc", constate Guillaume. "On retrouve dans le vin la même notion de partage que dans la restauration", remarque-t-il. Ce qu'il aime le plus dans la sommellerie : "Le contact, la générosité de chacun, mais aussi toute la culture autour du vin, et la fierté que représente ce produit pour la France". Une chose particulière à la sommellerie, qu'on trouve moins dans la restauration : "le rapport à la terre, la culture", confie-t-il.

"C'est un milieu passionnant où l'on rencontre des personnes très cultivées, il y a un esprit magique autour du vin", décrit-il. Cet attrait pour la sommellerie est venu lors de l'une de ses rencontres, à New York. "J'ai travaillé avec un homme très charismatique et passionné par le vin, c'est l'une des raisons qui m'a poussé à faire la mention complémentaire", explique-t-il. Cette année de formation lui aura permis de faire de nouvelles expériences enrichissantes. La notion de "vie", très présente dans le vin qui évolue et devient meilleur au fil du temps, attire plus que tout Guillaume.

Sommaire du dossier
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