1. Une licence de maths, sciences de la matière ou sciences de la Terre et de l’univers

Une licence de maths, sciences de la matière ou sciences de la Terre et de l’univers

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Retour au dossier Une prépa scientifique (MP-SI, PC-SI ou PT-SI) Une licence de maths, sciences de la matière ou sciences de la Terre et de l’univers Un DUT mesures physiques ou génie chimique Une école d’ingénieurs après bac : pour éviter la prépa Témoignage : Lucien, 18 ans, en prépa MP-SI

Environ un quart des titulaires du bac S choisissent de s’inscrire dans une licence scientifique à l’université : dans les disciplines fondamentales (maths-physique), mais aussi dans les filières plus appliquées.

Sélectivité : normale
Charge de travail : forte


Un parcours plus autonome.
Moins attractives qu’il y a quelques années et de plus en plus concurrencées par les filières sélectives (prépas, filières courtes), ces licences universitaires conviennent aux scientifiques qui cherchent à sortir d’un environnement trop scolaire et qui revendiquent une certaine autonomie. Attention, une bonne capacité de travail se révèle indispensable.

Une première année regroupée par grandes matières. Avec la réforme LMD (licence, master, doctorat), les licences de sciences à l’université sont désormais organisées sous la forme d’un premier semestre généraliste, ce qui devrait faciliter l’orientation progressive des étudiants et limiter les échecs en première année. Concrètement, les facs ont regroupé les cours par grandes matières. À Paris 6-Jussieu, par exemple, les étudiants de première année ont le choix entre trois grands parcours : MIME (mathématiques, informatique, mécanique, électronique), PCME (physique, chimie, mécanique, électronique) et, enfin, BGPC (biologie, géologie, physique, chimie). D’autres établissements découpent les sciences fondamentales en trois grands ensembles : maths, sciences de la Terre et de l’univers (géologie, géophysique, astronomie…) et, enfin, sciences de la matière, cursus qui regroupe grosso modo la physique et la chimie.

Le plus ardu : sciences et structure de la matière. Il faut compter en moyenne une vingtaine d’heures de cours par semaine et environ autant de travail personnel. De toutes les filières universitaires, les sciences et structures de la matière se révèlent le cursus le plus ardu : les S y réalisent d’ailleurs leurs moins bonnes performances. La dernière enquête disponible, qui portait sur l’ancienne licence en un an – après un DEUG (diplôme d’études universitaires générales, ex-L2) –, montre que seuls 55,4 % des S réussissaient à obtenir leur diplôme en un an dans cette spécialité, contre 72,3 % en sciences de la vie.

Vers l’enseignement ou vers un master professionnel ou recherche. Passé le cap de la licence, les étudiants peuvent tenter les concours de l’enseignement, par exemple celui de professeur des écoles (avec une licence de maths) ou les CAPES (certificats d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire) de mathématiques ou de physique pour enseigner ces disciplines au collège et au lycée. Autre possibilité : rejoindre un master professionnel (en maths appliquées, statistiques, actuariat) ou un master recherche. Compte tenu du caractère fondamental de ces disciplines, il est très important de réfléchir à son projet le plus tôt possible, particulièrement pour ceux qui n’envisagent ni l’enseignement ni la recherche.