1. Quelles études après un bac ES ?
Décryptage

Quelles études après un bac ES ?

Envoyer cet article à un ami

Les bacheliers ES se retrouvent en priorité à l’université, mais pas uniquement dans les filières économiques et commerciales.

L'université offre aux bacheliers ES des formations tout à fait adaptées à leur profil. D'ailleurs, la majorité des lycéens issus de cette filière optent pour la fac lors de leur première inscription dans l'enseignement supérieur.

Où vont les bacheliers ES ?

À la rentrée 2014, 93,2 % des nouveaux bacheliers ES se sont inscrits dans l’enseignement supérieur, majoritairement en licence, puis en DUT et BTS. Voici leur répartition (en %).

UNIVERSITÉS 63,90 %
Universités hors IUT (instituts universitaires de technologie) 52,20 %
- Droit, économie, AES 28,60 %
- Sciences humaines et sociales 10,40 %
- Langues 5,10 %
- Sports - STAPS 3,60 %
- Lettres - Sciences du langage 1,20 %
IUT 11,70 %
- DUT services 11,40 %
STS (SECTIONS DE TECHNICIENS SUPÉRIEURS) 10,60 %
- BTS services 9,60 %
- BTS production 1 %
CPGE (CLASSES PRÉPARATOIRES AUX GRANDES ÉCOLES) 6,20 %
- CPGE économiques 4,60 %
- CPGE lettres 1,60 %
AUTRES FORMATIONS 12,40 %
- Écoles de commerce, gestion, comptabilité 5,50 %
- Écoles paramédicales 1,10 %
- Écoles supérieures artistiques et culturelles 1 %
- Autres écoles et formations diverses 4,40 %

Source : MENESR-DGESIP-DGRI-SIES 2015.

L’université, une voie toute tracée

Les bacheliers ES forment le gros des effectifs des licences de droit, d’économie et d’AES (administration économique et sociale).

La licence de droit nécessite, au début, une forte dose de bachotage et d’apprentissage. Elle s’adresse aux ES qui ont le goût de l’écriture, une bonne capacité de travail et de la rigueur.

En licence d’économie, la formation s’appuie sur le traitement des données économiques, associé à une bonne capacité d’analyse. Attention : pour cette filière, l’option maths est recommandée, car cette licence fait une large place à cette discipline. La licence AES est, quant à elle, pluridisciplinaire et comporte des cours de droit, de gestion, de sociologie…

À noter, certaines universités proposent des L1 (première année de licence) de gestion, moins théoriques que les licences d’économie et plus axées sur les problématiques des entreprises (comptabilité, finance, audit…).

Les bacheliers ES sont par ailleurs très présents dans toutes les licences de sciences humaines : socio­logie, histoire, géographie et aménagement, psychologie. Ces filières, qui requièrent à la fois des qualités littéraires (nombreux travaux de rédaction) et des compétences scientifiques (utilisation des statistiques), correspond bien au profil généraliste des ES.

Lire aussi : êtes-vous fait(e) pour une licence d’AES ? 

Les BTS ET DUT, une première marche

Juste après l’université, les ba­cheliers de la filière ES s’orientent à parts égales en DUT (diplôme universitaire de technologie) et en BTS (brevet de technicien supérieur), diplômes nationaux de niveau bac+2. Cette orientation convient bien à tous ceux qui préfèrent être encadrés dans leurs études.

Les BTS sont destinés à ceux qui veulent tout de suite du concret et ont envie de connaître les techniques d’un métier.

Les DUT sont un bon tremplin pour ceux qui envisagent une poursuite d’études en licence et en ­master à l’université. Les facs abritent des écoles universitaires de mana­gement (IAE), qui proposent diverses formations en management et gestion, souvent à partir de la L3 (troisième année de licence) et jusqu’au master.

Parmi les différentes spécialités de DUT existantes, le DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations) propose un cursus généraliste en gestion (cours de marketing, de comptabilité, de droit des affaires, de finance) qui prépare très bien à la poursuite d’études dans ce domaine. Loption gestion comptable et financière du DUT GEA dispense de plusieurs épreuves du diplôme de comptabilité et de gestion (DCG) qui constitue la première étape pour devenir expert-comptable.

D’autres DUT sont adaptés aux bacheliers ES : carrières juridiques, gestion administrative et commerciale des organisations (GACO), statistique et informatique décisionnelle (STID), techniques de commercialisation, information communication, carrières sociales…

De leur côté, les BTS accueillent les bacheliers ES dans des secteurs variés : BTS commerce international, notariat, professions immobilières, banque conseiller de clientèle, communication, assurance, tourisme, management des unités commerciales, comptabilité et gestion, négociation et relation client…

Les titulaires d’un BTS ou d’un DUT peuvent ensuite entrer dans le monde du travail ou continuer des études, notamment en postulant en licence professionnelle.

Lire aussi : les DUT dans l'annuaire des formations du supérieur

Les classes prépas, une voie peu choisie

Très peu de bacheliers ES s’orientent vers les prépas. Les classes prépas économiques et commerciales sont très exigeantes, les étudiants qui décident de suivre cette voie via l’option économique doivent présenter un niveau élevé et équilibré dans toutes les disciplines. Ces classes prépas permettent d’intégrer des écoles supérieures de commerce même si l’accès aux plus sélectives reste difficile.

Moins connues, les prépas ENS préparent principalement aux concours des écoles normales supérieures (ENS) de Paris-Saclay et de Rennes. Elles comportent deux options : droit, économie et gestion (D1) et économie, méthodes quantitatives et gestion (D2).

Il existe, en outre, une classe préparatoire lettres et sciences sociales “B/L” qui accueille notamment des bacheliers ES ayant un bon niveau en mathématiques. Comme la prépa ENS, elle n’est proposée que dans une vingtaine d’établissements.

Lire aussi : les classes prépas dans l'annuaire des formations du supérieur

Les grandes écoles postbac, sur concours pour les bosseurs

Il est possible d’intégrer une école de commerce en quatre ou cinq ans, après le bac, sans passer par une prépa ou par un IUT. Certaines, comme celles des concours Sésame et Accès (ESSCA, IESEG, ESSEC Global BBA…), sont assez sélectives, à l’égal d’établissements qui recrutent dans les prépas, tandis que d’autres sont plus accessibles.

Enfin, il est aussi possible d’entrer dans l’un des dix IEP (institut d’études politiques), dont le cursus en cinq ans couvre différents domaines : droit, histoire, économie et sciences politiques… Pour réussir ces concours, un bon niveau en langues et une bonne culture générale sont indispensables.