1. Quelles études après un bac ST2S ?
Boîte à outils

Quelles études après un bac ST2S ?

Envoyer cet article à un ami
Vers quel(s) cursus s'orienter avec un bac ST2S ? // © PlainPicture / Cultura
Vers quel(s) cursus s'orienter avec un bac ST2S ? // © PlainPicture / Cultura

Les ST2S ont le profil adéquat pour intégrer des écoles spécialisées ou un BTS dans le paramédical et le social. Envisager des études longues est plus compliqué… mais pas impossible.

Le bac ST2S (sciences et technologies de la santé et du social) a pour objectif de favoriser la poursuite d’études et de mieux préparer les lycéens – et surtout les lycéennes (plus de 90 % en ST2S) – de cette filière aux concours d’entrée des écoles des secteurs social et paramédical. Biologie humaine, psychologie, études des faits sociaux et des problèmes de santé, institutions sanitaires et sociales sont les matières dominantes au programme de ce bac.

Où vont les bacheliers ST2S ?

À la rentrée 2014, 46,4 % des nouveaux bacheliers ST2S se sont inscrits dans l’enseignement supérieur, majoritairement en licence. Voici leur répartition (en %).

UNIVERSITÉS 27 %
Universités hors IUT (instituts universitaires de technologie) 25,5 %
- Sciences humaines et sociales 9 %
- Santé, PACES 4,10 %
- Sciences de la vie, de la Terre et de l’univers 3,10 %
- Droit, économie, AES 1,90 %
DUT 1,50 %
- DUT services 1,10 %
STS (SECTIONS DE TECHNICIENS SUPÉRIEURS) 11,70 %
- BTS services 11,4 %
AUTRES FORMATIONS 9,40 %
- Écoles paramédicales 7,80 %
- Autres écoles et formations diverses 1,60 %

Source : MENESR-DGESIP-DGRI-SIES 2015.

Les écoles paramédicales, un parcours évident

Les bacheliers ST2S de bon niveau ont toutes leurs chances au concours des IFSI (instituts de formation en soins infirmiers). Ils y entrent souvent après une année de prépa.

Plus de 300 établissements, publics et privés, accueillent les élèves infirmiers sur l’ensemble du ­territoire. Chacun d’entre eux organise son propre concours. À noter que les trois années d’études d’infirmier donnent accès à un diplôme d’État ­re­connu au grade de licence.

Une fois le diplôme obtenu, il est possible de se spécialiser en puériculture (IPDE) sur un an, en anesthésie (IADE) sur deux ans ou en bloc opératoire (IBODE) sur dix-huit mois ou d’exercer comme infirmier cadre de santé.

En trois ans après le bac, les ST2S peuvent aussi préparer un DTS (diplôme de technicien supérieur) en imagerie médicale et radiologie thérapeutique dans un lycée public ou privé. L’admission s’effectue sur dossier et entretien.

Lire aussi : quelles études pour travailler dans le secteur paramédical, avec ou sans le bac ?

Les écoles sociales, des concours convoités

Dans le secteur social, les écoles d’assistants de service social et d’éducateurs sont particulièrement adaptées aux bacheliers ST2S. Elles sont accessibles sur concours, après le baccalauréat. Outre les épreuves écrites, destinées à évaluer vos qualités de synthèse et d’expression, l’oral teste votre motivation.

Pour augmenter vos chances de réussite, il vaut mieux faire un détour par un BTS ESF (éco­nomie sociale et familiale), un DUT CS (carrières sociales) ou une licence en psychologie, sociologie ou administration économique et sociale.

Pour les ST2S en quête d’études courtes, il est possible de se former, en un an, dans les écoles de la Croix-Rouge française par exemple, au métier de secrétaire médicale pour exercer dans le privé ou dans la fonction publique hospitalière.

Les BTS, des spécialités adaptées

Le BTS (brevet de technicien supérieur) “préféré” des bacheliers ST2S est le BTS économie sociale et familiale (36 % d’admis). Ce diplôme permet ensuite de décrocher, en un an, le DECESF (diplôme d’État de conseiller en économie sociale et familiale).

Parmi les autres formations courtes liées à la santé et au paramédical, le BTS SP3S ­(services et prestations des secteurs sanitaire et social) est très adapté au profil des bacheliers ST2S.

Autres voies envisageables : le BTS diététique ou le BTS métiers de l’esthétique-cosmétique-parfumerie. Enfin, les BTS podo-orthésiste et prothésiste-orthésiste font également partie des potentielles voies de poursuite d’études adaptées aux bacheliers ST2S.

Ces BTS se préparent exceptionnellement en trois ans dans un petit nombre d’établissements. Au lycée d’Alembert (Paris) et au lycée Monplaisir (Valence) pour le BTS podo-orthésiste, par exemple. 

Lire aussi : réussir ses études en BTS ou DUT

Les DUT, les carrières sociales ont la cote

Côté IUT (instituts universitaires de technologie), les titulaires d’un bac ST2S optent majoritairement pour le DUT CS (carrières sociales). Ce sont surtout les options assistance sociale et éducation spécialisée qui les intéressent.

Ces deux spécialités ouvrent sur une poursuite d’études d’un an pour décrocher un DEASS (diplôme d’État d’assistant de service social) après l’option assistance so­ciale ou pour obtenir un DEES (diplôme d’État d’éducateur spécialisé) après l’option éducation spécialisée.

Lire aussi : test orientation : pour quelles études êtes-vous fait(e) ?

Les études longues, à la marge

Les bacheliers ST2S représentent 26 % des inscrits en licence à l’université. Ceux qui s’inscrivent en licence générale sanitaire et social ou biologie sont souvent ceux qui n’ont pas été acceptés en STS et en IUT, ou qui ont été recalés aux concours d’entrée dans des écoles paramédicales.

Ces filières sont en général peu adaptées aux profils des bacheliers technologiques. Certaines universités, comme Paris-Sud, proposent d’accompagner les étudiants ne sortant pas d’un bac S en intégrant la préparation aux cursus scientifiques d’Orsay (PCSO) pour une année de mise à niveau avant d’attaquer la licence. Sachez qu’il faut beaucoup de travail et de motivation pour réussir ce type d’études, mais c’est possible !

Lire aussi : test études : êtes-vous fait pour faire des études à l'université ?