Dossier : Paramédical : des filières qui résistent à la crise

Comment choisir sa prépa aux concours paramédicaux ?

La plupart des formations paramédicales requièrent deux à cinq années d’études après le bac. Et de nombreux métiers ne sont accessibles qu’après avoir réussi un concours permettant de suivre un cursus spécialisé avec à la clé un diplôme d’État. Mais il existe quelques alternatives pour les non-bacheliers qui veulent travailler dans le secteur.

Choisir sa prépa

D’une quarantaine d’établissements au début des années 1990, on est passé à plus de 400 centres de préparation aujourd’hui. Comment faire son choix parmi les multiples formules et les différents types d’organismes ?

Menez l’enquête

Public ou privé, un institut de préparation aux concours est un prestataire de services comme un autre. Au bout du fil ou en face-à-face (c’est l’occasion d’examiner les locaux), interrogez votre interlocuteur sur le fonctionnement de l’établissement. Une démarche nécessaire car le plus souvent, la documentation fournie par les organismes n’est pas assez explicite. En général, méfiez-vous des taux de réussite annoncés. Ils sont invérifiables et englobent tous les concours.

Choisir sa formule

Quelle que soit la formule choisie, l’important n’est pas tant d’accumuler les heures de cours que d’effectuer un travail personnalisé qui réponde à vos besoins (et vos moyens !). La plupart des organismes de préparation aux concours organisent des révisions pendant six mois, le plus souvent de septembre à mars, avec des interruptions pendant les vacances scolaires. Dans ce cas, les élèves suivent les cours dans la journée.

Des formules allégées sont proposées. Il s'agit soit de formules intensives sur deux à trois mois ou sur deux semaines pendant les vacances scolaires, soit des cours du soir sur six mois. Le coût d'une prépa varie de quelques dizaines d'euros en lycée public à 5.300 € dans les organismes privés.

Les prépas à l’université

Une dizaine d’universités proposent des préparations spécifiques aux concours paramédicaux. Au menu : des cours, des concours blancs et parfois des stages d'application. Certaines formations débouchent sur un diplôme d'université (par exemple, le DU "études et pratiques du français" (préparation aux concours d'orthophonie) de Montpellier 3 ou le DU préparatoire aux professions de santé de l'université Jean-Monnet à Saint-Etienne).

Pour les tarifs, qui dit université, ne dit pas forcément frais universitaires. Comptez, par exemple, 2.100 € pour la prépa orthophonie et 1.600 € pour les prépas kiné et psychomotricité de l'université Pierre-et-Marie-Curie.

Certaines universités - comme celles de Besançon ou de Nice - incluent cette préparation dans le cadre de la PACES (première année commune aux études de santé). Il s'agit alors d'enseignements spécifiques qui viennent s'ajouter aux enseignements communs. Si ce n'est pas obligatoire, la PACES peut-elle faire office de prépa à moindre coût ? Certes, vous y apprendrez beaucoup de choses et vous y acquérez un rythme de travail soutenu. Mais justement vous risquez de vous noyer. Un prix, en fin de compte, cher à payer…

Les prépas en lycée

Environ 120 lycées, publics comme privés, ont également mis en place des préparations, mais une trentaine d’entre eux ne reçoit que des candidats au concours d’infirmier. Cette formule est de loin la moins onéreuse, à condition d’opter pour un établissement public (scolarité gratuite). Dans le privé, les frais de scolarité peuvent s'envoler jusqu'à 3.500 €.

Les prépas privées

Environ 150 d’instituts privés offrent leurs services. Des petites structures, qui accueillent une trentaine d’élèves, côtoient de gros instituts qui reçoivent plusieurs centaines d'élèves et ont implanté des succursales dans plusieurs villes de France. Le coût des formations varie de 1.000 à 5.300 € pour les formations qui s'étalent sur plusieurs mois. Comptez en moyenne de 1.300 à 1.500 € l'année.

Les prépas intégrées

Pour un prix équivalent (sauf dans les IFSI publics, moins coûteux), une centaine d’écoles paramédicales, majoritairement privées, ont aussi créé des classes préparatoires. La plupart se concentrent sur leur spécialité, mais certaines s’intéressent à d’autres concours. Attention, passer par ces prépas n’assure pas pour autant le succès aux épreuves. Les instituts admettent environ trois fois plus d’élèves en prépa qu’ils ne disposent de places en première année… sans compter le nombre de candidats "externes" intégrés à l’issue du concours.

Les prépas par correspondance

Enfin, on trouve une quinzaine d’organismes de cours par correspondance, pour la plupart spécialisés dans le domaine sanitaire et social. À l’exception du CNED (Centre national d’enseignement à distance), établissement public, ces structures sont privées. Réussir une telle formule suppose d’adopter une véritable discipline de travail. Le temps à investir dépend du concours préparé et de son niveau personnel.

L’auto-apprentissage

Pour les adeptes du travail perso, il existe également  des sites de e-learning consacrés aux concours de la santé et du social. Accessibles sur abonnement (donc payants), ils peuvent proposer un entraînement à une dizaine de concours (exercices et QCM des annales, information sur les études et métiers).

Par ailleurs, les éditions Elsevier-Masson et Lamarre vendent des ouvrages de préparation aux concours paramédicaux (de 10 € à 30 € le volume). Une solution économique à condition de se plier à une vraie discipline de travail et de se préparer à plusieurs.



À savoir : les concours scientifiques à la loupe
D’un concours à l’autre, les disciplines au programme varient. Mais les épreuves présentent des similitudes. Tous les concours, à l’exception de ceux d’orthophoniste et d’infirmière, font la part belle aux matières scientifiques (physique, chimie, biologie). Mais le nombre d’épreuves, leur durée et les coefficients affectés à chacune d’elles varient.

Le programme officiel de référence est celui des classes de première et terminale S
(spécialité sciences de la vie et de la Terre). Mais il n’est pas rare qu’un niveau supérieur soit nécessaire pour arriver à bout des sujets. Les candidats peuvent devoir plancher sur des questions non abordées en cours.

De plus, il faut souvent faire appel à des notions acquises à la fois en première et en terminale, et donc avoir une connaissance non morcelée du programme. Enfin, le volume des exercices proposés est plus important au concours qu’au baccalauréat. Quel que soit le concours, les épreuves scientifiques prennent différentes formes : des exercices ou des QCM.

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TÉMOIGNAGES

- Charlotte, étudiante en PCEM2.
Chloé, jeune étudiante en médecine.
Christophe, jeune interne en chirurgie orthopédique.
- Ingrid, médecin spécialisé en soins palliatifs.
- Vidéo : Nathalie, jeune sage-femme.

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