1. Le quotidien de Frédéric, pharmacien biologiste en laboratoire de ville
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Le quotidien de Frédéric, pharmacien biologiste en laboratoire de ville

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"Je valide les résultats des analyses médicales et donne mes conclusions." // © Bertrand Desprez pour L'Étudiant
"Je valide les résultats des analyses médicales et donne mes conclusions." // © Bertrand Desprez pour L'Étudiant
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Frédéric exerce comme pharmacien biologiste en laboratoire de ville. Après avoir suivi neuf années d'études, il peut manager une équipe, gérer un centre de prélèvements, ou s'occuper directement des analyses. Témoignage.

La biologie médicale est la seule spécialité commune aux médecins et aux pharmaciens. Une chance pour Frédéric, 33 ans, qui a tenté à deux reprises le concours de médecine avant de s'orienter vers la pharmacie. "Je voulais exercer un métier dans la santé sans trop savoir pourquoi. La biologie me faisait rêver. Je ne regrette pas cette bifurcation : la pharmacie ouvre un maximum de perspectives. Dans ce domaine, il y a une vraie diversité de métiers."

Un pharmacien, plusieurs laboratoires

Après neuf années d'études, à Paris, Frédéric devient donc pharmacien biologiste en laboratoire de ville. Un métier que l'on peut exercer également à l'hôpital ou en clinique. En tant que remplaçant, il est amené à tourner dans plusieurs laboratoires. "Au gré des missions, je peux gérer un centre de prélèvements, c'est-à-dire manager l'équipe qui y travaille et valider les résultats des analyses réalisées par les techniciens de laboratoire. Je peux aussi intervenir sur un plateau technique, m'occuper directement de la partie analyses, faire des observations et donner mes conclusions."

Actuellement, Frédéric s'occupe d'un centre de prélèvements à Aubervilliers (93). Il y travaille à temps partiel, le jeudi et le vendredi de 7h30 à 18h30, et le samedi matin. Un rythme qui lui convient pour le moment : "Cela me permet d'avoir du temps libre." Mais la grande majorité des pharmaciens biologistes "se posent" et optent pour le temps plein.

Au contact des patients

Ce qu'il apprécie particulièrement dans son métier : le contact avec les patients. "J'aime répondre à leurs questions, surtout ici, où la population est plutôt défavorisée et a un grand besoin de conseils. J'apprécie également le côté management d'une équipe. Je suis à la tête d'environ une dizaine de personnes." En revanche, le pharmacien apprécie moins l'évolution globale du secteur : à cause d'une nouvelle norme contraignante à laquelle ils doivent se conformer, de plus en plus de biologistes revendent leurs laboratoires. "On assiste à des regroupements de 20, de 50 voire de 100 labos en grosses structures tenues notamment par des financiers. On travaille pour la rentabilité de l'actionnaire et non pour soi, la pression augmente au détriment de la qualité des services."

Frédéric ne compte donc pas acheter son propre laboratoire. "Pour le moment pharmacien biologiste, je n'écarte pas l'idée d'exercer un jour un autre métier ou d'ouvrir une officine pour avoir ma propre entreprise." Question salaire, un biologiste gagne en moyenne de 5.500 à 6.000 € net par mois en libéral dans le privé et environ 3.500 € pour les salariés.