DOSSIER : DES MÉTIERS RÉPUTÉS « MAL PAYÉS »
S’il est vrai qu’on se lance rarement dans ces professions pour l’argent, elles n’en sont pas moins rendues gratifiantes par les responsabilités qu’on y exerce. Exemples.
Un métier réputé mal payé : maître d'hôtel
Véronique Vignoles, 28 ans : "Moi qui étais timide, j’ai appris à m’ouvrir aux autres"
C’est un peu le hasard qui a guidé les pas de Véronique dans l’hôtellerie : "En terminale, au moment d’enregistrer mes vœux, j’ai opté en troisième choix pour un BTS [brevet de technicien supérieur] hôtellerie-restauration : le secteur m’intéressait mais je n’y connaissais rien. C’est finalement la seule formation qui m’a acceptée !" Bonne pioche : "J’ai appris plein de choses, la cuisine, le service, c’était passionnant." Son diplôme en poche, la jeune femme, attirée par l’étranger, s’envole pour l’Angleterre, où elle reste un an dans un hôtel. À son retour, elle enchaîne avec un poste au Novotel Tour Eiffel, puis un deuxième à l’hôtel Mercure du Parc des expositions, à Paris. Ce qu’elle aime le plus ? "Le contact avec les clients. Moi qui étais timide, j’ai appris avec ce métier à m’ouvrir aux autres." La gestion des services au restaurant de l’hôtel constitue la part la plus importante du travail de Véronique : elle accueille les clients, aide les serveurs, gère les chefs de rang avec le maître d’hôtel en titre. Hors service, elle établit le planning des employés et répond aux demandes spécifiques des commerciaux de l’hôtel.
Des points négatifs ? "Les horaires. On travaille le soir, le week-end. Je suis aussi beaucoup debout, mais toujours dans l’action. Sauf quand il n’y a pas de clients : là c’est plus dur, car je m’ennuie !"
Sa formation : un BTS hôtellerie-restauration option mercatique et gestion hôtelière.
Son salaire mensuel net : non communiqué.
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