DOSSIER : MÉTIERS D’AVENIR : ILS VONT (VOUS) RECRUTER !
Grâce aux effets de la démographie, et même si la crise est encore présente, vous pouvez appréhender avec sérénité l’état du marché de l’emploi quand vous commencerez à chercher du travail : de nombreux départs à la retraite doivent être comblés, et de nouveaux besoins apparaissent. Panorama de ces métiers, parfois méconnus, qui vont recruter en force, et sur lesquels vous pouvez déjà vous positionner.
Les métiers d’avenir qui recrutent à coup sûr
Christelle, Juliette et Lucie sont là pour en témoigner. Ce qui a motivé ces jeunes fonctionnaires, c’est d’abord l’attrait pour un métier – la passion pour la recherche scientifique, l’envie de transmettre à des enfants, le désir d’améliorer le quotidien d’un quartier. Tous 3 considèrent leur statut comme un cadre sécurisant nécessaire pour bien remplir leur mission au service du public.
Puis, à la suite de leurs témoignages, découvrez une vingtaine d’autres métiers d’avenir qui garantissent l’emploi.
Christelle, 34 ans, chercheuse en biotechnologies : "Je peux me dire que mon travail est utile" "J’ai toujours été passionnée par la biologie, notamment dans le milieu marin", se souvient Christelle Desnues. Un parcours tout tracé donc : après un bac S, option biologie, elle se lance dans une licence en sciences de la vie et de la Terre, poursuit par un master, puis une thèse sur la diversité des bactéries marines qui lui vaut le prix de l’université de Méditerranée. Pour son postdoctorat (période de stage qui succède à l’obtention du doctorat), elle décroche un poste à San Diego aux États-Unis dans un laboratoire pionnier en matière de métagénomique, c’est-à-dire l’étude de l’ensemble du matériel génétique des communautés bactériennes et virales. "J’ai eu la chance de surfer sur ce domaine en pleine expansion", note cette jeune chercheuse qui, à son retour en France, est embauchée au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Sur le site du Génopole de Marseille, elle dirige aujourd’hui une petite équipe de chercheurs qui travaillent sur les virus associés à l’homme. "À côté du travail d’encadrement et de gestion de projet, la mise en valeur des résultats à travers des publications est une part importante de ma mission de chercheur", note Christelle, qui n’a rien perdu de sa passion. "Le bonheur de ce métier, c’est de me dire que mon travail est utile. C’est aussi de me réveiller la nuit en pensant à mes recherches, et de me lever le matin en me disant : aujourd’hui je vais faire la découverte du siècle…" Sa formation : bac S, licence en SVT, master 2 en biosciences de l’environnement, chimie et santé option milieu marin, et doctorat. Son salaire mensuel net : 2.200 € (hors primes). |
| Juliette, 26 ans, professeur des écoles : "Le bonheur de faire apprendre, tout simplement" Vocation, le mot résonne comme une évidence pour Juliette qui a envisagé de devenir professeur des écoles dès ses années collège. "Ce choix de métier est né à la fois de l’envie de travailler avec des enfants, évidemment, mais aussi d’avoir un métier dans lequel je ne fasse pas tous les jours la même chose", explique cette jeune enseignante, actuellement en poste dans une école primaire d’un village de l’Ain. Sortie de l’IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) il y a 2 ans après être passée par une licence de chimie ("on m’a conseillé une licence scientifique pour préparer le concours de professeur des écoles"), elle découvre sans réelle surprise le quotidien de son métier. "Cela exige beaucoup de travail en amont, de préparation des cours. La principale difficulté est de gérer les différences de niveau entre les enfants d’une même classe. Ce métier exige bien sûr de la patience, mais ce n’est que du bonheur de faire apprendre aux enfants." Au moment de son affectation, Juliette a choisi d’occuper la fonction de directrice de l’école, moyennant une décharge de 2 demi-journées dans la semaine. "C’est une responsabilité importante et un travail administratif de gestion qui m’intéresse. C’est aussi l’occasion d’avoir un rôle de médiateur, surtout avec les parents." Quant au statut de fonctionnaire, Juliette avoue que "c’est certes un élément important", mais qu’en aucun cas cela peut être une motivation suffisante pour entrer dans ce métier de… vocation. Sa formation : bac S, licence de chimie, reçue au CRPE (concours de recrutement de professeur des écoles) et formation en IUFM. Son salaire mensuel net : 1.500 € (+ 200 € pour prime de direction d’école). |
| Lucie, 29 ans, administratrice territoriale : "Je voulais pouvoir agir concrètement à l’échelle d’une collectivité locale" Avec le recul, Lucie avoue avoir toujours eu le désir de "travailler avec un objectif de justice sociale, mais sans se spécialiser sur un domaine, plutôt dans une approche transversale, au croisement de plusieurs métiers". Objectif réussi. Après un parcours d’études brillant qui la mène à l’ENS (École normale supérieure) à Paris, quelques expériences dans le milieu associatif auprès de jeunes de quartiers défavorisés et un an passé en Inde en tant que lectrice de français, Lucie passe avec succès le concours d’administratrice territoriale. "Parce qu’à l’échelle d’une collectivité locale, je voulais pouvoir agir concrètement". À 29 ans, elle est directrice de projet sur 2 quartiers à rénover de la communauté urbaine de Strasbourg. Des concertations avec les habitants aux négociations avec les maîtres d’ouvrage (notamment les bailleurs sociaux), en passant par les élus, Lucie est sur tous les fronts. Elle s’occupe aussi bien des services très concrets à développer pour les habitants (crèches, commerces, espaces culturels…) que des questions juridiques et foncières liées à l’aménagement de l’espace public. "C’est la richesse de ce poste que d’être à la fois dans la coordination et au plus près des habitants pour améliorer la vie quotidienne." Et Lucie apprécie aujourd’hui plus que tout "d’être au service du public dans une administration très vivante en prise directe avec la population". Sa formation : bac S, 2 ans de classe prépa lettres et sciences sociales, admise à l’ENS à Paris, agrégée en sciences sociales, licence de géographie et master en économie analytique. Son salaire mensuel net : 3.100 €. |
Fonction publique territoriale : rédacteur territorial, technicien administratif, cadre administratif.
Administration de l’État : attaché de la fonction publique, contrôleur des douanes, inspecteur des impôts, inspecteur du travail, contrôleur des travaux publics de l’État.
Secteur médical : secrétaire médical, directeur d’hôpital, manipulateur en électroradiologie médicale, aide-soignant, médecin de l’Éducation nationale.
Défense et sécurité : militaire de rang, officier, gendarme, commissaire des armées, lieutenant de police, contrôleur aérien.
Enseignement : enseignant-chercheur, professeur de collège et de lycée, professeur des écoles, conseiller principal d’éducation.







"J’ai toujours été passionnée par












