Dossier : Métiers d’avenir : ils vont (vous) recruter !

Les métiers d’avenir qui recrutent… avec un beau salaire

Grâce aux effets de la démographie, et même si la crise est encore présente, vous pouvez appréhender avec sérénité l’état du marché de l’emploi quand vous commencerez à chercher du travail : de nombreux départs à la retraite doivent être comblés, et de nouveaux besoins apparaissent. Panorama de ces métiers, parfois méconnus, qui vont recruter en force, et sur lesquels vous pouvez déjà vous positionner.

Vous orienter vers un métier bien rémunéré est une priorité ? D’accord, mais qu’est-ce qu’un "métier qui paie bien" ? À partir de quel salaire entre-t-on dans le petit cercle des mieux lotis ? Il faut savoir qu’en France, 20 % des actifs affichent en fin de mois un salaire net supérieur à 2.400 € et seulement 10 % dépassent la barre des 3.200 €. Quant au salaire médian, il est de 1.600 € (source : INSEE, 2007). Les professions les plus rémunératrices sont surtout réservées aux bac +5 au minimum. Le plus souvent, des études longues, difficiles et sélectives s’imposent donc. Mais attention ! En interrogeant Dolores, Monika et Jean-Marc, qui font ou feront bientôt partie des Français les mieux payés, un même constat s’impose : la rémunération n’a jamais été leur première motivation. Ils ont choisi leur métier, sinon par vocation, tout du moins par un attrait particulier pour leur domaine d’activité. Tous les 3 témoignent sur le lot de responsabilités et de contraintes qu’apporte leur profession, mais aussi sur l’avantage pécuniaire qu’ils partagent avec une infime partie des actifs.
Puis, à la suite de leurs témoignages, découvrez une vingtaine d’autres métiers d’avenir qui paient bien.

Jean-Marc, 34 ans, chirurgien-dentiste : "Je suis à la fois chirurgien et gestionnaire"

métiers avenir chirugien jean marcAvec ses deux parents chirurgiens-dentistes, Jean-Marc a développé très tôt un vif intérêt pour ce métier : "À 7 ans, je savais déjà que je voulais suivre la même voie que mes parents." Passé le cap de la première année de médecine et d’un cursus de 6 ans d’études, il débute par des remplacements pendant 3 ans avant de monter son propre cabinet. Ce qui représente un investissement important pour une activité réputée très rémunératrice, mais où il ne faut pas confondre recettes et revenus ! "En 2009, le total de mes recettes s’est élevé à 185.000 €, mais mon revenu net à 45.000 €." De fait, Jean-Marc s’est évidemment endetté pour se mettre à son compte. Outre le local de leur cabinet, les jeunes chirurgiens-dentistes doivent investir dans un plateau technique et du matériel perfectionné coûteux. "C’est un métier non seulement passionnant, mais aussi très diversifié, note Jean-Marc. Je suis à la fois biologiste, prothésiste, endodontiste, chirurgien, directeur des ressources humaines et gestionnaire !" Un conseil pour bien exercer cette profession médicale : "Il faut prendre le temps de parler avec les patients : c’est comme ça que la confiance s’installe."

Sa formation : bac S, PCEM 1 (premier cycle des études médicales, première année), 5 ans d’études odontologiques, diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire (bac +6).
Son revenu mensuel net : 3.700 €.
Monika, 26 ans, responsable logistique : "Chaque jour apporte son lot de nouveautés"

Après son bac, Monika a choisi de s’inscrire en LLCE (langues, littérature et civilisations étrangères) d’anglais. "Je savais que l’apprentissage de l’anglais serait utile et que cela me permettait de réfléchir à mon projet professionnel." L’université n’étant pas assez professionnalisante à son goût, elle décide, après l’obtention du DEUG (diplôme d’études universitaires générales, devenu licence 2), de s’inscrire dans une école de logistique, Sup de Log. "Je connaissais très peu l’univers des transports et de la logistique mais, étant attirée par l’international, c’était une orientation tout à fait cohérente". À la fin de la première année d’école, Monika réalise un stage chez GEFCO (une entreprise de logistique) en Pologne, puis effectue le reste de sa formation en alternance, toujours dans la même entreprise. "Je recommande de passer par l’alternance car les aspects humains – et donc le terrain – sont essentiels dans ce métier. Cela permet aussi d’arriver sur le marché du travail en étant immédiatement opérationnel." Une fois diplômée, elle est embauchée au siège de GEFCO, ce qui lui permet de bénéficier d’une meilleure visibilité sur le groupe et de s’imprégner des normes de fonctionnement. "En tant que coordinatrice sur l’Europe du Nord, je sers d’interface entre le siège et le réseau : je suis chargée de la mise en place de projets et j’interviens en agence pour faire de l’exploitation. Dans ce métier, chaque jour apporte son lot de nouveautés et les possibilités d’évolution sont nombreuses." D’ici quelques années, Monika rejoindra le réseau en tant que responsable logistique ou responsable d’exploitation.

Sa formation : bac ES, licence 2 LLCE, master européen transport et logistique.
Son salaire mensuel net : 2 500 €.
Dolores, 31 ans, ingénieure commerciale : "J’aime jongler avec des enjeux business et techniques"
 
Dolores a toujours su qu’elle voulait travailler dans la technique, mais à l’École des mines de Paris, elle s’est aussi découvert un intérêt pour le commercial. "C’est en participant à la mise en place d’une plate-forme d’achats, lors d’un stage chez Total Indonésie, que j’ai réalisé que la combinaison de la technique et des achats correspondait à mes attentes professionnelles." L’année suivante, elle effectue un stage très technique qui confirme cette intuition, avant de décrocher son premier emploi, par le biais du réseau d’anciens de son école. Après 2 ans et demi dans les achats chez Air Liquide, elle est devenue responsable commerciale de la filiale santé en région parisienne. Récemment, c’est la mutation de son mari en Espagne qui l’a poussée à rejoindre son pays natal, où elle est devenue chargée de mission. Ses tâches ? Piloter le réseau de commerciaux de la filiale espagnole, reporter à la direction, surveiller la concurrence et améliorer l’efficacité commerciale. Si vous êtes attiré par ce métier, Dolores recommande de vous montrer déterminé : "Les opportunités sont nombreuses, mais il faut savoir les saisir ! Et il est essentiel d’aimer le produit et le milieu dans lequel on évolue."

Sa formation : bac scientifique en espagnol, cursus d’ingénieur à l’École des mines de Madrid, puis à l’École des mines de Paris.
Son salaire mensuel net : 3.000 € (hors primes et bonus).
D’autres métiers qui paient bien

Marie-Anne Nourry

Sommaire du dossier
 

blog comments powered by Disqus





Les métiers par secteur


Recherche métiers par critères





uimm_banner_300x150-200114




Recherche métiers par critères