DOSSIER : LES MÉTIERS DE LA VOILE : PORTRAITS DE 4 PROS DE LA COURSE AU LARGE
- Métiers de la voile : embarquez avec les marins du “Groupe Bel”
- Kito de Pavant, skipper : “Pour percer dans la voile, avant il fallait du bagout, maintenant il faut du bagage”
- Yann Régniau, voilier : “Il faut montrer qu’on est prêt à travailler beaucoup”
- Brice de Crisenoy, boat captain : “Mon travail : m’assurer que le bateau est en état de partir”
- Sylvain Raimbault, préparateur nautique : “Ma spécialité : intervenir sur les composites, 80 % de la structure du bateau”
Navigateur… Un métier qui a fait rêver des générations de marins d’eau douce. Mais comment devient-on skipper sur un bateau de course au large ? Quels sont les métiers qui permettent de travailler sur ces Formule 1 des mers ? Pour en savoir plus, letudiant.fr a embarqué à bord de “Groupe Bel”, un monocoque inscrit au départ de la Transat Jacques-Vabre.
Yann Régniau, voilier : “Il faut montrer qu’on est prêt à travailler beaucoup”
| Sa mission |
Pendant la course, Yann sera plus souvent à la manœuvre, tandis que Kito affinera la stratégie, le choix de la route. Quand il ne se prépare pas à faire une transat, Yann dessine des voiles pour d’autres bateaux, ce qui inclut d’aller les essayer avec les propriétaires pendant 3 à 8 jours pour les régler.
| Son parcours |
Les études ? Arrêtées à 16 ans. La même année, il fera sa première traversée de l’Atlantique sur un catamaran de course, avec un copain à peine plus âgé que lui… sans prévenir ses parents si ce n’est que par un simple coup de fil au moment de lever l’ancre, au départ de Newport, États-Unis. “En rentrant, je me suis pris le savon de ma vie de la part de ma mère…” se remémore-t-il.Il continue d’enchaîner les courses, les régates, les convoyages de bateaux, jusqu’au moment où il éprouve l’envie de “se fixer” un peu. Il a 18 ans et est alors embauché dans une petite voilerie du Morbihan. Pendant 6 années, il y apprendra sur le tas son métier de voilier, avant d’intégrer une autre entreprise spécialisée dans les voiles sur mesure pour les courses-croisières (courses de voile en haute mer).
C’est là qu’il rencontre un jour Bruno Dubois, de North Toronto (une grande marque de voiles). “Il accompagnait Laurent Bourgnon, le skipper de “Primagaz”, pour modifier une voile pour une course, raconte Yann. J’ai bossé dessus pendant 3 jours et 3 nuits. Ils étaient contents du résultat.” Un an plus tard, Bruno Dubois n’a pas oublié la qualité de son travail et Yann est embauché chez North France, qui s’installe à Vannes.
Il rencontre alors le navigateur Jean Le Cam, puis Kito de Pavant, avec lesquels il va naviguer sur “Bonduelle”, le bateau de Le Cam... Le courant passe entre Kito et Yann. En 2006, quand Kito décroche un budget pour “Groupe Bel”, il appelle Yann Régniau pour lui proposer de skipper avec lui. “J’ai dit oui !” se souvient-il.

Yann Régniau à la barre.
| Son conseil |
| Ce qu’il aime |
| Pour aller plus loin POUR SUIVRE “GROUPE BEL” ET LA TRANSAT JACQUES-VABRE Le blog de Kito de Pavant, le skipper de “Groupe Bel”. Le site officiel du bateau “Groupe Bel”. Le site de la Transat Jacques-Vabre. Le site de la classe Imoca. LE PARCOURS D'UN AUTRE NAVIGATEUR Franck Cammas raconte ses 20 ans. ENVIE D'EMBARQUER ? Bourse-aux-equipiers.com : un site Internet de référence qui met en contact les propriétaires de bateaux, les skippers et les équipiers.
|



















