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Le BTP côté ingés : à la recherche de diplômés entrepreneurs

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Pas de raison pour les jeunes ingénieurs de broyer du noir face à la crise. Non seulement certains secteurs, l'informatique et l'aéronautique en tête, continuent tout de même de recruter, mais partout les métiers évoluent et de nouveaux besoins émergent au fil des départs à la retraite et des progrès technologiques. Revue de détail des tendances 2015.

Avec plus d'un million de salariés et une pyramide des âges en faveur de la relève, le secteur du BTP (bâtiment et travaux publics) est le premier employeur de France. Chez les ingénieurs, il représente 10,7 % des emplois. Pourtant la baisse des commandes publiques, due notamment au contexte de rigueur, a diminué voire annulé de nombreuses commandes ou appels à projets.

Le BTP n'est pas le secteur qui se porte le mieux, mais le recrutement reste globalement stable. "Il progresse pour les jeunes diplômés. Le tiers de nos recrutements cadres, en 2014, les a ainsi concernés", assure Bertrand Heim, responsable développement RH chez Spie, société de conception, d'installation et de maintenance de solutions techniques, à cheval entre le secteur du BTP et celui de l'énergie. Chez Ingérop, une centaine de recrutements d'ingénieurs est prévue pour 2015. Ce bureau d'études en ingénierie urbaine embauche 10 % de ses stagiaires.

L'esprit d'entrepreneuriat

Pour les recruteurs, l'expérience sur le terrain prime sur la réputation des écoles, dont peu sont encore spécialisées dans le BTP. Et pour le profil recherché : "Nos métiers demandent un esprit d'entrepreneuriat développé. Il faut disposer d'un bon relationnel pour la partie commerciale, de la rigueur pour la gestion, mais aussi garder un bon esprit d'équipe", décrit Bertrand Heim. Les compétences scientifiques et techniques ne suffisent plus.

Une certaine sécurité de l'emploi

Côté évolution de carrière, "après un stage, le jeune diplômé se retrouve conducteur de travaux, c'est-à-dire responsable de chantier, un mini-patron qui s'occupe de la sécurité et de la gestion technique, financière, humaine du chantier", explique Orianne Hélibert, responsable Relations écoles à Colas, qui embauche environ 200 cadres par an en France. Un panel large de missions qui met l'ingénieur au cœur d'actions de terrain. "Lorsque l'on demande à nos jeunes diplômés ce qu'ils apprécient, ils mentionnent l'autonomie, la confiance et les responsabilités qui leur sont confiées", indique Biljana Kostic, responsable RH d'Ingérop.

Autre avantage du secteur : la sécurité de l'emploi est plus certaine que dans d'autres. "Le BTP n'est pas délocalisable. La construction des routes françaises ne peut pas se faire depuis l'étranger", souligne Orianne Hélibert.